‹ De l'élimination urinaireChapitre 22 sur 28 · CR TUE PNA VAN · texte numérisé non relu

CR TUE PNA VAN

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äu stade d'induration et que cette diminution est de règle, mais plus accentuée encore, aux stades ultimes de la maladie.

Inversement, à nouveau, Arloing, Dumarest et Maignon (1905) étudiant au Congrès de la Tuberculose, à Paris, les rapports des principes essentiels de l'urine avec l’évolution clinique de la tuberculose chez les malades du sanatorium d'Hauteville (Ain), insistént sur la phosphaturie au cours de la maladie et donnent des chiffres assez voisins de ceux de Teissier.

C'est à la même opinion que se rangent Durand- Pardel, Le Gac, Schneller, Du Ji et es rolle.

Bœckel dans sa thèse sur la moe lan rénale

donne des chiffres qui plaident également dans ce

sens : élimination de FAC oscillant entre 3 et 5 gr. aux 24 heures.

Nos analyses nous ont He les résultats suivants :

Dans la tuberculose pulmonaire au 1°” stade, 26 cas nous ont fourni une moyenne d'élimination quotidienne de 2 gr. 03 :

3 cas au-dessus de 3 gr. (maximum : 3 gr. 44).

12 cas entre 2 et 3 gr. |

11 cas entre L et 2 gr. (minimum: L gr. 10).

Au 2° stade, 26 cas nous ont donné une élimination quotidienne moyenne de 1 gr. 43 :

Aucune élimination ne dépassait 3 gr.

2 cas entre 2 et 3 gr. (maximum : 2 gr. 34).

29 tas entre cet 2:gr.

2 cas au-dessous de 1 gr. (minimum : 0 gr. 95).

Au 3° stade, 24 cas nous ont donné une élimination moyenne de 1 gr. 60 :

Toutes les éliminations sont comprises entre les deux chiffres extrêmes de 1 gr. 02 et 1 gr. 77).

Enfin, chez 20 tuberculeux rénaux. nous trouvons une quantité quotidienne de phosphates urinaires moyenne de 2 gr. 48 avec un maximum de 3 gr. 42 etun minimum de Î er. 26.

Si nous comparons ces chiffres avec ceux donnés par les classiques comme représentant l'excrétion normale des phosphates et qui vont de 2 gr. 50 à 3 gr. 0 pour 24 h., nous voyons que l'élimination des” phosphates est nettement déficitaire chez les tuberculeux pulmonaires avec tendance à une diminution de plus en plus forte avec les progrès de l'affection. Par contre, elle se rapproche de la normale chez les tuberculeux rénaux.

En ce qui concerne la phosphaturie absolue, nos résultats concordent donc avec ceux de Stockwis, Ott, Gouraud, Vitry, Audiganne et Lucet qui trouvent une diminution de la quantité absolue des phosphates excrétés.

Mais ici aussi, cette quantité est en rapport étroit avec la quantité de phosphates ingérés dans l’alimentation quotidienne. Fort heureusement, une méthode existe qui nous permet de nous rendre compte approximativement si la diminution de l’excrétion phosphatée est en rapport avec celle des autres déchets urinaires, et par là, de voir si l'organisme

RE re

n élimine que les phosphates absorbés par le tube

digestif, ou s'il en conserve pour les besoins de sa

lutte antibacillaire, ou si, par contre, il doit puiser

dans ses propres réserves. Elle consiste à établir le

rapport phosphaturique où l’on compare les chif-

fres de l'élimination phosphatée à ceux de l’élimina- P°0° total

urée

tion uréique : CE rapport varie normale-

ment de 8 à 10 et même 12,5 °/..

Or, nous avons trouvé, chez les tuberculeux pulmonaires, un coefficient phosphaturique de 12,6 °/, en moyenne : au 1° stade, de 15,3 °/,; au 2° stade, de 13,2 ‘/,; au 3° stade, la moyenne générale est de 13,7 ‘/.. Elle est, chez les tuberculeux rénaux, de 13,6 °/,.

