CUAP. IV. — DES APPAREILS ÉLECTRO-MÉDICAUX
Le fil le plus fin (un dixième de millimètre de diamètre) et le plus long (1000 mètres de longueur) est enroulé sur le fil précédent; il donne naissance au courant de la deuxième hélice (premier ordre des auteurs); les extrémités de ce fil se rendent aux deux ressorts du commutateur des hélices.
3° Le commutateur des hélices E représenté dans la figure 48, que l'on ne peut voir dans la figure 45, est destiné à faire passer rapidement et alternativement le courant, soit de la première hélice, soit de la seconde hélice, dans les conducteurs attachés aux boulons rhéophores P et Q; je ne crois pas devoir le décrire ici ; il suffira de savoir qu'en tournant l'aiguille F (fîg. 48), à droite ou à gauche, on conduit l'un ou l'autre courant dans les rhéophores, comme cela, du reste, est indiqué sur la plaque située au-dessus de cette aiguille.
4° Le graduateur B (fig. 45) est un cylindre de cuivre qui enveloppe les hélices, et à la partie supérieure duquel existe une échelle de graduation. Le bouton B', fixé à son extrémité, est destiné à l'attirer ou à le repousser sur celte bobine.
5° Le modérateur se compose d'un tube de verre F (fig. 45), terminé à son extrémité inférieure par un fond en métal auquel est soudé un bouton I, et à son extrémité supérieure par une virole K de laquelle part un petit crochet qui sert à mettre le modérateur en rapport avec un des boulons rhéophores P où se rend l'un des pôles des hélices des courants. Dans la virole supérieure est placé un petit bouchon traversé par la tige J du modérateur. Le tube est rempli d'eau.
6° Le trenibîeur se compose d'un fer doux mobile A (fig. 45) et d'une vis platinée S, contre laquelle ce fer doux est repoussé par un petit ressort.
7° La pédale Y (fig. 44), qui remplace la roue dentée D (fig. 45) est destinée à faire les intermittences éloignées avec le pied ; ce qui laisse les mains entièrement libres, soit pour tenir les rhéophores, soit pour graduer les courants.
8° Le rhéomèlre magnétique mesure l'intensité du courant initial. C'est une boussole divisée en quatre parties dont chacune est sub-divisée à son tour en 90 degrés. Ce rhéomètre ne fait plus partie de l'appareil, comme précédemment.
B. — Grand appareil volta-faradique découvert de M. Duchenne ;de Boulogne).
J'ai représenté (fig. 48) l'appareil dont les hélices sont h découvert. Il diffère de l'appareil usuel [fig. 45) de la manière suivante : i° il n'a pas d'enveloppe extérieure, ce qui permet de voir la disposition de la bobine A et la marche du cylindre B sur cette dernière ;
2° il possède deux cylindres graduateurs : l'un B qui agit sur la deuxième hélice, et l'autre C qui dépouille la première hélice; 3° son fer doux D est mobile et peut être retiré {fig. 49), de manière à pouvoir étudier l'influence des cylindres B et C, indépendamment de l'aimantation temporaire ; 4° outre le commutateur des hélices E, il possède un commutateur des pôles H faisant corps avec lui, ce qui permet de changer rapidement la direction des courants, sans déplacer les réophores (ce commutateur a encore d'autres avantages qu'il est inutile d'exposer ici) ; 5° son trembleur (fîg. 50, p. 249) est construit de manière que la rapidité des intermittences puisse être augmentée progressivement, depuis 4 à 8 par seconde jusqu'à un nombre presque incalculable dans le même espace de temps.
Fig. 4$. — Grand appareil volta-faradique découvert, et fîg. 49, faisceau de fils de fer doux.
La pile est indépendante ; elle peut être fixée à l'appareil, à l'aide des crochets M, M {fig. 48). — Elle est disposée comme celle qui a été décrite, ci-dessus, mais elle se compose de 4 éléments. Cet appareil, comme le précédent, peut être mis en action avec une pile quelconque (1).
§ II. — Manière de mettre l'appareil en action.
1° Depuis 1861, comme je l'ai dit plus haut, j'ai tout à fait renoncé
(I) Pour mettre en action le grand appareil découvert qui fonctionne dans mon cabinet, j'emploie une pile au sulfate de plomb de 20 couples. Une pareille source électrique n'est pas nécessaire, mais je ferai remarquer qu'elle fait marcher en môme temps toutes les sonneries de mon appartement et mon télégraphe de cabinet.