‹ De l'electrisation localisee et de son application a la pathologie et la therapeutique par courants induits et par courants galvaniques interrompus et continusChapitre 510 sur 543 · ART. IV, § II. — PATI10G. ET RR0T1I. DES COURBURES DU RACU.IS · texte numérisé non relu

ART. IV, § II. — PATI10G. ET RR0T1I. DES COURBURES DU RACU.IS

B. Cyphose dorsale. J'ai vu plusieurs fois, dans l'atrophie musculaire progressive, la cyphose parfaitement limitée à la région dorsale, et plus tard devenir dorso-cervicale.

Dans la cyphose par atrophie ou paralysie des muscles spinaux dorsaux et cervicaux, une verticale conduite des apophyses spinales les plus saillantes passe très en arrière (quelquefois 10 à 15 centimètres) de la face postérieure du sacrum, de même que dans la lordose par atrophie des spinaux lombaires, représentée dans la figure 1 16 ; ce qui donne une apparence de ressemblance entre ces deux espèces de déformation du rachis. Je vais démontrer cependant qu'après un examen attentif on ne saurait les confondre.

Par le fait de l'inflexion exagérée en avant de la région dorsocervicale du rachis, le poids des viscères ayant trop de tendance à entraîner le tronc dans la flexion en avant, la ligne de gravilé du corps est ramenée plus en arrière, afin que celui-ci se trouve en équilibre. Or ce reculement de la ligne de gravité du corps est obtenu seulement par une plus grande extension du bassin sur les fémurs, sans que la courbure lombo-sacrée physiologique doive être augmentée.

On se rappelle que les choses se passent différemment dans la lordose par atrophie des spinaux lombaires ; que le tronc est renversé en arrière, jusqu'à ce que les muscles de l'abdomen valides aient seuls à supporter le poids du tronc et puissent ainsi prévenir une chute, en soutenant l'effort de la pesanteur. Mais ici, pour que la ligne de gravilé du tronc soit assez rejetée en arrière, il ne suffit pas que le bassin soit dans une extension extrême, comme dans le cas précédent, il faut encore que le tronc se trouve dans la plus grande extension, jusqu'à former un angle au niveau des dernières vertèbres lombaires.

On conçoit donc que, dans la cyphose dorso-cervicale par atrophie des spinaux dorsaux et cervicaux, l'attitude et la déformation du tronc doivent être bien différentes de celles que Ton observe dans la lordose par atrophie des spinaux lombaires.

J'ai démontré que la portion supérieure du grand dorsal concourt puissamment à maintenir la rectitude du tronc, en eff.içant les épaules, et qu'elle s'oppose surtout à la courbure antéro-poslérieure •de la portion dorsale de la colonne vertébrale.

On peut tirer parti de cette notion dans l'application des moyens prolhétiques et gymnastiques d'un traitement de la cyphose cervico-dorsale. L'emploi des brassières (ceinture des épaules) qui maintiennent les épaules en arrière et les omoplates rapprochées de la ligne médiane est l'un des bons moyens mécaniques à opposerai!

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constituer tout le traitement. J'y ai joint avec succès la faradisation de la portion supérieure du grand dorsale et des muscles extenseurs de la région cervico-dorsale. En môme temps, j'ai fait pratiquer les exercices gymnastiques qui mettent ces muscles en action.

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