‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 133 sur 400 · ART, IV, $ II. — TRAITEMENT · texte numérisé non relu

ART, IV, $ II. — TRAITEMENT

L’électrisation par action réflexe est,—je l’ai démontré —un moyen certain de faire arriver l'excitation électrique jusque dans la moelle. Dès le début de mes recherches, j'ai assez fréquemment expérimenté, dans le traitement de l’atrophie musculaire progressive, cette méthode d'électrisation par courants intermittents (galvaniques ou induction) ; j'ai dû y renoncer, parce que les séances étaient suivies en général de courbature, et que l’atrophie, loin d’être amendée, me semblait s'aggraver.

L'application des courants continus au traitement de l’atrophie musculaire progressive à été préconisée, en ces dernières années, par Remak et ses disciples, J'ai déjà dit que, depuis 4860, j'ai expérimenté, sans résultat appréciable jusqu'à présent, les différents procédés (galvanisation par courants continus stabiles et labiles) indiqués par eux. Il m’est même arrivé, après avoir appliqué le courant continu à des cas d’atrophie musculaire, pendant une vingtaine de séances, sans avoir obtenu la moindre modification, d'améliorer, parla faradisation localisée, l’état de quelques muscles essentiels à l’usage des membres ou à la respiration.

Quoi qu'il en soit, ayant constaté que les courants continus ont l’avantage de n’occasionner ni courbature ni fatigue, et que leur action électrolitique a seulement l'inconvénient de produire des vésications et des brülures, je les associe habituellement à Ia faradisation localisée, en faisant alterner leur application. Ce traitement mixte de l’atrophie musculaire progressive est rationnel, parce qu'il me paraît possible que, dans certains cas, il produise, à la longue, des résultats plus complets, que l’action isolée de la faradi. sation musculaire localisée.

Je passe ici sous silence les prétendues guérisons d’atrophie musculaire progressive par les courants continus, parce que, dans les relations qui en ont été faites par les auteurs, j’ai reconnu des erreurs de diagnostic. Ges cas de guérison appartenaient à cette espèce de pseudo-atraphie progressive que j'ai décrite, sous le nom de paralysie générale spinale subaiguë, qui, ainsi que je l'ai démontré, guérit ordinairement spontanément, et qui en conséquence à pu, dans les cas rapportés par les auteurs, guérir pendant l’application des courants continus.

Je ne dirai rien des différentes médications internes que j'ai expérimentées (nitrate d’argent, préparations arsénicales et phosphorées) et dont l’action thérapeutique n’a pas été très-appréciable.

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