‹ De l'élimination urinaireChapitre 20 sur 28 · RAS EL · texte numérisé non relu

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ces malades et que les chlorures pouvant être ajoutés directement aux aliments, il peut en résulter des variations étendues de leur élimination en dehors de tout vice de nutrition.

Cependant, l'établissement de moyennes permet d’obvier en partie à cette critique et il nous paraît légitime d'admettre, en conformité avec nos résultats, que l’on observe une hyperchlorurie nette aux 2 premiers stades de la tuberculose pulmonaire, les chiffres normaux oscillant entre 8 et 13 gr. aux 24 heures. Cette hyperchlorurie est d'autant plus sensible que nous la voyons coïncider avec une diminution des autres éléments de l'urine, comme nous le constaterons aux autres paragraphes et comme en témoigne, d’ailleurs, la diminution de la densité urinaire. Au stade cachectique, l'élimination des chlorures est nettement au-dessous de la normale.

Par contre, elle est normale dans la tuberculose rénale.

En résumé, nous tombons d'accord avec la majo-. rité des auteurs pour admettre l’hyperchlorurie dans la tuberculose pulmonaire avec chute intense de la valeur de l’excrétion chlorurée au stade terminal.

Nous n'avons pas observé d’hyperchlorurie au cours de la tuberculose rénale, et cela n’est pas pour ucus surprendre, car, nous savons. combien facilement l’excrétion des chlorures peut être touchée par les lésions de néphrite banale du rein tuberculeux.

$ 5. — L'élimination phosphatée et le rapport

phosphaturique

DivErGENGE D'opiNions : /4 plupart des auteurs inclinent vers la phosphaturie, une minorité vers la diminution de l’excrétion des phosphates.

RÉSULTATS PERSONNELS : {/ypophosphaturie absolue chez les tuberculeux pulmonaires ; élimination voisine de la normale dans la tuberculose renale. — Phosphaturie relative nette chez les tuberculeux des deux catégories.

Les phosphates urinaires sont-ils éliminés en plus ou moins grande quantité que normalement au cours de la tuberculose? Ici encore, nous trouvons des divergences considérables dans les corclusions des différents auteurs. Actuellement, l'opinion classique est, qu’au début de la tuberculose, la phosphaturie est de règle. Dans les phases ultérieures de la maladie, la phosphaturie disparaîtrait et l'excrétion des phosphates pourrait tomber au-dessous du taux normal.

C’est Robin qui le premier, en 1894, attira l'attention sur la phosphaturie au cours de la tuberculose ; mais pour lui, elle irait s’accentuant avec les progrès de la maladie pour atteindre jusqu’à 7 et 8 gr. de P?0° aux 24 heures. :

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