ART. I. — PARALYSIE SPINALE AIGUË DE LA MOELLE
son pari à exécution, il tomba en syncope, et lorsqu'après avoir clé réchauffé, il revint à lui, il fut pris d'un frisson, suivi dune fièvre intense et d'un délire qui dura 24 à 30 heures environ. - A dater de ce moment, il fut dans l'impossibilité de faire le moindre mouvement et resta ainsi, plusieurs mois, complètement immobile dans son lit. Cependant la sensibilité cutanée était restée partout à peu près intacte, la miction et la défécation se faisaient normalement. Les membres s'étaient atrophiés rapidement; les mouvements- étaient revenus peu à peu, après plusieurs mois, dans certaines parties des membres, et la paralysie était restée localisée dans les muscles que j'ai déjà désignés.
§ II. — Symptomatologie.
La symptomatologie, dans, les cas précédents, est incontestablement aussi celle de la paralysie atropbique de l'enfance ; je ne doute pas qu'elle ne soit produite par la même lésion anatomique : la myélite aiguë des cornes antérieures.
Il est superflu d'exposer ici la symptomatologie de cette espèce de paralysie spinale antérieure aiguë de l'adulle qui est exactement celle de la paralysie atrophiquede l'enfance, à l'exception cependant de la différence du degré de lésion du système osseux, qui est plus profondément atrophié dans la dernière que dans l'autre. Cette différence s'explique par l'arrêt de développement que le système osseux doit subir, dans la paralysie atrophique de l'enfance. — Les autres considérations que j'ai exposées en décrivant cette dernière affection sont applicables à la paralysie spinale antérieure aiguë de l'adulte.
§111. — Diagnostic.
I, Période d'acuité.
Dans la période d'acuïté, la symptomatologie de la myélite qui a envahi les cornes antérieures et postérieures (myélite diffuse), a quelque ressemblance avec celle de l'atrophie aiguë des cellules antérieures de la moelle. Cependant on reconnaîtra facilement, dans les faits que je vais exposer, les symptômes distinctifs qui la caractérisent et empêchent delà confondre avec la paralysie symptomatique, de l'atrophie des cellules spinales antérieures. En effet, dans la plupart des paralysies spinales, occasionnées par un refroidisse ment considérable ou prolongé, j'ai observé un ensemble de phénomènes morbides symplomatiques d'une lésion siégeant dans les systèmes antérieur et postérieur de la moelle, comme dans les faits cliniques suivants.
Observation LXX1I. — J'ai vu, en consultation avec mon ami et regrettable confrère Cerise, une dame qui, après s'être exposée, dans une prome-