‹ De l'électrisation localisée et de son application à la physiologie, à la pathologie et à la thérapeutiqueChapitre 109 sur 140 · HE · texte numérisé non relu

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C'est dans la seconde période, après Ja résorption, que la faradisation a été suivie quelquefois de succés. — Proportion des résultats beurenx.— Difiérence des résultats expliquée par la différence des lésions anatomiques,

C'est presque toujours dans ces dernières conditions que Jai expérimenté l'action thérapeutique de la faradisation localisée, et non-seulement je n'agissais que lorsque la paralysie me paraissait depuis Dingtemps stationnaire, mais encore alors que les vésicatoires, les purgatifs et Ja strychnine avaient été successiment employés. Eh bien! voici les résultats généraux que j'ai obtenus : dans un très petit nombre de cas (à peine dans un vingtième), jai vu guérirradicalement la paralysie; assez souvent elle a été plus ou moins améliorée (dans Le quart des cas approximativement); plus fréquemment encore, je suis forcé de le reconnaître, je n ai observé aucnne espèce d'influence appréciable.

Il me semble que la variété des désordres occasionnés par l'hémorrhagie cérébrale rend parfaitement compte des diffé: rences observées dans la résistance plus où moins oraode à la faradisation localisée. Je suppose qu'un épanchement sanguin, qui s'est fait dans le cerveau, se résorbe promptement et quil soit bientôt remplacé par un kyste peu volumineux, et qu'à la longue le foyer hémorrhagique soit seulement marqué par une cicatrice ; il arrivera, dans ce cas, 4° ou que linflux nerveux, en revenant aux muscles, les trouvera prêts à réagir sous son excitation, et alors la paralysie guérira rapidement jar les seuls efforts de la nature : c’est heureusement ce qui arrive quelquefois; 2° ou que les muscles, trop longtemps privés de l'action cérébrale, auront perdu leur aptitude à réagir lorsque ce stimulus leur arrivera librement, C'est dans ce dernier cas, je crois, qu'on voit triompher complétement la faradisation localisée.

Les conditions que Je viens de supposer dans une paralysie cérébrale hémorrhagique sont les plus favorab'es qu'on puisse rencontrer. Malheureusement, ainsi queJe Fai déja dit, ce sont les plus rares. Mais voici ce qui arrive ordinairement : une certaine portion du cerveau peut avoir subi une altération plus où moins profonde, soit une compression exercée par un kyste plus ou moins volumineux; la paralysie étant alors symptomatique de la lésion centrale , on concoit que la faradisation localisée sera

PARALYSIES CONSÉCUTIVES à L'HÉMORRHAGIE CÉRÉBRALE. 717 plus où moins impuissante, suivant le degré de cette lésion. Sr, après la résorption de l'épanchement, il ne reste qu'un kyste peu volumineux, qui gêne faiblement l'action cérébrale, la faradisation localisée pourra amender la paralysie, mais elle ne la guérira pas entiérement ; si le Kyste est encore très volumineux ou sil siége dans un point plus central, et dont la foncuon soit plus importante; si le cerveau a éprouvé une perte de substance considérable, évidemment la faradisation localisée ne produira aucun résultat.

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