‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 156 sur 543 · CIIAP. III. — PARALYSIES SPINALES DE L'ADULTE · texte numérisé non relu

CIIAP. III. — PARALYSIES SPINALES DE L'ADULTE

thénar du côté droit restèrent paralysés. — Aux membres inférieurs, les mouvements étaient revenus à peu prés vers la môme époque, mais d'une manière inégale: ainsi laflexion du pied surlajambe, l'extension delajambe sur la cuisse, enfin laflexion de celle-ci sur le bassin sont restées paralysés. Quelques semaines après le début de la paralysie, les membres supérieurs se sont alrophi.'a rapidement et considérablement, l'éminence thénar des deux côtés s'est entièrement affaissée, par le fait de l'alropbie des muscles de cette région. — L'atrophie a également atteint les muscles des membres inférieurs et particulièrement le jambier antérieur. — Les fléchisseurs de la jambe sur la cuisse et les extenseurs du pied sur la jambe se sont un peu rétractés, surtout à droite. Ces rétractions sont venues progrèssivement, par le fait d'un défaut d'équilibre des forces toniques musculaires de ces membres. — A aucun moment de sa maladie, il n'y a eu de troubles fonctionnels de la vessie ni du rectum, et toujours la sensibilité de la peau est restée intacte; du reste, la santé générale a été assez bonne, après la disparition de la fièvre de début.

Dans les deux cas précédents, la lésion spinale (l'atrophie aiguë probable, des cellules antérieures) s'est déclarée sans cause appréciable; il n'en a pas été de môme dans les autres cas analogues que j'ai recueillis. Dans la plupart d'entre eux, l'impression d'un froid plus ou moins intense et continu a été la cause déterminante ; en voici un exemple.

Observation LXXI. — Un monsieur russe, âgé de 36 ans, vient me consulter, en 1864, sur le moyen de remédier à certains troubles de la locomotion, occasionnés par une ancienne affection musculaire alrophique. A droite, tous les muscles moteurs du pied sur la jambe étaient atrophiés; à gauche, les fléchisseurs du pied sur la jambe avaient également presque disparu, tandis que les extenseurs y étaient encore notablement développés et rétractés, ce qui avait produit un équin. Les muscles moteurs des cuisses fonctionnaient assez bien, quoiqu'ils fussent un peu atrophiés. A droite, le membre supérieur avait perdu presque tous les muscles moteurs de la main et le deltoïde; ses autres muscles jouissaient de leur molililé, mais ils étaient peu développés; à gauche, le grand dentelé était atrophié, et les autres muscles moteurs du membre supérieur fonctionnaient, quoiqu'ils fussent peu développés. La sensibilité était normale, excepté à la main droite et aux pieds, où elle était un peu obtuse. Pas de troubles fonctionnels de la vessie ni du rectum; santé générale bonne.

Je me croyais en présence d'une atrophie musculaire progressive ou d'une paralysie atrophique de l'enfance; mais voici ce que j'appris.

A l'âge de 21 ans, étant étudiant, le malade avait parié, après quelques libations faites dans une réunion avec ses camarades, de se coucher nu dans la neige. Ayant eu l'imprudence de mettre immédiatement

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