LETTRE D'ENVOI
A M. LES PAIRS ET LIS DËPEltS.
« YoQi Tontai 4olar d^oMlikHll prématarée ane race inférieme fah capable d'en (Un ira bOD uiig* 9 «I TOUS coDSommeres la Ta«aBté kf âoatri^e de nSnrope co u tnc rt a l e»
TastenriiienMnt maritiine da Boado entier!»
( TnU(èm9 LtUn d JT. la Ait de BrogUe, page 177.)
MONSIËUtt ,
J'ai l'honneurde vousadresser une irotn^na lettre à M. le duc de Broglie, dans laquelle j'analyse les résultats 4e rémancipation des
nofrs aa point de vue de nos Anancet et dM O06 intérêts politiques.
Une vagne rumeur d'après laquelle il serait question de racheter la France du droit de. Yistte maritime , ri droit ily a^ en concédant à TÀngleterre raffranchissement des noirs de nos colonies , m'a déterminé à bâter cette publication.
Dégagé de tout intérêt privé dans cette question, mon but unique est de défendre nos intérêts vitaux , qui me semblent encore peu compris , notre marine , notre commerce extérieur , et l'indépendance politique de la race blanche , menacés par la secte des philanthropes.
Bien n'est plus respectable sans doute que la
philanthropie quand elle est un pur sentiment;
rien de plus détestable quand elle devient le
manteau d'une coterie égoïste ou une arme
de destrucUon datas la main des dfveilgleSi Que M. Agenor de Gasparin se plaigne) à br tribune , de rimpopdlaritë croissante des pUlanthropes, nul n^en doit être étotniCy et IImh mrable député moins que tout autre, n a dft s^apercevoir que ses opinions « étranges t sur le droit de yisite, et sur l'occupation d'O^Taî* ti , qu'il voudrait restituer à la Grlande-^Bre* tagne dans la personne de ses missionnaires, ne sauraient être goûtées du publie français. Je me félicite donc d'être compté au nomlnre de tr ces petits esprits » dont il a parlé , qui préfèrent un grain de patriotisme à tontes les démonstrations dites humanitaires on philao* thropiques.
Une agence d'émancipateurs anglais établie à Paris s'agite beaucoup pour faire arriver aux Chambres cette brûlante question, et sans doute elle y sera apportée» Plût au Ciel
. que tout le monde fût conTainco , comme je
le suis, que les Chambres auront à décider par un YOto des derniers restes de notre puissance coloniale et de notre marine marchande y sans lesquelles il ne saurait y avoir de marine militaire ni de grandeur à l'avenir. Agréei, Monsieur, l'assurance de mes sentiments les plus distingués.
P. DB Barongourt.
Paris,Mi5fêfrierl844.
— ao9 —