II
Muscles interosseux et lombricaux.
L'excitation électrique de chacun des muscles interosseux de la main produit successivement trois mouvements : 40 à un courant modéré, le doigt est porté dans l’adduction ou l'abduction (suivant la position spéciale du muscle soumis à la faradisation), 2° à un courant plus fort, la troisième et la deuxième phalange s'étendent sur la première; 3° en même temps que ce dernier mouvement a lieu , la première phalange se fléchit sur le métacarpien.
La contraction des lombricaux détermine les deux derniers mouvements, cest-à-dire l'extension des deux dernières phalanges, et la flexion de la première.
Des quatre lombricaux, le premier est le seul qui produise l'abduction du doigt, et encore ce mouvement est-il très limité.
Les muscles interosseux qui éloignent les doigts du bord cubital de la main exécutent ce mouvement d'abduction plus
complétement que ceux qui sontchargés de les en rapprocher; les interosseux adducteurs, au contraire, qui produisent l'adducs tion des doigts avec moins d'énergie, étendent davantage et avec plus de force les deux dernières phalanges surles premières. L'extension des deux dernières phalanges par les deux interosseux d'un doigt est donc produite de chaque côté d'une manière inésale, c'est-à-dire que l'abducteur agit alors sur cette exten: sion beaucoup plus faiblement que l'adducteur. Serait-ce pour rétablir le parallélisme des forces nécessaire à ce mouvement d'extension des doigts, que les lombricaux, qui sont puissams ment extenseurs des deux dernières phalanges, sans produire l'abduction, viendraient unir leur action à celle des interosseux abducteurs ? #
J'ai établi expérimentalement ci-dessus que la puissance des extenseurs des doigts est limitée à la production de l'extension des premières phalanges et qu'elle est insuffisante pour vaincre la résistance tonique que les fléchisseurs opposent à l'extension des deux dernières. C'est aux interosseux et aux lombricaux seuls qu'il a été donné de vaincre cette résistance. Ces petits muscles produisent l'extension de ces phalanges avec une telle énergie, qu'ils doivent à l'avenir en être considérés comme les extenseurs réels, les muscles extenseurs qui viennent de l'avant:
RE { \ ta F4 Ÿ Æ2,
Fig. 24,
bras n’en étant que des accessoires très faibles. Voici une der: nière expérience qui établit le fait d’une manière incontestable. tenouvelant l'expérience décrite plus haut (page 181) et
dans laquelle on voit (figure 20) que la contraction électrique des extenseurs produit seulement l'extension des premières phalanges, si l'on pose sur l'interosseux adducteur du médius les excitateurs olivaires (voy. figure 21) d’un second appareil d'induction pendant que les excitateurs de l’autre appareil sont maintenus appliqués sur les extenseurs par un aide, les deux dernières phalanges de ce doigt s'étendent à l'instant sur la première phalange déjà étendue sur son métacarpien par l’excitation de son interosseux. On peut obtenir ainsi l'extension des deux dernières phalanges des autres doists en faisant contracter alternativement chaque muscle interosseux ou lombrical.
Ilest facile de constater par la faradisation que les interosseux et les lombricaux fléchissent les premières phalanges des doigts avec plus d'énergie que les fléchisseurs sublime et profond , qui ne concourent que faiblement à la production de ce mouvement. Mais la pathologie seule peut faire comprendre Pimportance de cette fonction des interosseux ou des lombriaux, comme faisant seuls équilibre à la force tonique des extenseurs qui tendent à renverser les premières phalanges sur les métacarpiens.
Les interosseux et les lombricaux ne peuvent étendreles deux dernières phalanges sans fléchir les premières, et vice versa. fl faut quil existe une disposition anatomique inconnue et bien ingénieuse pour que ces muscles soient capables d'exécuter en méme temps deux mouvements opposés, avec une aussi orande force. Ce n’est pas avec les notions anatomiques qui ont cours actuellement dans l'enseisnement qu'on peut expliquer ce fait physiologique.
