‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 364 sur 543 · PARALYSIE 015 LA. SEPTIÈME PAIRE · texte numérisé non relu

PARALYSIE 015 LA. SEPTIÈME PAIRE

]]. QUELLE EST L'ACTION THÉRAPEUTIQUE DE LA FARADISATION LOCALISÉE DANS I.E DEUXIÈME DEGIIÉ DE LA PARALYSIE RHUMATISMALE DE LA SEPTIÈME PAIRE.

A. — La paralysie rhumatismale de la septième paire, lorsqu'elle existe au deuxième degré, c'est-à-dire alors que les muscles paralysés ne se contractent pas par l'excitation électrique, oppose une grande résistance aux différents agents thérapeutiques. On en voit — et elles ne sont pas très-rares — qui, ne reconnaissant pas d'autres causes qu'un simple courant d'air, restent complètes au bout de quelques années. Ces paralysies, cependant, avaient été traitées la plupart, énergiquement par les moyens ordinairement mis en usage. Eh bien ! je puis dire que parmi tous les cas d'hémiplégie faciale rhumatismale bien caractérisés et arrivés à ce deuxième degré, sur lesquels j'ai expérimenté l'influence de la faradisation localisée, je n'en ai pas vu un seul qui n'ait été guéri ou notablement amélioré par cetrajtement convenablement appliqué, alors même qu'une autre médication énergique n'avait produit aucun résultat. J'en ai choisi un cas (t) parmi ceux que j'ai recueillis comme un exemple de la guérison la plus complète que l'on puisse obtenir par la faradisation localisée dans une paralysie rhumatismale de la septième paire arrivée au deuxième degré (avec abolition de la contractilité électromusculaire). Cette guérison a été assez rapide ; car au degré où en était la paralysie, il faut en général de trois à six mois de traitement. De plus, il est malheureusement rare que l'on puisse, comme dans ce cas, ramener à l'état normal la contractilité volontaire ou expressive. Il reste souvent, au contraire, une inégalité générale ou partielle entre les deux côtés pour les mouvements expressifs.

B. — Les premiers effets du traitement électrique se manifestent par le retour progressif de la puissance tonique, dans les muscles paralysés : ainsi la commissure se relève, le sillon naso-labial se prononce de plus en plus; la narine affaissée s'agrandit, l'ouverture des paupières revient à l'état normal, et cela bien avant que la malade ait gagné le moindre mouvement volontaire. Mais ce rétablissement de la force tonique annonce, en général, le retour prochain de la contractilité volontaire. Je dois prévenir cependant le lecteur qu'il m'est quelquefois arrivé de n'obtenir un premier mouvement volontaire que trois semaines, un mois après le retour du la physionomie à l'état normal pendant le repos musculaire. C'est, en général, le grand zygomatique qui commence à se contracter ; et pour constater le phénomène, il faut engager le malade à sourire. Après ce muscle viennent, dans l'ordre suivant : l'élévateur commun de l'aile du nez, le petit zygomatique, le buccinaleur,

(I) Duchennc (de Boulogne), Êlec. loc. obs. ci.xiii, p. 083, 1861.

o/z uu«r. a». — uri LuniHACT. Dii LA TETE ET DU ÏHONC.

les orbiculaires des lèvres et des paupières, le triangulaire el le carré des lèvres, etc.

Pour constater le jeu de ces muscles, il faut bien connaître leurs fonctions et leur action sur la physionomie, engager le malade à exécuter les mouvements ou provoquer chez les malades les expressions auxquelles ces muscles président. Mes recherches sur les fonctions des muscles de la face m'ont singulièrement aidé, dans cet examen de l'état de la contractilité volontaire ou expressive des muscles.

On va comprendre l'importance de cet examen minutieux pour la réussite du traitement. J'ai dit plus haut qu'en général les mouvements volontaires reviennent successivement dans les muscles; mais il arrive quelquefois que certains d'entre eux résistent davantage à l'action thérapeutique de la faradisation ou restent plus ou moins paralysés. C'est sur ces derniers principalement qu'il faut alors diriger l'excitation électrique, sinon certaines expressions et certains mouvements restent irréguliers et disgracieux.

III. — A QUELLE ÉPOQUE DE LA MALADIE CONVIENT-IL D'APPLIQUER LA FARADISATION LOCALISÉE AU TRAITEMENT DE LA PARALYSIE RHUMATISMALE DE LA SEPTIÈME PAIRE. - COMMENT LA FARADISATION DOIT-ELLE ÊTRE PRATIQUÉE ? — QUELLES MODIFICATIONS DOIT-ON APPORTER AU TRAITEMENT, LORSQUE SE MANIFESTENT LES SIGNES PRÉCURSEURS DE LA CONTRACTURE DANS LES MUSCLES PARALYSÉS, OU LORSQUE CETTE COMPLICATION EXISTE A UN DEGRÉ PLUS OU MOINS AVANCÉ ?

A. — Est-il plus rationnel de traiter, dès le début, une paralysie rhumatismale de la septième paire par la faradisation localisée? Plusieurs des observations précédentes démontrent que ce dernier mode de traitement appliqué à une époque très-rapprochée du début peut guérir rapidement certaines paralysies rhumatismales de la sepLième paire. Mais je ferai observer que, chez les sujets de ces observations, les muscles paralysés n'avaient perdu qu'une faible partie de leur contractilité électrique, ce qui est pour moi, comme je l'ai établi, le signe du premier degré de la paralysie de la septième paire. C'est seulement dans ces circonstances que je crois que l'application immédiate de la faradisation a souvent des chances de succès.

Mais je ne conseillerai pas la même règle de conduite dans l'hémiplégie rhumatismale de la face au second degré. La perte complète de la contractilité électrique, qui caractérise ce degré de la maladie, annonce en effet qu'il existe un trouble profond dans l'innervation, trouble occasionné sans doute parla compression du nerf facial. Or, si cette compression est exercée, comme on l'a supposé, dans ce cas, par le névrilème sur la libre nerveuse enflammée et tuméfiée, il est rationnel dec mbattre celte inflammation par les

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