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Il s'ensuivrait une baisse extrèmement rapide, si ces étapes vers les bas prix ne déterminaient un relèvement du taux de l'intérêt servi au détenteur.
Au cours de 105 francs, pratiqué en 1895, le 3 0/0 français ne rapportait que 2 fr. 85 0/0. Au pair, il rapporte exactement 3 francs par an pour 100 francs. À 80 francs, cours qui a presque été touché, il rapporterait 3 fr. 75 pour cent.
On a dit (1) : ies fonds d'Etat baissent parce que, dans la période de prospérité industrielle, on les néglige pour se porter vers les valeurs industrielles à fort rendement.
M. le baron Charles Mourre, dans une (2) conférence sur « la baisse des fonds d'Etat, l'épargne et le taux de l'intérêt », n'a pas accepté cette explication : la baisse des fonds d'Etat, disait-il, a été continue depuis 1897, et dans les années de dépression commerciale où ces fonds d'Etat (si cette loi est exacte) sont recherchés plutôt que les valeurs industrielles, par exemple en 1908,on a vu,cependant la Rente française ne se relever que légèrement et ne pas revenir à son niveau antérieur. Aussi, M. Mourre estime-t-il que la véritable cause est la hausse du taux de l'intérêt, c'est-à-dire la quantité plus ou moins grande des capitaux circulants, pro-
(1) Alfred Neymarck : La statistique internationale des valeurs mobilières. »
Session de la Haye, (septembre 1911) IXe Rapport.
(2) Conférence de M. Mourre à la Société d'Economie Politique de Paris. Séance du 5 mars 1913.
ER duits par le capital fixe. Il a montré ensuite que c'est la création de nouvelles entreprises plus rémunératrices que les anciennes, comment c'est l'essor scientifique qui, sollicitant l'épargne, avait ainsi heussé le taux de lintérèt.
C’est cette étude de l'élévation du taux de l'intérêt ou du taux de capitalisation que nous nous sommes proposé ; à défaut d'autre mérite, notre travail aura au moins celui de l'actualité.
Cette élévation du taux de capitalisation est récente ; elle ne remonte pas à plus d’une quinzaine d'années; si on retourne en effet davantage en arrière, on constate au contraire une certaine baisse. Sons Louis-Philippe par exemple la rente (1) atteint au plus haut le cours de 86 francs, sous l’empire 75 francs, à la fin du second empire, période très prospère, les obligations de chemins de fer, qui ne supportaient pas alors d'impôts cotaient entre 335 et 350 francs, elles cotent actuellement 400 francs (2).
Nous n’étudierons donc le mouvement d’élévation
(1) Nous voulons parler de la rente française 3 0/0 qui date de 1825 ; elle cotait-à-cette époque. 76,35 au plus haut et 59,80 au plus bas. En 1820, elle atteint le cours de 76,10, mais la chute du roi Charles X par la Révolution de 1830,1a ramène à 55 et à 46 en 1831; la Révolution aboutit à l’indépendance belge. En 1840, la rente française remonte à 86,65, elle retombe la même année à 65,90. Nouvelle reprise jusqu’à 86,40 en 1845 ; mais la Révolution de 1848 provoque un tel bouleversement que la rente tombe à 32,40, le 5 avril 1848. C'est son plus bas cours.
(2) Cours de juin 1913.
lo du taux de capitalisation que dansles années écoulées depuis 1805.
Nous diviserons notre étude en trois parties :