ART. I, § III. — EXPOSITION DES FAITS
matologie, la marche et le pronoslic ont été les mômes. Le sujet représenté dans les figures 150 et 151 a déjà succombé dans l'adolescence ; son hypertrophie musculaire était beaucoup moins considérable et limitée à quelques muscles ; les deux autres {fig. 1.5-2 cU53) sont arrivés à leur période ultime; tous enfin ont passé par les mûmes phases de cette grave maladie (I).
au point de vue esthétique et critique. — Fig. 155. Garçon de 7 ans et demi, atteint de paralysie pseudo-hypertrophique depuis un an, dont les muscles gastrocnémiens ont énormément grossi, et dont les fessiers et les sacro-lombaires paraissent également hypertrophiés. Cette hypertrophie musculaire a marché comme chez le sujet représenté dans les figures 150, 151 ; enfin elle s'est généralisée. Ce sujet est mort depuis plusieurs années. — Fig. 156. Polysarcie, chez un garçon de 11 ans, datant de la naissance (à comparer, au point de vue du diagnostic différentiel, aux figures 152, 153). — Fig. 157. Atrophie musculaire progressive de l'enfance, qui a débuté à 7 ans par l'orbiculaire des lèvres et par quelques autres muscles de la face, et qui, à 14 ans, a détruit successivement une grande partie des muscles des membres supérieurs et du tronc. La paralysie pseudo-hypertrophique ayaut été confondue anatomiquement et pathogéniquement avec l'atrophie musculaire progressive, cette figure peut servir au diagnostic différentiel.
(1) Sommaire des observations exposées dans mon mémoire publié dans les Archives génér. de méd.
Obs. I. Paralysie pseudo-hypertrophique (voir ci-dessus les figures 150 et 151), début dans la première enfance, par la faiblesse des membres inférieurs; grossissement considérable, à l'âge de 7 ans, des muscles moteurs des membres inférieurs et des extenseurs de la colonne vertébro-lombaire ; extension progressive de la pseudo-hypertrophie et abolition complète de tous les mouvements, à 13 et demi; intelligence obtuse; mort phthisique, à 15 ans. — Obs. II (recueillie en 1859, à l'hôpital des Enfants Malades). Paralysie pseudo-hypertrophique, avec grossissement monstrueux des membres inférieurs, datant de la naissance; idiotisme. — Obs. III (recueillie dans ma clientèle, en I8(i0). Paralysie pseudohypertrophique ; début dans la première enfance, par la faiblesse des membres inférieurs; grossissement modéré des muscles fessiers et des spinaux lombaires, vers l'âge de 3 ans et demi à 4 ans; généralisation de la paralysie à 11 ans, et progressivement abolition de tous les mouvements; mort de pleuro-pneumonie, à 14 ans. — Obs. IV (recueillie dans ma clinique civile, en 1861). Paralysie pseudo-hypertrophique ; début à 6 ans, par l'affaiblissement des membres inférieurs ; grossissement énorme des mollets à 6 ans et demi, généralisation de la paralysie et abolition de tous les mouvements, à 13 ans; intelligence obtuse. — Obs. V (recueillie à Aix,en Savoie). Paralysie pseudo-hypertrophique; début dans la première enfance, par la faiblesse des membres inférieurs; grossissement des mollets, à 4 ans; peu d'intelligence. — Obs. VI (recueillie dans ma clientèle, en 1862; malade adressé par M. Littré). Paralysie pseudo-hypertrophique ; début à 2 ans, par l'affaiblissement des membres inférieurs; à 3 ans et demi, grossissement des gastrocnémiens, des fessiers et des spinaux lombaires; à 13 ans, généralisation progressive de la paralysie (et en décembre 1867), à l'âge de 16 ans, abolition de presque tous les mouvements volontaires. — Obs. Vil (recueillie en 1862, dans nia clinique civile). Paralysie pseudo-hypertrophique; début à 5 ans, à la suite d'une convulsion, par l'affaiblissement des membres inférieurs et, à un moindre degré, des membres supérieurs; grossissement, quelques mois après, des gastrocnémiens, des fessiers, des spinaux lombaires (Voy. pl. II, fig. 155); généralisation de la paralysie et abolition des mouvements, à 14 ans; intelligence ordinaire. — Obs. VIII (recueillie en 1862 à l'hôpital des Enfants Malades). Paralysie pseudo-hypertrophique; début à l'âge de 2 ans et demi, par l'affaiblissement des membres inférieurs, consécutivement à des convulsions, chez un garçon qui avait marché bien et de bonne heure; quelques mois plus tard, pseudo- hypertrophie des gastrocnémiens, et un peu moindre des fessiers et des spinaux lombaires; en 1862, intégrité de la contractilité électromusculaire; en 1863, extension de la paralysie aux membres supérieurs qui s'atrophient, et diminution considérable de la contractilité électro-musculaire; en 1865, abolition de tous les mouvements volontaires, mais persistance de la paralysie pseu-
CLIAP. VII.
— PARALYSIE rSEUDO-IIYPEUTROPniQUE.
ARTICLE II (I