ART. II. — SYMPTOMATOLOGIE, DIAGNOSTIC ET PRONOSTIC
ferl dans leur nulrition ; ce qui n'a pas lieu dans la paralysie traumatique des nerfs mixtes.
Les seules paralysies qui puissent être confondues, à la rigueur, avec celle qui résulte de la lésion traumatique d'un nerf mixte, c'est la paralysie saturnine, et certaines paralysies spinales circonscrites.
La paralysie traumatique du nerf radial a, en effet, beaucoup de ressemblance avec la paralysie saturnine limitée à l'avant-bras. J'en agiterai le diagnostic différentiel, dans les chapitres qui seront consacrés à l'étude de ces dernières paralysies.
Il est cependant des paralysies traumatiques, périphériques, dans lesquelles la contractilité électro-musculaire est intacte, par exemple, les paralysies par compression des membres. Dans ces cas, cependant, le diagnostic ne saurait être douteux, car elles se manifestent immédiatement après cette compression. Je vais en citer sommairement deux exemples.
Observation XXIX. — Paralysie des extenseurs du poignet et des doigts, et des supinateurs, consécutive à la compression de l'avant-bras, pendant une attitude fausse et prolongée. — Intégrité de la contractilité électro-musculaire, et sensibilité cutanée un peu affaiblie, à la face postérieure de l'avant-bras. — Guérison, en seize séances, par la faradisation localisée, appliquée quatre mois après le début. (Voy. pour les détails Électrisat. local., 2e édit., observ. XVIII.)
Ici, la cause était évidente; cétait la fausse position du membre qui avait produit immédiatement la paralysie. La compression de l'avant-bras, qui s'exerçait principalement sur les muscles de la région postérieure, a-t-elle gêné momentanément l'arrivée de l'influx nerveux? Ces cas ne sont pas excessivement rares. En voici un second exemple.
Observation XXX. — Paralysie du membre supérieur fortement comprimé par un éboulemenl de terre. — Conservation de la contractilité électrique dans les muscles paralysés. — Guérison rapide par la faradisation localisée, appliquée un mois après le début. (Voy. pour les détails Électrisat. local., 2e édit. observation XIX.)
Bien que, dans les paralysies par compression du membre, la contractilité électro-musculaire ait été trouvée normale, il est possible d'en reconnaître la cause et la nature, parce qu'elles sont le résultat immédiat de la compression. Ne peut-on pas cependant les rapporter à une lésion traumatique, probablement circonscrite dans les houppes nerveuses qui s'irradient dans le tissu musculaire comprimé, et qui est trop légère, sans doute, pour porter un grand trouble dans l'état de la contractilité électro-rnuscu'aire?