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certains cas à la systole forte de l'électrocardiogramme correspond la pulsation faible du sphygmogramme. Inversement, la systole faible indiquée sur lélectrocardiogramme se manileste sur le tracé radial par une ondulation forte. Si la méthode électrocardiographique a pu nous révéler cette anomalie, elle a été jusqu'iet impuissante à nous l'expliquer. Aussi faudra-t-1l encore de sérieuses recherches avant que nous puissions être fixés sur la nature exacte du pouls alternant.
Avant de terminer l'étude des arythmies, nous pourrions nous demander si l’électrocardiographie a pu en déterminer exactement le mécanisme. Les méthodes graphiques utilisées Jusqu'ici avaient montré que dans ces diverses arythmies les pulsations artérielles enreoistrées sur la radiale étaient moins nombreuses que les pulsations veineuses obtenues sur la jugulaire. Quelle était la raison de cette discordance entre le nombre des battements artériels et veineux? Diverses interprétations ont été émises dont nous ne rélèverons que les principales.
Leyden expliqua très bien la lenteur du pouls radial coexistant avec une fréquence normale du pouls veineux jugulaire, en imaginant lhémisystolie. D'après l'hypothèse de Leyden, il y aurait dissociation fonctionnelle entre les deux ventricules (le ventriceule droit continuant à se contracter normalement, tandis que le gauche se contracte suivant un rythme anormal). Cette hypothèse à la suite d'expériences nombreuses était abandonnée, et, l'existence de l'hémisystolie était considérée comme très douteuse. La méthodeélectrocar-
diographique à permis d'étudier avec plus de précision
les cas d’hémisvstolie. Nous avons vu plus haut, que d'après Kraus et Nicolaï, les extrasystoles du ventricule droit se manifestent sur les tracés par une ondulation positive, s’élevant au-dessus de la ligne horizontale, alors que les extrasystoles du ventricule gauche sont indiquées par une secousse négative descendant au-dessous de l'horizontale. Kraus et Nicolaï ont pu, en iujectant du vibrion cholérique dans la circulation générale d’un chien, produire une dissoctation des deux rythmes ventriculaires, et-dans ce cas on observait sur l’électrocardiogramme des extrasystoles, que l’on pouvait, par leur forme, localiser soit dans le ventricule droit, soit dans le ventricule gauche. L'hémisystolie serait donc caractérisée par l’apparition d'extrasystoles, nées aux dépens de l’un ou lautre ventricule. La question n'est pas encore résolue, et nous rapellerons ici l’opinion déjà citée de Lewis, qui prétend que les extrasystoles du ventricule droit n'ont aucun caractère, permettant de les différencier .des extrasystoles du ventricule gauche.
D'autres auteurs, parmi lesquels Chauveau, Potain, Vaquez, rejetant l'hypothèse de lhémisystolie, sont d'avis que les bradycardies proviennent d'une dissociation aurieulo-ventriculatre. La méthode électrocardiographique, comme nous Pavons vu plus haut à propos du pouls lent permanent, rend cette théorie très légitime, sans expliquer le mécanisme de cette dissoclation.
Enfin, il nous faut signaler les idées de MM. Tripier et Device, qui admettent que les variétés d’arythmies que nous venons d'étudier relèvent de contractions
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cardiaques affaiblies, mais complètes ; ces contractions, pour ainsi dire avortées, seraient incapables de transmettre une onde artérielle, capables toutelois de produire le pouls veineux. Il semble que la méthode électrocardiographique pourra être utilisée avec fruit pour vérifier l'exactitude de cette théorie, puisqu'elle est seule capable de reproduire très fidèlement Îles moindres contractions cardiaques. Et ie encore, nous nous garderons de conclure, attendant des recherches
plus précises-sur ces questions si controversées.