‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 348 sur 543 · CHAP. XIV. — TROUBLES DE LA SENSIBILITE ET DES- SENS · texte numérisé non relu

CHAP. XIV. — TROUBLES DE LA SENSIBILITE ET DES- SENS

talion électro-cutanée. Dans le plus grand nombre de cas, la faradisalion doit non-seulement être pratiquée avec énergie, mais encore être successivement portée sur chacun des points de la surface privée de sensibilité.

Si l'on n'agissait pas ainsi, l'action thérapeutique de la faradisation de la peau serait parfaitement limitée aux points qui auraient été en contact avec les rhéophores. Bien souvent j'ai démontré l'exactitude de cette assertion, en faisant l'expérience suivante : ayant ramené la sensibilité, à l'aide de la faradisalion, dans un point très-circonscrit de la surface cutanée paralysée, puis ayant abandonné la maladie à elle-même, j'ai observé quelquefois, quinze jours après l'opération, que cette sensibilité ne s'étendait pas au delà des limites que j'avais tracées à l'avance. J'ai fait quelquefois celte même expérience sur deux poinls éloignés seulement de quelques centimètres, et souventla peau restaitinsensibledansleurintervalle.

La sensibilité de la peau, rétablie par la faradisation, peut disparaître sous l'influence d'une nouvelle cause morbide. Ainsi des malades dontl'anasthésie était parfaitement guérie, étaient frappées d'anesthésiede nouveau et dans les mômes régions du corps, après une nouvelle attaque d'hystérie. Mais ces rechutes sont d'autant moins faciles, que la faradisation de la peâu a été plus souvent pratiquée. Voici sur quels faits je m'appuie. Chez plusieurs hystériques atteintes d'anesthésie assez étendue, j'ai ramené la sensibilité dans plusieurs points limités. Dans l'un de ces points, la faradisation avait été pratiquée une fois avant le retour de la sensibilité; dans un autre, deux fois; enfin dans un troisième, quatre ou cinq fois. L'attaque d'hystérie ayant eu lieu après ces différentes opérations, j'ai observé, le lendemain de l'accès, que, dans le premier point, la sensibilité avait disparu, qu'elle avait diminué dans le deuxième, et qu'elle était conservée intacte dans le troisième. Celte expérience a été répétée assez souvent en présence d'un grand nombre de témoins, pour que je me croie autorisé à dire qu'à la suite du traitement des anesthésies par la faradisation de la peau, la sensibilité est d'autant mieux fixée, en d'autre termes, que l'anesthésie cutanée est d'autant plus sûrement guérie, que l'opération a été renouvelée un plus grand nombre de fois.

IV^ L'anesthésie cutanée n'occasionne des troubles réels que lorsqu'elle siège à la main et aux pieds ; sur les autres régions du corps c'est à peine si les malades s'en aperçoivent. La main est-elle privée' de sensibilité, on ne peut s'en servir sans l'aide de la vue, et encore est-elle alors très-maladroite. Généralement elle la recouvre en quelques séances par l'excitation électro-cutanée et par la faradisation des nerfs collatéraux.

L'anesthésie de la plante des pieds est plus grave encore, car elle

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