‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 160 sur 400 · CHAP. VII. — PARALY£IE · texte numérisé non relu

CHAP. VII. — PARALY£IE

4o Dans une période avancée de la paralysie atrophique de l'enfance, la perte des mouvements est bientôt suivie d'atrophie plus ou moins rapide, plus ou moins profonde des muscles, avec altération du tissu de leurs fibres, proportionnellement au degré de la lésion nerveuse.

8° Dans une période avancée de la paralysie atrophique de l'enfance, la perte de la contractilité volontaire et électro-musculaire annonce que les muscles dont l’innervation a été profondément lésée, sont altérés dans leur texture. (Les fibres ont subi une dégénérescence ou granuleuse ou graisseuse, et leur tissu interstitiel la substitution adipeuse.)

6° Le raisonnement, l'analogie, la pathologie comparée et quelques faits anatomiques démontrent que la paralysie atrophique de lenfance est produite par une lésion primitive des cellules antérieures de la moelle.

PSEUDO-HYPERTROPHIQUE.

4° Dans la paralysie pseudo-hypertrophique, l’affaiblissement des mouvements est bientôt suivi de l'augmentation de volume d'un plus ou moins grand nombre de muscles, sans destruction de leurs fibres.

5° Dans la période ultime de la paralysie pseudo-hypertrophique, si l’exagération du volume des muscles a disparu (s'ils ont fondu pour ainsi dire) et que les membres paraissent atrophiés, l'examen microscopique de l'état anatomique des muscles sur le vivant, à l’aide de mon emporte-pièce histologique ou de tout autre instrument analogue, montrera que leurs faisceaux primitifs ont conservé, en général, leur striation transversale, et que leur tissu connectif interstitiel hyperplasié est mêlé à un tissu fibroïde, et à des vésicules graisseuses en plus ou moins grande quan- Lite: |

Ces caractères anatomiques distingueront la paralysie pseudo-hypertrophique de la paralysie atrophique graisseuse de l’enfance.

6° Rien, dans l'étude pathogénique de la paralysie pseudo-hypertrophique, ne conduisait à admettre une lésion primitive de la moelle.

Un fait clinique nouveau observé par MM. Bergeron, Charcot et moi a démontré que le centre nerveux céphalo-rachichien n'offre aucune lésion organique.

$ HKL. — Signes qui, dans la première enfance, distinguent la marche tardive au début, de la paralysie pseudo-hypertrophique, d’avec La marche tardive par arrêt de développement de la faculté coordinatrice qui préside à Ll’équilibration et

aux mouvements instinctifs de la marche, on par lésion cé-

rébrale.

Signes communs |. — Vers l’âge de deux à trois ans, l’enfant ne peut se te-

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