Ce sont là des chiffres nettement supérieurs à la normale et qui nous permettent de conclure que, s’il y a hypophosphaturie absolue, il y a par contre une phosphaturie relative, et, malgré la faiblesse des chiffres bruts que nous avons obtenus, nous inclinons à admettre comme réelle la déminéralisation décrite par les classiques comme de règle au cours de l'évolution tuberculeuse. |

Ajoutons enfin, qu'il ne semble pas y avoir de différence notable entre les rapports phosphaturiques des tuberculeux rénaux et pulmonaires.

$ G. — Elimination de l'Ürée

DÉsAccORD ENTRE LES AUTEURS PRÉCÉDENTS : qwelques-

uns constatant une.augmentation du taux de Purée, la majorité se rangeant à l'avis inverse. Nos résultats, d'accord avec ceux de la plupart des auteurs, montrent une élimination inférieure à la normale dans la tuberculose pulmonaire, el voisine de la normale dans la HN lose rénale.

Les variations de l'excrétion uréique, au cours de la tuberculose pulmonaire ont fait, depuis plus d’un demi-siècle, l'objet de très nombreuses recherches. Malgré cela, la question n'est pas encore élucidée.

Il semble, au premier abord, qu'en raison de la désassimilation très active qui existe dans la tuberculose pulmonaire, on doive trouver beaucoup d'urée et cependant Munot, en 1881, accuse une forte diminution du taux de cet élément dans cette maladie ; de même, Chrétien et Pavy en 1895.

Comme moyenne des 24 heures, Audiganne donne

le chiffre de 14 gr. 50.

Teissier, au contraire, prétend que l’urée est éli-

minée en plus grande PrOpOrOn dans la tuberculose qu'à l’état normal.

Mais en général, tous les traités classiques enregistrent au cours de la phitsie une diminution pro-

gressive de l’urée. $ 1

Par contre, les divergences entre les auteurs sont plus accusées sur la proportion de l'urée au début de ia maladie : pour Andral, Williams, Lebert, Munot et Audiganne, il ÿ a diminution. Au contraire, Grancher et Hutinel, et avec eux Tapret et Londe admettent que les matières azotées peuvent être en excès dans l'urine.

Marfan est d’un avis un peu différent : au début, il constate de l’azoturie, qui est du reste peu sensible, et pour lui, il y a plutôt une diminution des corps moins oxydés (acide urique, leucine, tyrosine).

Ronsin et Lucet disent que l'élimination de Furée subit des variations qui sont moins sous la dépendance du degré de la maladie que sous celle de l’état

du malade. Et, suivant que la tuberculose est sta-

tionnaire, en voie d'amélioration ou d’aggravation, l’urée reste stationnaire, augmente ou diminue.

Au congrès de la tuberculose en 1905, les docteurs Rappin et Soubrane disent : «on ne peut nier que ce sont surtout les maladies, dans lesquelles la nutrition est la plus incomplète et où par conséquent le taux de l’urée est toujours faible, qui précèdent ou semblent favoriser la tuberculose ». |

Enfin, au même congrès, MM. Arloing, Dumarest et Maignon concluent : « chez les malades dont la tuberculose n’est pas évolutive, l'élimination de

l’urée est généralement au-dessus de la normale. Si |

les malades sont en état d'amélioration franche, quelque soit l'importance des lésions, l’urée est éliminée en quantité considérable. Inversement, chez

Jes fébricitants, le taux de Purée diminue beaucoup ».

En ce qui regarde la tuberculose rénale, peu d’auteurs se sont prononcés d'une facon précise. |

De tout ceci, il ressort une diversité absolue dans les opinions des auteurs qui se sont occupés de la question.

Voyons maintenant les Cesare apportés par nos recherches personnelles et disons d’abord que l'élimination normale de l’urée, chez l’homme sain, varie entre 21 et 35 gr.

Au stade d'induration, nous trouvons une moyenne d'excrétion uréique de 16 gr. avec un maximum de 21 gr. 15 et un minimum de 9 gr. 82 : c'est. assez de que les variations sont on.

