‹ De l'embaumement avant et après Jésus-ChristChapitre 53 sur 100 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

A. Quelques données sur Cartilage.

Le révérend Père Delattre des Moines Blancs, écrivait dans une de ses nombreuses études* : Il y a un quart de siècle, le touriste visitant Carthage était, tout à la lois, surpris et désappointé à la vue du peu de vestiges qui subsistaient encoie de 1 antique rivale de Rome ; les ruines elles-mêmes semblaient avoir disparu. C’est la raison pour laquelle le cardinal Lavigerie, dont le nom restera à jamais lié à l’histoire de ces fouilles, ayant obtenu en 1873. du Saint-Siège et du Gouvernement français, la garde du sanctuaire de Saint-Louis, jugea avec raison que, sur les ruines d’une ville telle que Carthage, ayant joué un rôle aussi prépondérant dans l’histoire, il devait voir se réaliser ce que le commandant Rossi avait fait pour la Rome des catacombes.

Son espoir ne fut pas déçu : les fouilles entreprises confirmèrent en tous points ses prévisions. Elles ne prirent pourtant une extension considérable que plusieurs années après, sous la direction de l’infatigable Père Delattre.

C’est alors que furent mis à découvert, non seulement l’amphithéâtre, les arènes, les sépultures chrétiennes de la colline de Koudiat-Tsalli (colline •le la prière) les cimetières romains, sis près de la villa de Scorpianus, les cimetières des Officiales, près du puits Bir-el-Djebbana (le puits des cimetières), la nécropole juive de Gamart, mais aussi les nécropoles puniques • le Byrsa de Douimes. Cette dernière nous intéresse spécialement, puisque e est la que furent découverts les grands sarcophages anthropoïdes, dont nous allons étudier les résines utilisées pour l’embaumement des momies des personnages illustres carthaginois.

1 Membre correspondant de l’Institut de France.

- Un Pèlerinage aux ruines de Carthage. Lyon, 1906.

Tous ces cimetières intéressent également le savant et le profane : le> martyrs Scillitains ayant été probablement ensevelis dans le cimetière de Koudiat-Tsalli, et ceux des sept moines de Gafsa martyrisés en 482 a Car l liage, près de Bigua.

La nécropole des Romains, formée de cimetières superposés, retient particulièrement le touriste, tandis que les sépultures des Officiales offrent une disposition fort curieuse; elles communiquent avec l'extérieur par des tuyaux à libation, utilisés par les Anciens pour arroser, par des liquides préparés à cet effet, les os de leurs morts, et leur envoyer en outre des missives écrites sur de minces lamelles de plomb : missives adressées parfois aux puissances infernales, pour les prier de jeter un mauvais sort sur leur-, concurrents. En voici un exemple :

« Démon, lie, enchaîne bien Maurussus, qu’a mis au monde Félicité. Enlèrelui le sommeil , qu’il ne puisse dormir , Maurussus. qu’a mis au monde Félicité, etc. *

La nécropole juive de Gamart1, remontant au temps de la splendeur et de la décadence de Carthage, est sise dans la partie de la montagne qui porte le nom de Djebel-Khaoui, ou montagne creuse. Elle doit aussi être visitée, ses sépultures étant souterraines.

Signalée pour la première fois par MM. Davis, Beulé et d'Hérisson, elle fut, pendant de nombreuses années, considérée à tort comme un cimetière carthaginois. Les raisons qui ont pu permettre aux savants d'admettre eelt< conclusion erronée, se rapportaient aux trous ronds, creusés dans le roc. donnant cà ces sépultures un caractère punique.

Situé de façon que, de la ville, on ne pût apercevoir aucun tombeau, ce cimetière contient des chambres mortuaires, creusées sur le revers des collines, du côté qui regarde Utique, le lac de Soukara. ou la pleine mer. Ce^ chambres étaient fermées par une pierre sans inscription, comme celle du tombeau de Lazare; par contre, des inscriptions tracées à la pointe ou peintes en rouge, au-dessus des niches, portent pour beaucoup, outre le nom du défunt, la traditionnelle formule, Luci in pace, formule caractéristique à la mode juive. Ces inscriptions sont accompagnées, pour la plupart, d'un chandelier à sept branches, identique à celui du temple de Jérusalem.

