‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 167 sur 543 · G CHAI». I(J. — PARALYSIES SPINALES DE L'ADULTE · texte numérisé non relu

G CHAI». I(J. — PARALYSIES SPINALES DE L'ADULTE

Celle espèce de paraplégie m'a paru élre la plus fréquente des paraplégies spinales ; c'est du moins celle dont j'ai eu le plus ordinairement à poser le diagnostic elle pronoslic. Combien je pourrai, rapporter d'exemples remarquables de ces paraplégies produites soit par des exostoses ou des tumeurs syphilitiques qui ont guéri sous l'influence d'une médication spéciale, soit par une incurvation à angle aigu de la colonne vertébrale qui occasionnait une compression, à laquelle la moelle s'était accommodée, pour ainsi dire, à la longue !

Toutes ces paraplégies se distinguent par un caractère commun d'une grande valeur, comme signe diagnostique : la contraction réflexe des muscles qui reçoivent leur innervation des parties de la moelle situées au-dessous du point comprimé et l'intégrité de le sensibilité. Ainsi l'on voit, chez les sujets dont les membres inférieurs sont complètement privés de mouvements volontaires par le seul fait de la compression de la partie inférieure de la moelle, on voit, dis-je, sous i'influence du chatouillement, du pincement de la peau, quelquefois par l'impression du froid, les différents segments de ce membre inférieur s'infléchir brusquement les uns sur les autres, plus ou moins violemment, sans qu'ils puissent en être empêchés parla volonté. Le point où le chatouillement de la peau cesse de provoquer des contractions réflexes, indique le niveau où existe la compression de ia moelle. D'autre part, je n'ai jamais pu produire ces mouvements réflexes dans les membres paralysés où la contraclililé électro-musculaire était plus ou moins affaiblie.

On comprendra maintenant la valeur de ce symptôme séméiotique de la contraclililé électro-musculaire, puisque son intégrité, dans une paraplégie, suffit pour annoncer que la moelle n'est pas matériellement altérée dans toute la moitié antérieure de la substance grise, et conséquemment que les muscles ne sonl pas menacés dans leur nuliition. J'ai fail assez souvent une heureuse application de ces notions au diagnostic des paraplégies spinales.

A l'appui de ce qui précède, j'ai exposé dans la précédente édition un cas de paraplégie aiguë (voy. Electris. loc, 2° édit., obs. XXXII, p. 253), dans lequel M. Oulmont, médecin de l'hôpital Lariboisière, m'avait engagé à établir, h l'aide de l'exploration électromusculaire, le diagnostic de l'état analomique de la moelle, chez un sujet de son service, qui était affecté d'une paraplégie spinale, avec eschare du sacrum. J'ai déclaré, d'après l'intégrité de la contractilité électro-musculaire et l'existence de mouvements réflexes, que la portion de la moelle qui envoyait l'innervation dans les muscles paralysés, devait être intacte. L'exactitude de ce diagnostic a été vériliée par l'autopsie.

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