‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 243 sur 543 · III. — Exposition des faits · texte numérisé non relu

III. — Exposition des faits

Les observations que j'ai recueillies et qui forment la base de mon travail sont au nombre de treize (1). Des figures dessinées sur des photographies que j'ai faites d'après nature, représentent plusieurs variétés ou formes de celte maladie. On voit que l'hypertrophie musculaire apparente est limitée, chez l'un aux jumeaux et aux fessiers {fig. 155, Pl. II), qu'elle siège chez un autre dans tous les muscles moteurs des membres inférieurs {fig. 150 et 151) ; qu'elle est généralisée chez un troisième {fig. 152 et 153, Pl. II).

Dans ces trois cas, le développement de la musculature est monstrueux; mais, dans un autre, le développement musculaire limité aux mollets était infiniment moins exagéré que dans les précédents. Eh bien, dans tous ces cas, quel que soit le degré de cette hypertrophie et le nombre des muscles atteints par elle, la sympto-

(*) Légende de la planche II. — Fig. 152. - Paralysie pseuJo-hypertrophique, chez un garçon de 10 ans, vu de dos, avec développement général et monstrueux des muscles (ce qui donne à ce sujet des formes athléliques exagérées). — Fig. 153. Même sujet vu de profil, montrant son ensellure pendant la station et la marche (ce petit malade était à l'hôpital Sainte-Eugénie, dans le service de M. Bergeron. En quelques mois, sa paralysie s'est aggravée rapidement. Il a succombé le 12 avril 1871, à l'hôpital Sainte-Eugénie. Les résultais de l'examen microscopique de ses muscles et de son système nerveux cérébro-spinal seront exposés plus loin, en n0le). Kig. 154. Hercule Farnèse, idéal de la force physique dans la statuaire antique, dont la musculature, qui est l'imitation parfaite de la nature, est loin cependant d'égaler la musculature monstrueuse de l'enfant paralytique, représenté dans les figures 152 et 153 (Voir, dans la note 2 de la page 188 de mon Mémoire, publié loc. cit., les considérations que j'ai exposées,

(I) Aujourd'hui je pourrais réunir une quarantaine de cas do paralysie pseudohypertrophiqm sans compter ceux que j'ai rencontrés en 1871 dans les hôpitaux de Londres où cette maladie de l'enfance parait assez fréquente.

DUCHENNE . Elecinsaiion local. 3e Edition

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