Chaque hypogée, de forme un peu pyramidale, contient généralement Ci à 17 niches, pour la plupart non revêtues d'un enduit. Chaque niche est «le forme rectangulaire, à parois opposées parallèles non arrondies, à l'exception de celle du fond, d’une largeur de 42 à 50 centimètres.

L’hypogée offre parfois une forme particulière, différente des autres par sa distribution et sa dimension, de même que par quelque distribution intérieure des niches.

1 Voir Gamart ou la nécropole juive de Carthage, parle R. t*. Delattre. Lyon. 1905.

Tout est conforme. <l;ms ces hypogées, à ce que la Bible nous enseigne quant a la sépulture des Israélites; il n’existe rien de commun avec les tombeaux puniques découverts par milliers, sur les collines entourant immédiatement la ville de Carthage, et qui ne contiennent jamais, comme les sépultures juives. «le four à cercueil, mais un mobilier riche et parfois des sarcophages.

On ne trouve en outre, dans ces caveaux, ni arcosolia ou banquette, ni lampe ou autres objets devant être utilisés par le mort, suivant les croyances carthaginoises.

Ces chambres funéraires communiquent avec l'extérieur par des soupiraux ronds creusés dans le roc, servant à recueillir l’eau du ciel et à être utilisés pai les âmes des défunts, âmes, voltigeant suivant les croyances israélites au-dessus de leurs sépultures.

Cette croyance subsiste encore de nos jours, chez les Juifs (l’Orient, comme on peut s'en rendre compte en visitant leurs cimetières.

Se basant sur toutes ces données, et sur la comparaison qu'il fit, lors de son voyage en Terre Sainte, de la nécropole de Gamart avec celles de Jérusalem, le Père Delattre conclut que cette nécropole n’est pas punique mais juive.

Cette nécropole de Gamart peut, selon l Histoire, remonter aux deux grandes émigrations juives qui eurent lieu soit en Tan 588 avant Jésus-Christ, et suivit la prise de Jérusalem par Nabuchodonosor, soit à celle de 332 avant Jésus-Christ qui suivit la fondation d’Alexandrie par Alexandre-Ie Grand. A ces deux époques différentes, les Juifs s’établirent en Égypte, et il est plus que probable qu'un grand nombre d’entre eux se fixèrent à Carthage et dans les principaux ports de la Méditerranée.

La découverte de la nécropole punique, située près de Sainte-Monique, ne remonte pas avant I année 1898. Les flancs de la colline sur laquelle elle est assise ont été creusés par des centaines de puits verticaux, sortes de cheminées atteignant jusqu’à 27 m. de profondeur, de formes rectangulaires, donnant accès a une ou plusieurs chambres. Époque où Ton y découvrit deux petits coffrets en pierre, sur le couvercle desquels était gravée l’image du mort, dont il renfermait les os calcinés et brisés, résidu de la crémation.

Les rangées de ces puits suivent à peu près les pentes de la colline, de sorte que I ouverture de chaque cheminée est presque perpendiculaire à 1 arête correspondante du plateau supérieur, tandis que son sommet est dépourvu de sépultures.

Il est naturel qu'après plus de vingt siècles écoulés, l'orifice de ces cheminées ait élé recouvert d’une couche plus ou moins épaisse de terre, variant de 0, 10 à 1.00 m.. ce qui explique les difficultés éprouvées pour les découvrir et les explorer, les monuments supérieurs ayant tous disparu.

Quant à la disposition de ces puits, il suffit, dit le Père Delattre, d’avoir visité un cimetière arabe pour s'en faire une idée: il faut se figurer sous

chaque tombe, espacée de trois ou quatre mètres «le celle qui suit, un puits à orilice rectangulaire, s’enfonçant verticalement dans le sol et communiquant à environ 13 m. de profondeur avec une chambre funéraire, toujours creusée dans le roc. mesurant 2, 93 m. de hauteur sur 1. 90 m. de largeur et 2, 23 m. de longueur.

C’est en poursuivant les fouilles à travers de nombreuses sépultures de rabs, de prêtres et de prêtresses, que le Père Delattre découvrit, le '» novem-

Plan d’une partie de la nécropole punique, voisine de la colline de Sl,"-Momqne. a Carthage.

