ARX, TI. — SYMPTOMATOLOGIE, DIAGNOSTIC ET PRONOSTIC
muscles qui, dans les paralysies Iraumatiques des nerfs mixtes, ont perdu leurcontractilité électrique, restent longtemps paralysés, s'atrophient et sont menacés flans leur texture, landis que les muscles qui ont conservé leur irritabilité électrique, recouvreront rapidement leur molilité, on comprend l'importance de l'exploration électro-musculaire, au point de vue du pronostic de ces paralysies traumatiques des nerfs mixtes.
II. Il ressort des considérations précédentes, que le pronostic des paralysies consécutives aux lésions traumaiiques des nerfs ne saurait être établi exactement, sans V exploration électro-musculaire.
Cette proposition est démontrée par les faits déjà exposés. Les observations que je vais résumer, en établissent beaucoup mieux encore l'exactitude et 'importance. J'ai eu à poser le pronostic des deux cas suivants de paralysie des mômes muscles du membre supérieur droit, produite par une chute sur l'épaule.
Observation XXXI. — Chute sur l'épaule droite contre le pavé, et paralysie immédiate de tous les mouvements du bras sur l'épaule, et de flexion de l'avantbras sur le bras. — Pas de douleurs; seulement un peu d 'engourdissement de la main. — Deux mois après l'accident, constatation de la paralysie du deltoïde, du trapèze, des muscles des fosses sus et sous-épineuses, du grand dentelé, des fléchisseurs de l'avant-bras sur le bras, du long supinateur, et abolition de leur coutraclilité électrique. — Perte de la sensibilité électrique. — Longue persistance de la paralysie, et atrophie rapide et complète des muscles privés de contractililé électrique, malgré la cautérisation ponctuée, pratiquée au niveau du plexus brachial, et malgré la faradisation localisée appliquée plusieurs fois par semaine.
Observation XXXII. — Chute sur l'épaule droite de la hauteur d'un wagon; douleur vive et tuméfaction du moignon de cette épaule; paralysie consécutive du deltoïde, des rotateurs de l'humérus en dehors et des fléchisseurs de l'avantbras sur le bras, persistant six semaines après l'accident. — Intégrité de la contractililé électrique dans les muscles paralysés. — Guérison rapide par la faradisation localisée. (Voy., pour les détails de l'observation précédente, Électmat. local., 2e édit., observations XX et XXI.)
Les malades dont il est question dans les deux observations précédentes, présentaient une paralysie datant de plusieurs semaines, siégeant dans les mômes muscles du membre supérieur droit et produite par une môme cause (une chute sur le moignon de l'épaule). Le pronostic paraissait devoir être plus grave chez celui (obs. XXXI) qui avait été violemment jeté contre le sol, de la hauteur d'un wagon, et qui en avait éprouvé une forte contusion de l'épaule. On pouvait craindre que le circonflexe et d'autres nerfs du plexus brachial et cervical eussent été plus profondément lésés que chez celui (obs. XXXI) qui était tombé, de sa hauteur, sur son épaule, et n'y avait aucune douleur, aucune blessure apparente. Eh bien !