‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 223 sur 543 · C1IAP. VI. — PARALYSIE G LOSSO-LA BIO-LARYNGÉE · texte numérisé non relu

C1IAP. VI. — PARALYSIE G LOSSO-LA BIO-LARYNGÉE

facile, de mêler des liquides à ses aliments. Bien qu'il fût trèsrichement nourri et surtout avec de-l'avoine, il tomba en peu de temps dans un état de faiblesse et de maigreur extrêmes (celte expérience a été faite publiquement à l'école vétérinaire do Turin). M. Vella me l'a rapportée, lorsque je lui ai montré deux sujets affectés de paralysie glosso-Iabio-Iaryngée. Il pensait que leur affaiblissement pouvait être attribué, en partie, à la perte de la salive qu'ils ne pouvaient plus avaler, depuis plusieurs mois.

Mais alors n'y a-t-il,chez nos malades, qu'un affaiblissement dû à un trouble dans la nutrition? On ne doit pas oublier, qu'ils ont assez souvent des étourdissements qui les feraient tomber, s'ils ne ] s'appuyaient sur un bras, pendant la station debout ou la marche. N'est-H pas possible que la lésion centrale qui cause ces étourdissements, soit aussi pour quelque chose dans Palfaiblissement général? Pour être parfaitement exact, je dois môme ajouter que, dans un cas que j'ai observé avec Trousseau, l'un des membres supé- ' rieurs était notablement affaibli. C'était jusqu'alors le seul cas de ce genre que j'eusse rencontré. Était-ce une extension exceptionnelle de la paralysie, ou une complication ? C'est ce que l'observation pathologique jugera par la suite.

Enfin l'intelligence reste parfaitement intacte. Toutefois, je ne dois pas oublier de dire que certains sujets qui sont privés de la pa- I rôle (les femmes principalement), sont très-faciles à émouvoir, à une période avancée de cette maladie. La moindre allusion à leur > triste situation excite leurs larmes. Cette condition morale s'explique par le désespoir dans lequel tombent ces malheureuses, qui ont vu tout échouer contre cette terrible maladie, et qui se sentent menacées de mourirde faim ou de soif. Leur état désespéré les préoccupe sans cesse. Mais on ne saurait confondre cette espèce d'exaltation morale avec un trouble quelconque des facultés intellectuelles, que les malades ont conservées au contraire intactes jusqu'à leur dernière heure.

ARTICLE II

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