‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 340 sur 543 · CT1AP. XIII. — PARALYSIE DE QUELQUES PROPRIETES MUSCL'L · texte numérisé non relu

CT1AP. XIII. — PARALYSIE DE QUELQUES PROPRIETES MUSCL'L

corps qui ont une tendance à s'infléchir les unes sur les autres (1).

Quelques mots seulement sur les troubles fonctionnels de la main. J'ai démontré, on le sait, que, dans la plupart dos usages do. la main, les premières phalanges s'étendent sur les métacarpiens, sous l'influence des muscles extenseurs des doigts, pendant que les deux dernières phalanges sont infléchies sur les premières, par la contraction synergique des fléchisseurs superficiel et profond, les mouvements opposés ayant lieu sous l'influence des interosseux et des lombricaux. On n'observe rien de semblable, lorsque l'ataxie locomotrice a envahi les membres supérieurs ; alors les mouvements des doigts sont des plus étranges. Le malade veut-il, en effet, saisir un objet, on voit ses doigts, les uns étendus et roides, les autres infléchis, s'agiter d'abord dans des directions différentes, puis converger avec peine vers cet objet, qu'ils saisissent difficilement. L'écartement des doigts étendus est aussi curieux à observer : ce mouvement résulte de la contraction synergique des interosseux et des extenseurs des doigts; les premiers produisent l'abduction ou l'adduction, et étendent les deux dernières phalanges sur les premières qu'ils abaissent en même temps, de sorte que, pour maintenir les doigts étendus sur les métacarpiens, les extenseurs des doigts doivent se contracter synergiquement, de manière à neutraliser cet abaissement des premières phalanges.

On voit combien sont complexes les combinaisons musculaires que l'on exécute ordinairement si facilement: aussi le malade atteint d'ataxie locomotrice les exécute-t-il de la manière la plus bizarre, quoiqu'il soit éclairé par la vue. Tout cela est vraiment difficile à décrire; je craindrais d'abuser du temps de mes lecteurs en analysant les autres mouvements pathologiques du membre supérieur. Il suffit, au reste, d'avoir bien observé une fois ces mouvements désordonnés, pour ne plus s'y tromper, et reconnaître, pour ainsi dire, à distance la maladie à laquelle ils appartiennent.. .

B. doubles de la locomotion occasionnés par la paralysie de la sensi* bilité musculaire et articulaire (2). — Revenons maintenant à la question de pathologie qui fait le sujet principal de ce sous-paragraphe : à l'étude des troubles de la locomotion occasionnés par la paralysie de la sensibilité musculaire et articulaire, comparés à ceux de l'ataxie locomotrice. Les considérations physiologiques précédentes

(1) L'inquiétude que témoigne l'ataxique de ne pouvoir conserver son équilibre, dans la station debout et la marche, en tenant alors nécessairement son regard fixé : sur ses pieds et sur le sol, me paraît spéciale à l'ataxie locomotrice Q*e le démontrerai ; â l'occasion du diagnostic différentiel des affections cérébelleuses et de l'ataxie loco- ■ motrice). C'est donc un signe objectif de cette maladie.

(2) Il est convenu que les troubles de la locomotion qui, dans ce BDus-paragrapho» sont attribués uniquement à la paralysie de la sensibilité musculaire sont occasion- nés principalement parcelle la de sensibilité articulaire, ce que j'ignorais et ce que I je démontrerai bientôt. .

Page 1