CADRES
Puis Teissier, en 1896, nota l'existence, dans certains cas, de phosphaturie intense et permanente pouvant revêtir l'allure clinique du diabète sucré. Après lui, Daremberg et Dehaussy montrèrent l’importance de la déminéralisation au cours de la tuberculose pulmonaire.
Cependant, cette théorie de la phosphaturie des
tuberculeux n'a jamais été adoptée en Allemagne. Déjà en 1879, Stockwis, au Congrès d'Amsterdam, soutenait des conclusions absolument opposées ; et, plus récemment, Ott dit que la déminéralisation n'est niun symptôme ie ni le fond même de.
la tuberculose.
En France même, les opinions restaient partagées. Si Ronsin, en 1900, a trouvé, au début de la maladie, les phosphates urinaires ou normaux ou abondants, H. Labbé et G. Vitry ont déclaré que la prétendue phosphaturie des tuberculeux est loin d’être fré-. quente. :
Audiganne n’a jamais trouvé d'augmentation dans l'élimination des phosphates, même au début.
En 1903 Gouraud, dans une statistique portant sur 137 cas, a trouvé les phosphates urinaires en quantité inférieure à la normale. Il ajoute : «la phosphaturie, loin d'être la règle au cours de la tuberculose, est plutôt l'exception et elle est d’un mauvais pronostic ; l'hypophosphaturie accentuée n'est du reste pas plus favorable. » a
Enfin Lucet, en 1905, dans son étude des échanges nutritifs dans la tuberculose, dit que l'élimination
des phosphates est normale ou lé èrement diminuée