Puits A 2, sarcophage, dame carthaginoise. — Puits B 2. deux sarcophages, prêtre et prêtresse. Puits B 4, sarcophage. — Puits G 4. sarcophage, prêtre.

bre 1902, le grand sarcophage anthropoïde dont il fit la description à 1 Académie des Inscriptions et Belles-Lettres (voir les comptes-rendus 1902 .

Cette découverte suivie de plusieurs autres, permit aux savants de comprendre certains vers de Pline, dans son Pœuulus, où il fait paraître le Carthaginois Hannon si légèrement vêtu que l'acteur Milphio s'écrie :

Nunnam it a balneis ?

puis le voyant suivi d’esclaves dont les oreilles sont garnies d'anneaux. Milphio ajoute : « On dirait qu’ils n’ont pas de doigts aux mains puisqu ils portent leurs anneaux aux oreilles ».

A t que ut opinor. digitos in manibus non habent Quidjam ? quia incedunt cum anulatis auribus.

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La chambre funéraire sup "

Coupe transversale sur La chambre funéraire infer

Coupe LonpiùuduiaLe .sorte puits eù Les chambres

Coupe transversale sur Le puits

Puits funéraire où le R. P. Delattre découvrit les sarcophages du prêtre et de la prêtresse.

cl au nez un nezem ou anneau d’or ou d’argent, pendentif, qu<* l’on supposa pendant de nombreuses 'années être un attribut réservé aux femmes.

Les prêtres portaient au doigt annulaire de la main gauelie un anneau sigillaire, insigne de leur sacerdoce.

L'habillement du Carthaginois était simple, formé d'une longue tunique tombant de l'épaule gauche, jusqu’au milieu du corps, et d une toge termi-

gréco puniques peintes, des lamelles d’argent provenant d'un bracelet, des pendants d’oreilles, des amulettes, des œufs d'autruche, des rasoirs, des poids carthaginois de forme pyramidale, à bases tronquées, soit en pierre, soit en os, soit en plomb, etc., puis des unguentaria, des hameçons, des poteries, des monnaies en argent et en plomb, mais jamais en or. des coupes, des vases brûle-parfums, des disques en terre cuite, des tètes carthaginoises en pâte de faïence, et outre les nézems. des bagues dont

1 Les grands sarcophages anthropoïdes du Musée Lavigerie à Carthage, par le R. I*. Delattre, Paris, et La nécropole punique de Douïmes, du même auteur.

née par une frange, mais ou ne découvre nulle part qu’ils portassent une ceinture. Les femmes avaient leur chevelure enfermée dans le klaft :

elles portaient une longue tunique, relevée sous les seins par une ceinture dorée, retenant symétriquement les plis à gauche et à droite:

costume à peu près identique, dit M. Héron de Villefosse, à celui que portaient les reines d'Égypte, analogue à ceux des déesses Isis et Néphtis. 1

Masque punique.

Tête d'homme, le nez orné du nézem.

Les nécropoles contenaient en outre des vases funéraires ou canopes à double oreillon. des petites lampes et de temps en temps des hachettes en bronze, des miroirs, des colliers ou des fragments de ceux-ci, des épingles d'ivoire, des cymbales

plusieurs portent des caractères hiéroglyphiques. Ces derniers, comme M. Maspéro le communique au Père Delattre, signifient : « Ra est l’ichneumon », véritable allusion au culte de l’ichneumon et à son identification avec Ra, pour lequel les Égyptiens avaient une grande vénération. Sur d autres, on voit une oudja ou oeil d'Osiris, que M. Maspéro interprète ainsi : « La déesse Sokliit, couronnée du disque, le sceptre à la main : son nom est écrit devant elle ». Par devant le nom de bannière : Horou ûa Hiti, l' H or us magnanime du Pharaon Psammétique de la XXVI,ue dynastie, roi qui régna de (571 à 656 avant Christ sur la partie nord-ouest de l’Égypte, à l’occident du Delta.

11 régna seul, après avoir chassé ses collègues avec lesquels il s’était partagé le gouvernement de l'Égypte à la mort du Pharaon Séthos, et construisit à Memphis des temples en l’honneur du bœuf Apis, et du dieu Phtah.

In scarabée représente le Menchéris de Manéthon, constructeur de la troisième des grandes pyramides de Gizeh, avec une inscription concernant l'Horus doré. l'Horus victorieux et une autre, la déesse Sokliit à la tète de lion.

