C11AP. IV. — DES APPAREILS ÉLECTRO-MÉDICAUX
à l'emploi de l'acide sulfurique pour mettre en action mes piles plates et je me sers exclusivement du bisulfate de mercure.
Afin de charger cette pile, on verse de l'eau sur le charbon, jusqu'à ce qu'il en soit bien pénétré ; on étale sur la surface de ce charbon du bisulfate de mercure, en quantité suffisante pour former une couche d'un demi-millimètre environ d'épaisseur, et on le délaye avec un peu d'eau. On étend ensuite sur ce bisulfate le drap préalablement trempé dans l'eau, puis on pose sur ce drap le zinc amalgamé qui alors se trouve etv contact avec le fil de platine. Ainsi préparés les couples sont introduits dans les compartiments qui leur sont destinés; leur numéro d'ordre est marqué sur une des parois latérales du bac en caoutchouc (voy. ftg. 46 et 47). Ensuite on enfonce les tiroirs (voy. Uet W fîg.AS) et l'on tourne le bouton A de manière que sa barre prenant une direction verticale empêche les tiroirs de s'ouvrir. Alors voici comment sont établies les communications des éléments de la pile entre eux et de celle-ci avec le circuit de la première hélice.
Le zinc du couple du tiroir inférieur, qui est le pôle négatif de la pile, correspond au bouton L (fig. 45), et le contact en platine du charbon de ce couple communique avec le ressort de la pièce en cuivre sur laquelle se visse le boulon N. Or, comme les boutons N et G se trouvent en face des deux petites lames platinées que l'on voit à droite de la face antérieure de l'appareil et au-dessus des tiroirs U, U', et que ces deux plaques sont reliées entre elles par un fil de cuivre, il suffit de tourner de gauche à droite les boutons N et G jusqu'au contact pour que le charbon de ce couple du tiroir inférieur communique avec le zinc Z (/ig. 46) du couple postérieur du tiroir supérieur. Ensuite le charbon de ce dernier couple étant mis, comme je l'ai dit précédemment, en communication avec le zinc II du couple antérieur, par l'intermédiaire du double ressort 0, et le fil en platine du charbon de ce dernier couple se trouvant en contact, a l'aide d'un ressort, avec le bouton E, ce dernier devient le pôle positif de la pile. Les petites lames en platine, qui sont fixées à gauche de la paroi antérieure de l'appareil, reçoivent les extrémités du fil de la première hélice; en tournant donc de gauche à droite jusqu'au contact les boutons E et L, qui sont les pôles de la pile, le courant de cette dernière passera dans le fil de la première hélice.
En somme, il suffit de placer dans chacun de leurs compartiments les trois couples chargés au bisulfate de mercure, ainsi que je l'ai décrit, de fermer ensuite les tiroirs U et U' (/?</. 45), de tourner de gauche à droite le bouton L' (par une raison que je ferai connaître plus bas), et enfin de tourner jusqu'au contact les boutons E, G, L,N, pour le courant de la pile passe dans le fil de la première hélice.
ART. If. — GRAND APPAREIL VOLTA-FARADÏQUE DE L AUTEUR. 237
ou, en d'autres termes, pour que le circuit formé par la pile et la première hélice soit fermé.
L'appareil peut marcher aussiseulementavec les deux éléments du tiroir supérieur U' {fig. 46) ; alors il possède encore une puissance très-grande et répond aux hesoins généraux de la pratique. On aura soin de tourner le bouton L' (fig. -45) de gauche à droite jusqu'au contact, afin de supprimer le couple du tiroir inférieur U, qui pourra servir à renfermera les rhéophores et les conducteurs. II est inutile de dire que lorsqu'on emploiera les trois éléments de la pile, pour les cas où l'on aura besoin d'une grande force, le bouton L' devra être détourné de gauche à droite.
2° Veut-on obtenir les intermittences rapides du trembleur A {fig. 45), on tourne à gauche le bouton G, qui maintenait fixe la plaque mobile, puis on tourne de gauche à droite les boutons E, G, L, N, jusqu'à ce qu'ils soient en contact avec les petites pièces platinées qui leur correspondent. A l'instant, cette plaque s'agite rapidement entre la vis S et l'aimant temporaire de l'hélice centrale. -Si les intermittences doivent être plus ou moins éloignées les unes des autres, les choses étant disposées comme précédemment, on tourne de gauche à droite le bouton C, jusqu'à ce que la plaque A du trembleur soit immobile; on détourne le bouton L de gauche à droite, jusqu'à ce qu'il ne soit plus en contact avec la pièce platinée qui lui correspond ; on met en rapport avec ce bouton l'un des* conducteurs fixés à l'un des boutons 1 delà pédale rhéotome Y, et l'autre conducteur qui est fixé au second bouton 1' de cette pédale est mis en communication avec le boulon L'. Alors il suffit d'appuyer le pied sur le bouton à ressort 2 de la pédale et de le relever ensuite pour fermer et ouvrir le courant. On conçoit qu'il soit ainsi facile d'obtenir des intermittences plus ou moins éloignées les unes des autres.
3° Lorsque le graduateur B est entièrement enfoncé dans l'appareil, les courants sont à leur minimum d'intensité; il suffit donc, pour les augmenter, de faire sortir ce graduateur, ou par millimètres ou par centimètres.
4° L'appareil étant mis en action, on fixe les conducteurs sur les boutons P et Q auxquels on fait arriver, selon les indications à remplir, le courant de la première hélice ou celui de la seconde hélice, en tournant à droite ou à gauche l'aiguille du commutateur; aux extrémités libres des conducteurs sont fixés les rhéophores : cylindres, balais métalliques, etc.
5° Doit-on faradiser des organes très-excitables, ou mesurer des doses infiniment faibles? La partie supérieure K du modérateur F est mise en rapport avec un des boutons P ou Q, et l'un des rhéophores est fixé à son extrémité inférieure I. Alors, plus on