CI1AP. XII. — AFFECTIONS CÉRÉBRALES UT CÉRÉBELLEUSES
subordonne les désordres de la rnotililé à la perle de la sensibilité musculaire et tactile Cette assertion m'a étrangement surpris et cela pour trois raisons : 1° le premier j'ai établi la distinction capitale de la coordination mécanique opérée par la moelle, et de la coordinalion volontaire opérée par le sensorium, à l'aide de la sensibilité musculo-tactile ; 2° après Volkman, Vanderkolk et Wagner, j'ai établi que la coordination mécanique résulte de la disposition organique préétablie dans la moelle ; 3° le premier j'ai essayé d'interpréter l'ataxie mécanique par la perturbation des actes réflexes et des irraditaions spinales ; 4° j'ai tellement eu à cœur de séparer l'ataxie mécanique de l'ataxie volontaire qui résulte de l'anestbésie musculo-tactile, que j'ai tracé le diagnostic différentiel de ces deux formes. »
Je me bornerai à faire remarquer 1° que toute ma critique porte sur sa doctrine de coordination volontaire opérée sur le sensorium commune, par l'intermédiaire de la sensibilité musculo-tactile, en démontrant que les troubles musculaires, attribués à la paralysie de la sensibilité dite musculo-cutanée, appartiennent principalement à la sensibilité articulaire; 2° que, dans ces derniers cas, les troubles musculaires, qui ne ressemblent en rien à ceux de l'incoordination des mouvements, n'ont lieu que dans l'obscurité, tandis que les troubles de l'incoordination de l'alaxie locomotrice se manifestent môme lorsque le malade s'aide de la vue; qu'enfin, dans cette dernière maladie, l'incoordination des mouvements existe môme alors que le sujet jouit de toute sa sensibilité.
Quant à la doctrine qu'il appelle coordination mécanique, qui résulterait de la disposition organique préétablie de la moelle, c'est une théorie d'origine allemande qu'il a acceptée, à laquelle je n'ai aucun fait à opposer, mais qui a encore besoin d'être démontrée.
§ II. — Traitement par la faradisation localisée et par les
courants continus.