‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 324 sur 543 · ART. II, § I. — TROUBLES FONCT. DANS LES AFF. CÉRÉBELL · texte numérisé non relu

ART. II, § I. — TROUBLES FONCT. DANS LES AFF. CÉRÉBELL

En somme, les deux observations qui viennent d'être relatées ont entre elles une grande ressemblance, pour ce qui a trait à la symptomatologie caractéristique d'une lésion du cervelet. La marche lente de la maladie et les antécédents syphilitiques avaient, dans les deux cas, fait croire à la possibilité de tumeurs comprimant à la fois le cervelet et le cerveau. L'iodure de potassium avait été administré dans cette hypothèse. Cependant l'examen nécroscopique nous a montré que ces tumeurs existaient seulement dans le second cas, tandis que le premier n'a offert qu'une inflammation chronique du cerveau et du cervelet, beaucoup plus prononcée dans les points correspondants à celui- ci, avec lequel le cerveau avait contracté quelques adhérences. Aucun des symptômes ne pouvait faire prévoir cette différence dans la nature de ces deux affections. Dans le secondcas (obs. CXLIX), des tumeurs fibr o -plastiques , l'une, située au-dessus du corps calleux et assez volumineuse {environ la moitié du poing), comprimait légèrement les hémisphères, et principale ment celui du côté droit; deux autres tumeurs (névromes), de la grosseur d'une noix, étaient chacune à cheval sur un pédoncule cérébelleux moyen. Enfin une multitude d'autres tumeurs de même nature siégeaient sur le trajet de la moelle, des racines et des nerfs périphériques. — Je ferai remarquer que ces sortes de névromes si nombreux, qui, sur le trajet des nerfs, étaient situés entre lenévrilème et le tissu nerveux, n'occasionnaient aucun trouble nerveux (abolition de la contraclilité électro-musculaire et de la sensibilité, douleurs). — L'examen microscopique m'a montré en effet qu'ils avaient seulementdéplissé et écarté, sans les atrophier, les éléments analomiques (tubes nerveux) circonvoisins; ce qui me semble prouver qu'ils s'étaient développés lentement. L'absence des désordres graves habituels symptomatiques des lésions traumatiques des nerfs et les désordres spéciaux de la locomotion ont permis alors de diagnostiquer une lésion du cervelet et du cerveau.

Dans d'autres cas d'affections cérébelleuses dont j'ai exposé la relation ên 1864 (1 ), l'autopsie n'est pas venue contrôler l'exactitude du diagnostic. Mais leur symptomatologie est tellement semblable à celle des cas précédents, quant à ce qui a trait, bien entendu, à la titubalion vertigineuse, aux nausées et aux vomissements, qu'il ne m'est resté aucun doute sur la réalité d'une lésion cérébelleuse.

Quelques mots seulement sur un phénomène oculaire singulier que j'ai observé avec un soin tout particulier, chez l'un des sujets de celte observation. Lorsque je le faisais lire alternativement avec chaque œil, je constatais que sa vue était très-affaiblie à gauche et

(1; Duclienne (de Doulogne), loc. cit. {Gaz. Iiebd., 18G4, Obs. III et IV, p. 517). duciunne. — 3e édition. AS

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