II. — APPAREILS ÉLECTRO-DYNAMIQUES
A. Bobine d’induction de M. Ruhmkorff. — « Dans les cas, qui sont du reste assez rares, où l’on a besoin d’étincelles d’une forte tension, on ne saurait trouver mieux que l'appareil qui a conquis à M. Ruhmkorff une célébrité si méritée. Nous donnons ici la figure d’un pelit modèle (fig. 71) qui produit des élincelles de 1 à 10 millimètres, lesquelles peuvent être supportées lorsqu'elles ne se succèdent pas trop rapidement. Ges bobines à tension relativement forte peuvent remplacer l'électricité des machines ordinaires à frottement, surtout lorsqu'elles sont mumiés d’un interrupteur donnant à la volonté de l’opérateur des décharges isolées les unes des autres.»
a. Appareil pour le service des hôpitaux, par M. Ruhmkorff. — «M. Ruhmkorff a disposé récemment un appareil transportable, spécialement destiné à la pratique des hôpitaux, et dans lequel
(1) F P. Leroux, p. 31.
sont réunies les conditions les plus essentielles pour assurer la régularité de l'emploi des courants d’induction.
« Cet appareil (fig. 72). contient deux éléments zinc-charbon et bisulfate de mercure; le zinc peut être immergé plus ou moins dans le liquide, ce qui permet de graduer l'effet inducteur. Un seul des éléments suffit dans les cas ordinaires ; le second est surtout un élément de rechange. Le mode de graduation est l'enfoncement des deux hélices l’une dans l’autre, ce qui permet de réduire l'effet presque à zcro, s’il en est besoin. Le trembleur est celui de Neef; la fréquence des interruptions se règle au moyen d'une vis.
Uneétoilemue par une petite manivelle dont dispose l’opérateurpermet de produire des etfets intermittents.
« Cet appareil donne
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b. Appareil portatif
Fig. 72, — PNEU de M. Ruhmkorff, par M. Ruhmkorf . — « Ce constructeur fabrique depuis longtemps un appareil portatif spécialement destiné à la pratique civile, et qui est d’un beaucoup plus petit volume que le précédent.
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F1. 73, — Appareil de Ruhmkorff.
Il contient deux éléments zinc-charbon et bisulfate de mercure; ces éléments sont très-simples : ce sont de petits godets en charbon
des cornues à gaz dans lesquels plongent des disques épais de zinc, Le montage de celte
pile esttrès-facile, me,
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assez longtemps ; pour la plupart des | applications.Il faut, q ilestvrai, monter et | qu Il démonter la pile à | | | , chaque fois.
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c. Appareil de M.
le docteur Aug, Triprier. — C’est un appareil non portatif à pile indépendante. Nous
Fic, 74, — Appareil de Tripier (*)
(A) F.-P, Leroux, locs cit, Du 50.
(*) A, A’, bornes destinées à recevoir les électrodes de lune des piles; — a, a', bornes recevant les électrodes de l’autre pile. — B, bobine sur laquelle est enroulé le fil fin ; — b, petite bobine à fil fin contenant dans sou intérieur l’électro-aimant qui règle les interruptions du circuit de la bobine précédente. — B', bobine sur laquelle est enroule le gros fil; — 0, petite bobine à gros fil, contenant l’électro-aimant qui règle les interruptions du circuit de la bobine B’ quand ce dernier circuit est parcouru par le courant de la pile. — E, tête de la tige qui continue l’électro-aimant central et lui sert de manche — C, commutateur, — D, manette mettant l'appareil en communication avec l’une ou l’autre des piles.
en empruntons la figure et une partie de la description de l’auteur (1).
« Dans cette figure (fig. T4), le circuit inducleur est celui de la bobine à fil fin, B; le commutateur C et la manette D sont disposés de manière à y amener le courant de Ja pile dont les électrodes aboutissent en a et a’. Des rhéophores insérés sur les extrémités polaires du circuit B permettent de recueillir par deux manipules les extra-courants de haute tension développés dans le circuit. Les rhéophores attachés à la bobine B’ conduisent chacun à l’une des branches d’une pince à expérience et donnent des courants induits de faible tension.
« La tentative de M. Tripier est certainement louable, et il ya le plus grand intérêt à pouvoir comparer les effets produits dans des circonstances bien différentes et surtout bien déterminées. Mais nous ne croyons pas qu'il soit prudent de chercher les moyens de
JFK = —— = - =
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cette étude comparative dans un appareil complexe, où l’échafaudage de divers organes les uns sur les autres vient créer des conditions multiples auxquelles il est difficile d’avoir égard, telles que des différences de distance, d'intensité, etc. Du moment qu'il s’agit d'expériences de cabinet, il devient beaucoup plus simple, tout à fait rigoureux et presque aussi économique d’avoir un certain nombre de bobines dans lesquelles une seule condition varie de l’une à l’autre, toutes desservies par un seul interrupteur dans lequel le courant moteur soit indépendant du courant actif, comme cela a lieu dans certains modèles de l'interrupteur de Foucault, »
d,. Appareil de Du Bois-Reymond, ou de Siemens et Halske. — « Le courant de la pile arrive (fig. 75) par les deux bornes A A’, traverse l’électro-
(1) Tripier, Manuel d’électrothérapie. Paris, 1861. (Voir les divers effets qui d’après cet auteur, péuvent s’obtenir par la combinaison des différents organes de son appareil.)
aimant Det la bobine inductrice B; les pièces E, r,a constituent un trembleur de Neef, On peut recueillir l’extra-courant (1). « Une seconde bobine B' recouverte d’un fil fin peut recouvrir com-