‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 306 sur 543 · ART. 111, § 11. — PARALYSIE DU N. RADIAL, ETC · texte numérisé non relu

ART. 111, § 11. — PARALYSIE DU N. RADIAL, ETC

traiter du diagnostic de celle-ci, parce que ces deux diagnostics sont inséparables l'un de l'autre. En effet, la paralysie rhumaslimale et la paralysie saturnine de l'avant-bras présentent presque toujours les mômes signes extérieurs, et sont caractérisées par les mômes troubles fonctionnels ; dans certains cas, rien n'est plus facile que de les confondre, si l'on ne procède pas méthodiquement. La question de diagnostic différentiel que je soulève ici est, on le voit, des plus importantes; elle ne peut être résolue, en général, que par l'exploration électro-musculaire.

Rien de plus facile que de distinguer une paralysie dans laquelle la contractilité électro-musculaire est intacte de celle dans laquelle elle est affaiblie ou abolie ; or c'est justement le caractère qui dislingue la paralysie du nerf radial à frigore d'avec la paralysie saturnine de l'avant-bras.

L'un des signes diagnostiques principaux de la paralysie saturnine (la lésion de la contractilité électro-musculaire) peut être constaté aisément, car, dans la très-grande majorité des cas, cette propriété musculaire est considérablement affaiblie, sinon complètement abolie. Mais dans d'autres cas très-rares où la contractilité électro-musculaire n'est que légèrement diminuée, ce signe diagnostique peut échapper à l'observation, s<" l'on ne sait pas quel doit être le degré d'excitabilité du muscle paralysé à l'état normal, ou si l'appareil dont on se sert ne jouit pas d'une grande précision ni d'une graduation exacte. Pour apprécier alors le degré d'affaiblissement de la contractilité électrique du muscle paralysé, il faut le faradiser d'abord avec un courant très-faible, et augmenter graduellement le courant, jusqu'à ce que le muscle commence à se contracter, puis comparer ce degré d'excitabilité avec celui du côté sain, lorsque la paralysie est limitée dans un seul membre.

C'est pour n'avoir pas agi de cette manière que plusieurs observateurs ont dit avoir quelquefois trouvé la contractilité électromusculaire normale dans la paralysie saturnine. On conçoit qu'ayant employé un courant un peu trop fort, ils n'aient pas pu constater une faible diminution de la contractilité électro-musculaire. Ces erreurs de diagnostic deviennent encore plus fréquentes, lorsqu'on ne localise pas avec soin la faradisation. Ainsi la paralysie saturnine est-elle limitée dans quelques faisceaux musculaires, dans ceux du médius et de l'annulaire, par exemple, ce phénomène doit passer (inaperçu, si, au lieu d'exciter individuellement chacun de ces faisceaux, on provoque des contractions d'ensemble. Quant à moi, je 'déclare n'avoir pas rencontré, jusqu'à présent, une seule exception la cette loi que j'ai formulée, à savoir: que dans la paralysie saturnine Ha contractilité électrique diminue ou se perd dans certains musicles d'élection. J'ai examiné avec soin les faits négatifs qui m'ont été utciii -une. — 3° édition. .ij

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