Laissant à d'autres le soin d’en trouver la raison anatomique, Je me borne, pour le moment, à en faire comprendre l'utilité et l'importance au paint de vue de la mécanique des principaux mouvements de la main, et à faire ressortir les avantages de l'indépendance mutuelle des mouvements d'extension des deux dernières phalanges et de flexion des premières, et vice vers.
J'ai déjà dit que les usages de la main qui nécessitent ces mouvements en sensinverse des premières et des deux dernières phalanges sont très nombreux, et qu'ils sont les plus importants chez l'écrivain, le dessinateur, le peintre, le ciseleur, etc. Si l'on analyse, par exemple, les mouvements exécutés par le dessina-
teur, alors qu'il tient son crayon entre le pouce et les deux pres miers doigts, on observe deux mouvements principaux, dont l'un dirige le trait d'avant en arrière, et dont l’autre le conduit dans un sens opposé. Je vais décomposer ces deux mouvements et en exposer le mécanisme.
1° Mouvement qui dirige le trait d'avant en arriére. — Les deux dernières phalanges des doigts qui doivent conduire Île crayon sont d'abord étendues sur les premières phalanges, celles-ci étant fléchies à angle droit sur leurs métacarpiens &si alors on veut tracer le trait d'avant en arrière, les deux dernières phalanges de l'index et du médius se fléchissent sur les pre: mières, en même temps que celles-ci s'étendent sur les métacarpiens.
Le maximum d'étendue de ce trait est, terme moyen, de 5 centimètres chez l'adulte. Il est dû en grande partie au mouvement d'extension des premières phalanges ; car si l'on s'oppose à ce dernier mouvement, en maintenant les premières phalanges fléchies sur les métacarpiens, l'étendue du trait ne va pas au delà de 1 centimètre et demi à 2 centimètres (ce fait sera complétement établi par la pathologie).
Le mouvement que je viens d'analyser est produit par la contraction synergique des fléchisseurs profonds et de l’exten: seur des doigts. Si ce dernier muscle agissait, comme on l'a pensé jusqu’à ce jour, sur les trois phalanges avec une égale énergie, ou si les fléchisseurs sublime et profond fléchissaient les trois phalanges avec la même puissance, cette contraction synergique ne pourrait se faire sans avoir à vaincre un antagonisme considérable ; l'extenseur des doigts ne pourrait étendre la première phalange sans s'opposer à la flexion des deux dernières, et la flexion de celles-ci génerait l'extension de la première.
Je ne sais si, dans de telles conditions, les mouvements en sens inverse des trois phalanges auraient pu être exécutés; en admettant qu'ils fussent possibles, l'antagonisme musculaire aurait alors nécessité tant d'efforts de contraction, que les doigts en auraient perdu à coup sûr leur légèreté et leur dextérité Mais cet antagonisme entre les fléchisseurs et les extenseurs des doigts n'existe heureusement pas; car il ressort de mes recherches électro-physiologiques (et mes recherches électro-patholo:
giques l’établiront encore mieux) que les phalanges jouissent d'une parfaite indépendance dans leurs mouvements en sens inverse, les extenseurs n'ayant d'action réelle que sur les premières phalanges et les fléchisseurs sublime et profond ne s'opposant pas à l'extension de ces premières phalanges.
Ces considérations démontrent que si ces muscles avaient
possédé réellement l’action qu'on leur a attribuée, les usages de la main auraient été très restreints.
"90 Mouvement qui conduit le trait d'arrière en avant. — Le mécanisme du mouvement qui conduit le trait d’arrière en avant est l'opposé de celui que je viens d'exposer, c'est-à-dire que, pour exécuter ce mouvement, les premières phalanges qui sont dans l'extension se fléchissent sur le métacarpe, et que les dernières phalanges qui sont dans la flexion s'étendent sur les premières.
Ce que j'ai dit plus haut de la longueur du trait tracé par le mouvement précédent est, on le concoit, parfaitement applicable à celui dont j'expose actuellement le mécanisme.
Les muscles fléchisseurs et extenseurs des doigts sont complétement étrangers au mouvement qui conduit le trait d’arrière en avant; ce sont les interosseux et les lombricaux qui exécutent ce mouvement.