En examinant d’un peu plus près les observations. à ce stade (n° 2 à 27), nous constatons que les différences tiennent à l'état général des malades. En effet, pour les observations n° 2 à 22 qui ont trait à des tuberculeux en voie d'amélioration ou à l’état stationnaire, la moyenne d'élimination uréique est

de beaucoup supérieure (18 gr. 50) à celle des obser-.

vations n° 22 à 27 — qui sont celles de tuberculeux en voie d’aggravation —— dans lesquelles le taux.

tombe à 13 gr. environ. En celà, nous sommes ‘en.

harmonie de résultats avec Ronsin et Lucet.

Pour le stade de ramollissement (observations n® 28 à 53), notre moyenne d’excrétion uréique des-. cend à 9gr. 37 pour les 24 heures; mais cette faiblesse du taux est aussi marquée dans les états améliorés que dans les états aggravés, alors que dans les états

stationnaires le ie d’urée est un peu Roneus

(II gr. en moyenne). L'EAU S NE DR AU ENEES

ne Et SR

Quant aux observations se rapportant à la tuberculose cavitaire (observations n° 54 à 77), nous trouvons une moyenne d’excrétion égale à 10 gr. 23.

Si nous comparons la moyenne générale obtenue dans la tuberculose pulmonaire, à savoir 11 gr. 87, à la moyenne de l'élimination dans la tuberculose rénale, 19 gr. 12, nous remarquons que cette der-. nière ne semble pas beaucoup être touchée dans son excrétion uréique. Mais cela tient à ce que le rein sain, s hypertrophiant, fonctionne pour deux et concourt à lui seul à l'épuration totale de l'organisme. Cela ne préjuge en rien de l’action nocive de l’infection bacillaire à l'égard des éléments nobles du rein malade. ut Vote

En nous résumant, nous dirons que l’excrétion uréique, diminuée dans son ensemble dans la tuber-

culose pulmonaire, est surtout abaissée pendant la période évolutive de l'affection. Dans la tuberculose rénale, l'élimination de l’urée est voisine de la nor-

male; celà est dû sans doute à une atteinte moins profonde de l'état général. Quant aux lésions rénales, elles ne se traduisent pas dans le chiffre de l’élimination de l'urée par une diminution sensible, car le

rein sain compense l'infériorité du rein malade. En effet, de nombreuses analyses, pratiquées par nous ar les urines séparées des 2 reins, nous ont montré constamment la diminution très notable de lurée

dans l'urine du rein tuberculeux et, par contre, une

élimination intense du côté sain.

Par nos résultats, nous nous rapprochons donc de

l'opinion de ia plupart de nos prédécesseurs qui ont constaté une diminution dans le taux de l’excrétion totale uréique, diminution qui va généralement en s’accentuant avec l’évolution de la maladie.

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$ 3. — Elimination de l’acide urique

Nous en dirons peu de chose : dans la littérature médicale, peu d'auteurs ont établi des statistiques sur l'élimination de cet élément urinaire.

Druesne (1919) signale simplement que la partie d'azote transformée en urée est moins grande chez les tuberculeux que chez les sujets sains et que les autres principes constitutifs azotés (purines) sont plus abondants.

Nos résultats personnels ne sont pas très démonstratifs à cet égard et nous avons constaté, chez les tuberculeux pulmonaires, une éliminatoin moyenne

de O gr. 54, se rapprochant ainsi de la normale.

$ S. — Elimination de l'azote total

Rapport azoturique

Suivant que la tuberculose évolue où n’évolue pas, les auteurs précédents ont trouve une élimina-

tion d'azote total inférieure à la normale ou.

bien S'en rapprochant, avec un rapport azolurique abaisse.

Nos résultats personnels nous font dire qu'il y a

diminution du taux de l'azote total ainsi que du rapport azolurique.

GonGzvsrons : : Diminution de la perfection Le OXY-.

’ dations chez le tuberculeux.

Peu d'auteurs, à notre connaissance, ont étudié cette question.

Arloing, Dumarest et Maignon, au congrès de la tuberculose en 1905, donnent les conclusions suivantes : va :

1° Chez les malades, dont la tuberculose n’est pas évolutive, l'élimination de l'azote total (ainsi que

celle de l’urée d’ ailleurs) est généralement au-dessus de la normale. Cependant, le rapport azoturique est légèrement inférieur à sa valeur habituelle.

2 Chezles malades en voie d'amélioration franche, l'élimination des principes essentiels de l’urine est

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