‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 222 sur 543 · ART. J, § VII. — SYMPTÔMES · texte numérisé non relu

ART. J, § VII. — SYMPTÔMES

à une période très-avancée de celle maladie, dont la voix était faible, quand elle voulait parler, sans pouvoir articuler et qui cependant poussait des cris perçants pendant des accès d'hystérie auxquels elle était sujette depuis longtemps. Plus tard la paralysie du larynx devient quelquefois plus évidente. J'ai observé, par exemple, une malade dont la voix s'était éteinte presque complètement, depuis qu'elle ne pouvait plus articuler. Mais c'est la seule chez laquelle l'aphonie soit arrivée à ce degré. Les autres sujels que j'ai vus succomber avaient conservé la phonation qui était seulement affaiblie (1).

§ VII. — Symptômes généraux.

La paralysie glosso-labio-laryngée est apyrétique; je n*ai pas observé une seule fois, au début ni dans le cours de cette maladie, la fièvre qui ne survient ordinairement que dans la période ultime.

Les fonctions digestives ne s'accomplissent que trop bien. Quoique les malades ne puissent plus se nourrir que de bouillies, leur appétit n'est jamais satisfait; leur désir de manger des aliments solides, ou de boire, est d'autant plus vif, qu'en général ils conservent intacte leur sensibilité gustative : ils subissent un véritable supplice de Tantale.

Ils perdent graduellement leurs forces, mais ils ne sont pas paralysés ; ce qui le prouve, c'est qu'ils ont pu venir se faire traiter dans mon cabinet, à une période très-avancée de la maladie. Ils montaient ou descendaient, chaque jour, plusieurs étages. Ils commencent à s'affaiblir, dès qu'ils ne peuvent plus avaler des aliments solides ou satisfaire leur appétit. Ils attribuent leur affaiblissement a cette seule cause ; ils ont peut-être raison ; cependant je dois faire, à cet égard, quelques réserves.

Ne doit-on pas en effet faire entrer la perte de la salive en ligne de compte, comme une des causes de cet affaiblissement? J'ai, en effet, noté que tous mes malades perdaient leurs forces rapidement, dès qu'ils ne pouvaient plus avaler leur salive. On connaît l'influence de la salive sur la digestion; on sait qu'elle doit cette propriété à la présence de la diaslase. En outre, des expériences faites sur des animaux semblent démontrer que la salive est nécessaire à la nutrition. M. le professeur Vella (de Turin) a pratiqué des fistules salivaires parotidiennes chez le cheval, de manière que toute la salive s'écoulât au dehors. L'animal n'en éprouva aucun trouble apparent dans sa digestion; seulement la sécheresse du bol alimentaire rendait la déglutition difficile, et l'on était forcé, pour la rendre

(1) J'ai constaté, par la laryngoscopie, que dans ces cas les cordes vocales étaient relâchées.

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