‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 113 sur 543 · C1IAP. 1. — PARALYSIES CONSÉC. AUX LÉS. DES NERFS MIXTES · texte numérisé non relu

C1IAP. 1. — PARALYSIES CONSÉC. AUX LÉS. DES NERFS MIXTES

montrent, sur les animaux, que les nerfs sont doués d'une propriété propre qu'ils ont appelée la neurilité, propriété indépendante des centres nerveux; que le bout phériphérique d'un nerf coupé peut se régénérer en vertu d'un pouvoir autogénique, sans que la continuité avec les ce'ntres soit rétablie. C'est à cette dernière phase qu'en est aujourd'hui la physiologie pathologique des sections nerveuses. »

B. J'ai vu guérir, à la longue, plusieurs paralysies atrophiquos, consécutives à la destruction des nerfs dans une étendue plus ou moins grande. Le fait relaté dans l'observation XXIV en est un exemple remarquable. — Dans tous ces cas, les extrémités du nerf arrachées ou emportées par une balle ont-elles été réunies par une régénération nerveuse, cicatricielle? La régénération du bout périphérique s'est-elle faite à la manière de Waller ? Ou bien cette portion périphérique du nerf s'était-elle régénérée de toutes pièces, sans être réunie au centre nerveux, en vertu de la neurilité de MM. Vulpian et Philippeaux? En un mot, y avait-il eu, selon l'expression de ces physiologistes, restauration endogénique du bout phériphérique ? C'est ce que l'examen microscopique pouvait seul apprendre.

Il importe de faire contribuer l'observation clinique de l'homme à la confirmation des recherches expérimentales. Un cas que j'ai observé en 1866, dans le service de M. le professeur Nélaton, et dans lequel l'examen microscopique a montré la régénération de la partie du nerf cubital enlevée, depuis quatre ans, dans l'étendue de cinq centimètres par M. Huguier, confirme la doctrine de la régénération nerveuse cicatricielle et de celle du bout périphérique.

Observation XXXV. — Section du nerf cubital, dans l'étendue de 4 centimètres et demi, dans la paume de la main. — Amputation, o ans après, à la partie inférieure de i avant-bras. — Dissection de la main amputée ; constatation par l'examen microscopique de la régénération de la portion réséquée du nerf eubilal et de son extrémité périphérique. — Intégrité des i7ilerosseux qui étaient paralysés depuis l'excision du nerf, et qui avaient perdu leur contractilité électrique.

Résumé. Femme âgée de 33 ans. — En 1837, résection à l'hôpital Beaujon, par M. Huguier, de 4 centimètres et demi du nerf cubital droit, dans la paume de la main, pour des douleurs atroces (diagnostiquées alors névralgiques), rebelles, depuis plus d'une année, à toulesles médications. — Paralysie et atrophie consécutive de tous les muscles animés par le cubital au-dessous de la résection des nerfs, et formation progressive d'une griffe analogue à celle qui est représentée dans la figure 95. — Abolition de la sensibilité dans la moitié interne de la main droite, et disparition des douleurs. — Six mois après la résection, retour de la

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