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les obligations dites officielles de la ville de Paris et celles du Crédit foncier, dont l'intérêt est très faible, ont subi une forte dépréciation. Il en est de même des obligations de chemins de fer; au contraire les obligations industrielles en général ont maintenu leurs cours; leur taux de capitalisation n'a pas varié, d’où provient donc ce contraste im= prévu d'obligations garanties par l'Etat français en baisse persistante, tandis que les obligations de Sociétés privées sont en hausse ? Le crédit de i’Etat n'est-il pas considéré comme supérieur à celui de n'importe quel groupement privé? Est-il possible, d'autre part, que les obligations industrielles aient échappé aux influences déprimantes que nous avons constatées jusqu'ici sur tous les titres à revenu fixe du marché français?
L'explication de ces faits est ccpendant aisée. C'est que les valeurs officielles françaises, nous l'avons vu, en sont venues à présenter un intérêt trop minime, par rapport à celui qu'offrent certaines rentes étrangères et nos propres obligations industrielles. La baisse de celles-là et la hausse de celiesci ont donc la même cause : l'élévation du taux de capitalisation ; elles tendent au même but, un moindre écart du taux de l'intérêt.
Au cours de l’une des sessions de l’Institut international de statistique de la Haye, M. Aïfred Neymarck a déclaré dans son rapport (1) que, « une
(1) Alfred Neymarck : La statistique internationcle des