Voici l'expérience électro-physiologique qui démontre ce fait d'une manière incontestable. Les dernières phalanges des doigts et du pouce, qui tiennent le crayon, étant fléchies le plus possible, on place les excitateurs alternativement sur les interosseux ou sur les lombricaux de l'index ou du médius, et l’on voit les doigts pousser ce crayon irrésistiblement en avant, chacune de leurs phalanges exécutant les mouvements que J'ai décrits plus baut. Si, dans cette expérience, les muscles de l'éminence thénar sont faradisés en même temps que les interosseux et les lombri- Caux, le pouce suit exactement les mouvements des doigts. (Je reviendrai sur le mécanisme des mouvements du pouce et de son métacarpien.)Si, au contraire, le crayon étant maintenu entre les doigts, comme dans l'expérience précédente, on excite les extenseurs isolément ou les extenseurs et les fléchisseurs en même temps, les premières phalanges se renversent sur les métacarpiens, tandis que les dernières se fléchissent encore davantage, et le crayon tombe des doigts.
La connaissance exacte de l’action individuelle des muscles qui meuvent les phalanges m'a per mis d'étudier mieux qu'on ne l’a fait jusqu'à présent Île mécanisme des mouvements des doigts dans d’autres usages de la main, chez les instruments tistes, parexemple. Maloré tout l'attrait que présententces utiles études au point de vue de l’art, je me vois forcé d'y renoncer actuellement, pour ne pas sortir des limites que je me suis imposées. L & IV.
Muscles long abducteur (cubito-sus-métacarpien), court extenseur (cubito-sus= phalangien), long extenseur (cubito-sus-phalangettien), et long fléchisseur (radio-phalangettien) du pouce.
(Les muscles long abducteur, court extenseur, et long fléchisseur du pouce sont situés profondément. Leurs faisceaux charnus sont si voisins, qu à l’état normal il est assez difficile de localiser l'électricité dans chacun d’eux. Mais, ayant eu l'occas sion d'observer leur paralysie ou leur atrophie partielle, j'ai pu les faire contracter individuellement, et constater exactement leur action sur le premier métacarpien, sur chacune des phalauges du pouce et sur la main.)
A. Long abducteur (cubito-sus-métlacarpien). — Si le pouce et le premier méteERIEN se trouvent rapprochés du second méta: carpien, à l'instant où l'on fait contracter le long abducteur du pouce, on voit le premier métacarpien se porter Ébliqié entent en dehors et en avant en se fléchissant sur le carpe; pendant ce mouvement du premier métacarpien, les phalanges du pouce sont léyèrement fléchies, quand le muscle est arrivé à son maximum d'écartement, Si le pouce est alors étendu, son extré: mité se trouve placée en dehors de l'index, et ne peut en consé: quence lui être opposée.
Si alors la contraction du long abducteur continue, la mai se fléchit sur l'avant-bras en se portant un peu dans l'abduction Enfin, dans quelque position qu'on place l'avaut-bras ou la mai pendant la contraction de ce muscle, jamaison ne peut produim la supination ; la main a, au contraire, une tendance à se place en pronation.
B. Court extenseur (cubito-sus-phalangien), — Plaçant le poucs
comme dans l'expérience précédente, fait-on contracter le court extenseur du pouce, le premier métacarpien est tiré directement en dehors, en même temps que la première phalange s'étend sur le premier métacarpien, tandis que la seconde reste fléchie sur la première.
Si Je contraction du court extenseur continue, la main suit ce mouvement d'abduction du premier métacarpien, mais elle n'est entraînée n1 dans la flexion ni dans la supination.
C. Long extenseur (cubito-sus-phalangettien). — Les deux phalanges du pouce étant dans la flexion, et Le premier métacarpien | porté obliquement en dehors et en avant, si l'on fait contracter le long extenseur du pouce, on observe deux mouvements simultanés, à savoir, un mouvement d'extension des deux phalanges sur le premier métacarpien, et un mouvement oblique en dedans et en arrière de ce dernier os et des deux phalanges étendues.
Au maximum de contraction, le long extenseur renverse tellement le premier métacarpien, et avec lui les deux phalanges sur le carpe, que le premier métacarpien forme en avant un augle saillant avec celui-ci, et que la dernière phalange se trouve sur un plan postérieur au métacarpe.
