‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 249 sur 400 · ART, III. $ 11. — SURDITÉ NERVEUSE · texte numérisé non relu

ART, III. $ 11. — SURDITÉ NERVEUSE

du passage du courant. Pour ne pas y exposer le patient, j'ai fait construire par M. Charrière un rhéophore auriculaire (C, fig. 479), où le fil métallique conducteur D est isolé par une enveloppe d’ivoire E, et ne peut pénétrer jusqu’à la membrane du tympan I. Après avoir attendu que l’espèce de bourdonnement produit par l'impression du liquide sur la membrane du tympan ait disparu, on met le rhéophore auriculaire en rapport avec l’un des conducteurs d’an appareil d’induction, et l’on ferme le circuit en plaçant sur l’apophyse mastoïde l’autre rhéophore humide, qui lui-même communique avec le second conducteur de cet appareil.

L'appareil d’induction qui sert à cette expérience est approprié à la délicatesse de l’organe sur lequel on agit, c’est-à-dire quele minimum desa puissance doit être à peine appréciable, lorsqu'on applique les rhéophores métalliques sur l’extrémité de la langue, et qu’il doit pouvoir se graduer avec précision et sur une échelle d’une grande étendue.

Le procédé opératoire que je viens d’exposer n’a pas été compris par toutle monde, entre autres par mon ami, M. le docteur Bonnafont (1), qui le trouve d’une application difficile («la position du malade pour maintenir l’eau dans l'oreille est, dit-il, fatigante »). S'il m'avait vu opérer, il aurait remarqué que rien n’est plus simple. En effet, l’opérateur assis ayant un coussin placé sur ses genoux, le sujet également assis en face de lui se penche latéralement et de manière à placer, sur un coussin plus ou moins haut, le côté de sa tête opposé à Fig. 180. — Rhéotome auricul'oreille, sur laquelle la faradisation doit ait être pratiquée. En agissant de cette façon, le sujet n’éprouve aucune fatigue, l’eau reste dans l'oreille, et l’opérateur, dont la main qui tient le rhéophore auriculaire, repose sur le coussin, agit plus sûre-

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