‹ De l'électrocardiographieChapitre 15 sur 23 · LORD · texte numérisé non relu

LORD

la systole ventriculaire. Des expériences plus précises ont permis d'interpréter plus exactement encore l'élévation 1. On à pu obtenir séparément sur l’électrocardiogramme l'enregistrement des systoles du ventricule droit et du ventricule gauche. La systole du ventricule droit se manifeste alors par la pointe T positive, alors que la systole du ventricule gauche donne une pointe | négative, c'est-à-dire située au-dessous de l'horizontale. On a done conclu que l'élévation de T'dans l'insuffisance mitrale correspond à une hypertrophie du ventrieule droit.

c). — Rétrécissement aortique. — Nous ne connaissons pas les modifications qu'imprime à l’électrocardiogramme cette lésion orificielle. L'on en comprendra aisément la raison, si l’on songe combien il est rare de voir cette lésion absolument isolée.

d). — /nsufjisance aortique. — Pour Einthoven, on observe dans l’insuflisance aortique une pointe |, exactement inverse de celle obtenue dans linsuflisance mitrale. Cette ondulation Fest négative, descendant très bas au-dessous de la ligne horizontale. Nous pouvons donner une eourbe (Fig. 9), obtenue dans un cas complexe où le diagnostic clinique d’insuflisance aortique avait été porté, mais où cette lésion était associée à d’autres lésions orificielles. L'on voit sur ce tracé une pointe négative correspondant bien à la modification typique décrite par Einthoven dans des

cas analovues.

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F1G. 9. — Insuflisance et rétrécissement aortiques, insuflisance mitrale (m. d. et m. g.)

Einthoven, se basant sur les expériences que nous avons rapportées à propos de l’insuflisance mitrale, admet que cette pointe |, dirigée en bas, indique une hypertrophie du ventricule gauche.

Steriopoulo, après un examen de seize cas d’insulfisance aortique obtient de cette lésion un tracé différent de celui d'Einthoven. Pour cet auteur, l’insullisance aortique se manileste sur la courbe électrocardiographique par une pointe I très développée, mais positive, très analogue, on le voit, à celle obtenue dans l'insuffisance mitrale, et indiquant une hypertrophie générale du cœur, sans spécifier si cette hypertrophie

siège sur le ventricule droit ou sur le ventricule gauche.

L'étude de l’électrocardiogramme dans linsullisance aortique n'est donc pas encore complète et il est nécessaire de faire des recherches plus précises.

Nous est-il permis maintenant de conclure, et de dire qu'il existe un électrocardiogramme typique dans chacune des lésions orificielles ? Nous avons pris au laboratoire de Physique Médicale de Lyon des éleetrocardiogrammes chez des malades, dont les lésions

orificielles étaient nettement révélées par l'examen clinique et dont les tracés électrocardiographiques ne portaient aucune modification ou différaient très notablement des électrocardiogrammes types donnés par Einthoven. Il est du reste logique d'admettre que les lésions valvulaires n’apporteront de modifications sur le tracé électrocardiographique que lorsqu'elles auront retenti sur le muscle cardiaque de façon à rendre anormale la marche de l'excitation et de la contracon. Du reste, les lésions orificielles sont rarement isolées. Elles sont d'ordinaire associées, et chacune d'elles produira des modifications électriques qui se superposeront, et qui donneront ainsi des courbes très variées, de types très différents. D'une façon générale, on peut tout de même dire que les lésions orilicielles, entraïnant une hypertrophie de l’oreillette, donneront une exagération de l'ondulation A. Si ces lésions provoquent une hypertrophie générale du cœur, l'on obtiendra sur le tracé une exagération de la pointe I, située au-dessus de la ligne horizontale, sans que l’on puisse dire si cette hypertrophie siège sur le ventricule droit ou sur le ventricule gauche. Quant aux modifications de la secousse F, dans ces lésions, elles sont très variables et ne présentent aucun caractère nettement défini.

$ 2. — Electrocardiogrammes dans les troubles du rythme cardiaque

La méthode électrocardiographique a surtout été utilisée pour l'étude des troubles du rythme cardiaque. Nous exposerons, dans ce paragraphe, les modificatons des électrocardiogrammes observées dans les différentes arythmies et nous verrons si la méthode électrocardiographique a permis de donner une explication précise de ces arythmies.

Le rythme cardiaque peut être troublé, soit dans sa régularité, soit dans sa rapidité. L'irrégularité des contractions cardiaques provoque les arythmies, qui, suivant la division de Merklen, peuvent se ranger en deux elasses : les arvthmies ordonnées où allorythmes, et les arythmies désordonnées. Nous étudierons successivement les résultats obtenus dans l'étude de ces deux sortes d’arythmies par la méthode électro-

cardiographique.

Au MALLORYTHMIES

Certains auteurs, tels que Wenckeback, Hering, Vaquez, ont essayé de classer les allorythmies, en rattachant à des modifications de chacune des propriétés fondamentales du myocarde un mode spécial d'arythmie. Poar la clarté de notre exposé, nous adopterons cette classification et nous envisagerons suecessivement les allorythmies que produisent les altérations de l’excitabilité myocardique, les altérations de la conductibilité cardiaque, les altérations de Ta con-

tractilité cardiaque.

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