Dans aucun cas, on ne peut produire la supination par la contraction du long extenseur du pouce.
D. Le long fléchisseur (radio- -sus-phalangettien) du pouce n'a d'action réelle que sur la dernière phalauge; ce n'est qu’au maximum de contraction de ce muscle que la première phalange est entraînée dans la flexion, et encore ce dernier mouvement de flexion est-il très limité et sans force. On n’observe aucun mouvement dans le premier métacarpien, quelque énergique que soit la contraction du long fléchisseur.
Les expériences électro- physiologiques que je viens d'exposer démontrent que les muscles long abducteur, court et long extenseur du pouce, impriment au premier métacarpien, et Conséquemment aux deux phalanses du pouce, des mouvements importants, dont les uns n'avaient pas été décrits et dont les autres avaient été mal définis.
Ainsi l'abduction du pouce appartient réellement au court extenseur, tandis que le long abducteur porte le pouce autant en avant qu en dehors: ainsi le long extenseur n'étend pas seu-
lement les deux phalanges sur le premier métacarpien, mais encore il exerce une action très importante et tres puissante sur le premier métacarpien, c'est-à-dire qu'il porte celui-ci dans l'adduction, en même temps qu'il le place dans l'extension sur le carpe, c'est-à-dire dans la direction presque opposée à l’action du long abducteur et des principaux muscles de l'éminence
thénar, comme on le verra bientôt.
. J'ai démontré aussi que la contraction électrique du court ex-
tenseur produit un mouvement en sens contraire de la première et de la deuxième phalanges du pouce. Le mécanisme de ces mouvements a besoin d'être expliqué. Ainsi l'extension de Ja première phalange, qu'on observealors, est le résultat de l’action directe de ce muscle sur cette phalange, tandis que la flexion de la deuxième phalange a lieu par la résistance du long fléchisseur pendant l'extension de la première.
Enfin les trois muscles agissent énergiquement sur la main que chacun d'eux entraîne dans la direction quil imprime au premier métacarpien. En effet, le long abducteur est fléchisseur de la main, tandis que le long extenseur exerce sur elle une action contraire, et que le court extenseur du pouce porte seulement la main en dehors.
La physiologie écrite attribuait au long extenseur du pouce je pouvoir de produire la supination. L’expérimentation électro: physiologique fait douter de l'exactitude de cettedétermination: car on ne peut obtenir, ainsi qu'on l'a vu, la supination par le contraction artificielle de ce muscle. J'établirai, par-des faits pa: thologiques, que les muscles qui meuvent le pouce sont complé: tement étrangers à la supination.
La contraction isolée du long abducteur ou du court extenseut entraîne donc aussi la main dans la direction que ces muscles 1m priment au premier métacarpien.On comprend dès lors combier ces mouvements de totalité de la main gêneraient les usages dt pouce s'ils se produisaient nécessairement, lorsqu'on écarte volontairement le premier métacarpien du second. Or, à l’éta normal l’'abduction volontaire du pouce ne peut se faire sans qu Ja contraction synergique des cubitaux, qui sont adducteurs de la main, se produise à l'instant. Il en résulte que la main es solidement fixée pendant ce mouvement d’abduction ; on la voi memé alors se porter un peu en dedans, et cela d'autant plus
que le premier métacarpien s'éloigne davantage du second, ou que la contraction des abducteurs Le pouce se ie avec plus de force. 11 est facile de constater que la volonté ne peut faire contracter isolément les abducteurs du premier métacarpien et du Ipouce. Quand on place le doiot indicateur sur le tendon du cubital postérieur près de son attache au dernier métacarpien, pendant qu'on écarte le premier métacarpien du second, on sent très distinctement la tension de ce tendon.
