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La faradisation appliquée pendant la période de résorption n'a produit aucun résultat favorable : elle est alors quelquefois dangereuse.
Je viens de démontrer qu'on ne pouvait espérer modifier cetta
PARALYSIES CONSÉCUTIVES A L'HÉMORGHAGIE CÉRÉBRALE. 715 paralysie avant la résorption de l'épauchement sanuin, cestàdire en général, avant le sixième où septième mois après latque. Malgré li quasi certitude que j'en avais préconçne, ji voulu en avoir la preuve expérimentale, J'ai faradisé, à la Chaté et à l'Hôtel Dieu, un assez grand nombre de sujets atteints d'hémiplégies récentes, consécutives à l'hémorrhagie cérébrale, et, dans aucun cas, je n'ai obtenu la moindre amélioration apprécable. J'ai observé, au contraire, qu'à npe époque trop rapprochée de l'attaque, la faradisation Iecaliséce j'est.pas sans danger, J'en vais citer un exemple.
OBsERVATION CXXX VITE. — Hôtel-Dicu, salle Saint-Anne, n° 14, service de M. Honoré. — /émipléqie gauche consécutive à une hémorrhagie cé- rébrale survenue, Le 20 mai ASAS, chez une femme de quarante cinq ans.
La paralysie avait rapidement diminué, dans l’espace de trois semaines, sous l'influence des éfacuations sanguines et des purgalifs. Cependant, comme les mouvements du membre supérieur éiasent limités, et que la marche ne pouvait s'effectuer qu'à l'aide d'un bras, on soumit la malade à la faradisation localisée, dans lPespoir de hâter sa guérison. Les premières Séances n'amenèrent aucun résultat appréciable dans l’état de la paralysie. A la quatrième séance, l'excitation é'ectrique ayant été un peu prolongée ét plus éncrgique, des phénomènes de congestion cérébrale se manifestèrent à l'instant et nécessitèrent une saignée et une application de sangsues derrière les oreilles.
I m'est arrivé plusieurs accidents analogues, qui m'ont rendu très réservé pour l'emploi de la faradisation localisée, dans les premiers temps d'une paralysie par hémorrhagie cérébrale.
Ou sait que, pendant le travail de la résorption de l'épanchement sanguin, les mouvements reviennent, en général, progressivement dans les membres paralysés, d'abord dans le membre inférieur, puis, beaucoup plus lentement, dans le membre supérieur. Si la faradisation localisée était appliquée pendant cette période, on pourrait lui faire honneur d'une guérison ou d'une amélioration qui ne serait que la conséquence de la marche naturelle de la maladie, de la résorption de l'épanchement. Ilest sage de ne recourir à la faradisation localisée que lorsqu'il est bien établi que la para ysie est restée stationnaire, et après que le temps ordinaire peudant lequel se fait la résorption est bien écoulé.