‹ De l'électrisation localisée et de son application à la pathologie et la thérapeutiqueChapitre 250 sur 400 · PEROT · texte numérisé non relu

PEROT

(1) Bonnafont, Traité pratique des maladies de l'oreille. Paris, 1860.

{*) Le rhéotome auriculaire ne diffère du rhéophore auriculaire représenté dans la figure précédente (fig. 179) que par son manche A (fig. 180), sur lequel le système des interruptions est adapté. On remarque en effet dans cette figure 180, que l’un des conducteurs de l'appareil étant attaché au bouton 2, qui communique avec l’anneau fixé au manche, si le pouce de la main qui tient ce dernier appuie alors sur le bouton 1, le courant passe dans le fil conducteur placé au centre du tube d’ivoire B, qui plonge dans le conduit auditif externe.

Ce rhéotome m'est très-utile dans mes expériences électro-physiologiques, surtout pour la démonstration de l’action propre des muscles. Le manche A peut être détaché de l’excitateur auriculaire, et fixé à d’autres excitateurs, quelle qu’en soit la forme, M, Makenzi en a fait construire un autre à peu près semblable pour l’électrisation du larynx.

ment. J'ajouterai que, dans cette opération délicate, le degré d’intensité du courant doit être extrêmement affaibliet lesintermittences très-éloignées les unes des autres. Pour atteindre sûrement ce résultat, je me sers habituellement d’une pédale rhéotome décrite dans la première partie de ce livre (voy. fig. 55 p. 255), et, à son défaut, d’un rhéotome auriculaire que j'ai fait construire il y a une douzaine d’années par M. Charrière fils, et qui est représenté dans la figure 180.

Peut-être ai-je eu tort de ne pas entrer dans ces détails que j'ai cru trop minutieux.

Je saisis cette occasion pour répondre à la critique que M. Bonnafont a faite dans son livre (4) (qui reste un excellent 7raité des maladies de l'oreille) &es phénomènes électro-physiologiques mis en lumière par mes expériences sur les propriétés de la corde du tympan et des déductions que j'en ai tirées au point de vue de leur application du diagnostic des surdités nerveuses. Cette critique prouve qu'il ne s’est pas placé à mon point de vue physiologique, ou qu’il n’a pas étudié suffisamment la structure intime du nerf auditif et de la corde du tympan pour juger cette question qui ressort des recherches de Stilling, de Lockart Clarke et de mes recherches iconophotographiques, comme je le démontrerai par la suite.

B. Phénomènes électro-physiologiques. — Je vais exposer la série des phénomènes électro-physiclogiques que j’ai observés, chaque fois que je me suis soumis à l'expérience précédente. Je les ai vus se reproduire, en général, chez les sujets sur lesquels je l'ai répétée.

1° Le rhéophore E, étant placé dans mon conduit auditif préalablement rempli d’eau dans sa première moitié, et l'appareil étant à son minimum, ainsi que je l’ai indiqué plus haut, je perçus, à l'instant même où eut lieu l’intermittence du courant, un petit brut sec, parcheminé, un craquement que je rapportai très-nettement au fond du conduit auditif externe. Les intermittences ayant été pratiquées avec une extrême rapidité, ces bruits se rapprochèrent au point d’imiter une crépitation ou le bruit produit parles battements des ailes d’une mouche qui vole entre une vitre et un rideau. L’intensité des petits bruits que je viens de décrire augmenta en raison directe de la force du courant.

2° Aux phénomènes d’audition s’ajouta une sensation de chatouillement dans le fond de l'oreille, à un faible degré d’excitation, sensation qui devint de plus en plus vive, en raison directe de l’augmentation du courant. Cette sensation était parfaitement limitée au point où le son paraissait naître.

3° Après un certain temps d’excitation et à un certain degré de

(1) Bonnafont, Traité des maladies de l'oreille. 2e édition. Paris, 1872.

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