Ï. — APPAREILS MAGNÉTO-ÉLECTRIQUES
A. Appareil de Faraday.— «La première machine magnéto-électrique, dit M. de la Rive,
TZ F Ar a été construite par y NS . Faraday (fig. 60) ; elle \ ne consiste en un disque
en cuivre € mobile \ dans un plan vertical, auiour d’un axe horizontal et qu'on fail tourner entreles deux pôles opposés d’un ai- \ mantn. Nous avons vu que, si l’on fait communiquer les deux bouts d’un galvanomètlre g, l’un w avec l’axe du disque, l’autre &” avec un point de la circonférence, la déviation de l’aiguille qui a
Ée : = e
l16. 60. — Appareil de Faraday (*).
(1) F. P. Leroux, loc. cit, (2) Duchenne, De l'Électrisation localisée, Paris, 1855.
(*) Figure empruntée à M. De la Rive, Loc cit.,t. I, p. 379.
lieu dans un sens ou dans l’autre, suivant le sens de la rotation, indique le dégagement d’un courant Constant dans le disque. Mais ce courant a fort peu d'intensité ; il est incapable de produire des décompositions chimiques, des commolions, etc. Il en est de même des courants d’induction auxquels donne naissance le magnétismeterrestre dans des disques ou des globes métalliques mis en rotation sous son influen-
ce. (L). »
B. Appareil de Pixu.
— « Pour avoir des ci
courants induits d’une intensité un.peu prononcée, il faut les développer dans des fils passablementlongs, zur = de telle façon que le FF KS conducteur qui réunit les bouts de ce fil soit aussi bon, ou du moins ne soit pas beaucoup moins bon que les fils eux-mêmes ; il en résulte que le courant peut les traverser au lieu de rétrograder par le fil même dans lequel a lieu l'induction. Le premier artiste qui ait construit une machine sur ce principe est M. Pixii (2). »
Fi@. 61. — Appareil de Pixii.
« L'appareil de Pixii est représenté par la figure 61, AB est un fer doux recourbé en forme de fer à cheval et sur lequel s’enroule un fil de cuivre isolé dont les extrémités sont en XY ; cet électro-aimant est fixe. En face de lui, est situé un aimant permanent dont les pôles se voient en C et D, Cet aimant est entraîné par un axe vertical MN, sur lequel est monté un pignon Î auquel une roue K communique le mouvement ; une manivelie L sert à mettre l'appareil en action.
« Comme on le voit, les pôles C et D de l’aimant permanent s’approchent et s’éloignent alternativement des extrémités de l’électro-aimant; il s’induit donc dans le fil de celui-ci un courant qui change de sens à
(1) De la Rive, Traité d'électricité théorique et appliquée, 1854, t. 1,p. 378. (2) De la Rive, loc. cit, p. 79.
chaque demi-tour. Dans l'appareil original de Pixii, une sorte de came placée en G avait pour fonction de manœuvrer un commutateur, qu’en raison de sa complication nous n'avons pas représenté ici; il suffit de dire que cette partie de l'appareil avait pour fonction de diriger le courant induit toujours dans le même sens. La machine de Clarke nous donnera ci-après un exemple d’un organe plus simple et mieux approprié à ces fonctions.
« On reproduisait à l’aide de l’appareil de Pixii tous les effets des courants, chaleur, lumière, décompositions chimiques, etc.
« Pour nous rendre compte de l'effet de la disposition qui vient d’être décrite, figurons (/ig. 62) les projections À et B des bobines et des pôles NetS de l’aimant sur le plan que décrivent ceux-ci dans leur mouvement de rotation, celle-ci étant supposée s'effectuer dans le sens indiqué par les flèches.
« Le pôle N s'éloigne de la bobine A; le pôleS s’en rapproche ; comme ces deux pôles sont de noms contraires, leurs actions sur la bobine A conspirent. ;
« Elles conspirent de même sur la bobine B, mais le courant engendré dans celte bobine est inverse de celui qui prend naissance dans la bobine A; pour que ces courants s'ajoutent, il n’y a qu’à faire communiquer, d’une manière convenable, les fils qui sont enroulés sur les bobines ; il suffit d’ailleurs pour cela que, si on suppose le fer à cheval re-
Fig. 62. — Théorie dela pile,