‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 320 sur 543 · CONTRACTILITÉ MUSCULAIRE · texte numérisé non relu

CONTRACTILITÉ MUSCULAIRE

Des considérations et des faits que j'ai exposés antérieurement j'ai tiré les déductions suivantes : 1° Marshall-Hall a le premier essayé de faire servir la différence d'irritabilité entre le côté malade et le côté sain, à établir le diagnostic différentiel entre les paralysies cérébrales et les paralysies spinales (contrairement à l'assertion de M. Jaccoud, je n'ai jamais contesté ce fait); avec le procédé d'expérimentation employé par le physiologiste anglais, il n'était pas possible de connaître l'état réel de h contractilité électrique des muscles paralysés; 2° le premier, il a écrit: Dans les paralysies spinales, l'irritabilité diminue dans les muscles paralysés; dans les paralysies cérébrales, l'irritabilité augmente ; mais cette proposition est trop générale, pour ce qui a trait aux paralysies spinales; elle est inexacte pour les paralysies cérébrales. J'ai démontré en effet ci-dessus, d'une part, que dans les paralysies consécutives aux lésions de la moelle, la contractilité électro-musculaire diminue, seulement lorsque les cellules motrices sont altérées ou atrophiées, comme dans les paralysies spinales de l'enfance ou de l'adulte par atrophie des cellules antérieures, et, d'autre part, que dans les paralysies cérébrales, la contractilité électro-musculaire reste normale.

En résumé, mes expériences et les faits cliniques que j'ai exposés, ont seuls établi que la contractilité électro-musculaire est normale dans les paralysies de cause cérébrale, et que ce signe les distingue, à coup sûr, des paralysies spinales antérieures (consécutives à l'altération des cellules antérieures de la moelle), des paralysies par lésion traumatique des nerfs mixtes, et des paralysies saturnines.

M. Jaccoud s'est plaint, dans une de ses dernières publications (I), que quelques médecins français lui ont attribué une opinion qui n'est point la sienne : « Ils ont avancé, dit-il, que je

(I) Jaccoud, Traité de pathologie interne. 1869, note de lu page 333.

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