Muscles de l'éminence thénar : muscles court abducteur (scaphoïdo-phalangien), court fléchisseur (trapézo-phalangien), adducteur (métacarpo-phalangien), et opposant (trapézo-métacarpien) du pouce,
Les fibres musculaires qui concourent à former le court abducteur, le court fléchisseur, et l'adducteur du pouce, ont été divisées eu trois muscles, arbitrairement selon moi, au point de vue anatomique , Comme au point de vue physiologique. Il me paraît, en effet, démontré, par mes recherches électro-physio- Jogiques , que les fibres qui se rendent au cêté externe de la première phalange du pouce exercent toutes la même action sur le premier métacarpien et sur les deux phalanges du pouce, et que les fibres qui convergent vers l'os sésamoïde 1 interne Jouissent également d'une action commune, et sont presque antagonistes des premières.
Toutes ces fibres musculaires ne forment donc ph ysiologiquement que deux muscles, dont je vais exposer les fonctions.
À. Fibres musculaires qui se rendent au côté externe de la pre-
mière phalange du pouce formées par le court abducteur (scaphoïdo-
Phalangien) et par une portion du court fléchisseur (trapézo-phalan-
gien) du pouce.
= Quand on fait contracter par l'excitation électrique le faisceau
du court abducteur ou celui du court fléchisseur du pouce, on
observe trois mouvements différents dans le premier métacarpien, la première et la seconde phalange du pouce.
En effet, le pouce étant dans son attitude naturelle (1), libre
(1) On sait que l'attitude naturelle du pouce et de son métacarpien differe de celle des autres doipts; que la face palmaire du pouce est tournée en dedans, tandis que celle des doigts regarde toujours en avant; que le premier métacarpien fait en dehors un angle rentrant avec le carpe, et qu’en avant il est sur le même plan que le radius ; enfin que la première et la seconde phalange sont dans un état de flexion légère (voy. la figure 22).
49h APP LICATION DE LA FARADISATION A LA PHYSIOLOGIE.
de toute action musculaire, comme dans la figure 22, le premier métacarpien est dirigé en avant et en dedans (dans la flexion et dans l'adduction): Pendant ce mouvement du métacarpien, Ja première phalange se fléchit et s'incline sur le côté, en exécutant sur son axeun léer mou: vement de rotation de dedans en dehors, qui met sa face antérieure en regard (en opposis tion) avec la face palmaire des doigts; enfin, la deuxième phalange s'étend sur la première, Si
ellé était antérieurement dans la flexion (voy. les figures 23 et 24).Si le premier métacarpien se trouve dans l’abduction, au moment de l'expérience, le mou-
Fig. 22.
vement d'adduction qu'ilexécute est plus grand et a lieu par une
x, Fig. 923. Fig. CAPE Mouvement des phalanges du pouce et du Mouvement des phalanges du pouce et 4 premier métacarpien par la faradisation premier métacarplen par la faradisalio du faisceau du court fléchisseur. du court abducteur.
sorte de cireumduction; enfin, s'il est rapproché du secon # ° métacarpien de manière à faire en avant un angle saillant ae | le carpe , on le voit se fléchir sur ce dernier de manière à forme avec lui un angle rentrant en avant. | B. Fibres musculaires qui se terminent dans l'os sésamoïde inter
ÉLECTRO-PHYSIOLOGIE DES MUSCLES QUI MEUVENT LE POUCE. 195 du pouce, formées par une portion du court fléchisseur (trapézo-susphalangien) et par l'adducteur (métacarpo-susphalangien) du pouce.
Sous l'influence de la contraction électrique des fibres qui se rendent à l'os sésamoïde interne, le premier métacarpien est attiré vers le second métacarpien, et se place en dedans et en avant de lui.
Ce mouvement du premier métacarpien a lieu dans des directions différentes, selon la position que cet os OCCupait au moment de la contraction. Si le premier métacarpien était placé dans l'abduction, il se meut de dehors en dedans; s'il était dans la flexion sur le carpe, il exécute un mouvement d'extension ; enfin , sil était dans l’adduction, il est ramené en dehors du second métacarpien.
On voit donc que le muscle dit adducteur du pouce est ou ex-
tenseur, ou adducteur, ou abducteur, et que le nom sous lequel il est connu lui a été donné arbitrairement, et entraîne une idée fausse de ses fonctions réelles.
… Le pouce suit passivement les monvements du premier métxcarpien, mais en même temps la première phalange se fléchit sur le métacarpien en s'inclinant en dedans, et la deuxième phalange s'étend sur la première.