Plusieurs autres inscriptions sont écrites en hiéroglyphes, celles en l’honneur d'Osiris Onkhit, du bon messager Phtah, protégeant la terre, du dieu à tète d epervier, Har-Khobi, d’Horus, du dieu soleil RA.

L'entrée des nécropoles se trouve toujours au Sud-Est, à l’exception de quelques-unes qui regardent la mer. Le sol de ces chambres funéraires est généralement recouvert de sable, de terre, parfois de dalles, les parois ornées de stuc blanc et d’hiéroglyphes.

Une de ces inscriptions, traduite par M. Philippe Berger, montre encore mieux l'influence égyptienne : elle signifie: « A Astarté Pygmalion Iadamelek, fils de Padaï Pygmalion, délivre qui lui plait », preuve que le Pygmalion égyptien était aussi honoré dans le Panthéon carthaginois ainsi que les dieux Rès et Phtah, divinités égyptiennes, gravées sur une amulette surmontée d'un scarabée, et représentées à demi-accroupies, les deux pieds reposant sur la tète de deux crocodiles.

Le Père Delattre, après examen des nombreux objets découverts dans ces tombeaux, vases cinéraires, parures, etc., conclut que ces nécropoles doivent remonter au VI,,,e siècle avant notre ère et appartenir à peu près à l’époque des règnes de Merodacli-Baladan, de Sennachérib. d’Assar Hadon, d’Assurbanipal, contemporains de Nabuchodonosor, roi dont la puissance se fit sentir jusqu'à Carthage, car les chefs lybiens tremblant, à la nouvelle de ses cruelles conquêtes, envoyèrent à Holopherne, son général, des ambassadeurs pour négocier la paix et prévenir les desseins de l’envahisseur.

Nous constatons à Carthage l’inlluence égyptienne prédominante, en comparant les coutumes de ce pays relatives à l’embaumement avec les données du Père Delattre.

.Mémos dieux, mêmes sarcophages fermés par un couvercle sculpté, jkjui (pie Pô me pût visiter son double, mêmes coutumes en ce qui concerne la construction des chambres funéraires, mêmes superstitions quant à la vie future. Sans cela les Carthaginois n’eussent pas embaumé les corps de leurs prêtres et prêtresses, ni conservé après leur combustion leurs vis-

cères dans des canopes.

Rien d étonnant, à ce qu’un jour le Père Delattre ne parvienne à découvrir des nécropoles contenant des momies d’hommes illustres, et à ce que les analyses chimiques des masses résineuses ayant servi à l'embaumement, démontrent que les méthodes employées étaient identiques sur beaucoup d<‘ points avec celles utilisées par les Égyptiens.

B. Description des sarcophages ayant contenu les résines

à analyser.

Le révérend Père Delattre m’ayant fait parvenir en 1004, par l’entremise de M. le professeur Tschirch, une masse résineuse contenue dans un sarcophage carthaginois, je l’analysai, quant à la présence du mastic1. Désirant continuer ces études chimiques sous d’autres points de vue, je repris ce travail.

Le récit de la découverte de ce sarcophage par le Père Delattre, ayant paru dans les Comptes-rendus de l Académie des Inscriptions et Belles-Lettre .« en 1903, nous nous bornerons à en donner ici un court résumé.

« Le 9 août 1901. après bien des mois de travail, nous eûmes la joie, dit ce savant, de découvrir dans une des chambres funéraires un sarcophage en marbre blanc, dont le couvercle et les côtés étaient ornés de sculptures et de dessins » (voir Fig. ci-contre).

Ce sarcophage mesurait extérieurement 2,10 m. de long sur GO cm. de large et 55 cm. de haut, tandis qu’intérieurement. il avait une longueur de 1,85 m. sur une largeur de 43 cm.. la hauteur intérieure ne pouvant être prise à cause de la résine qu’il contenait.

Nous eûmes, dit-il, la surprise de voir le sarcophage rempli de résine. A une de ses extrémités, celle-ci dépassait même les bords de la cuve. Du côté des pieds, la masse avait subi une sorte d’affaissement. Elle offrait l’aspect d’une matière sirupeuse figée en état d ébullition ou de fermentation, produite sans doute, par la décomposition du cadavre. Des ampoules formées

1 Voir chapitre II de notre introduction.

sous l'influence des gaz étaient demeurées intactes et se brisaient à la moindre pression. Cette matière, de couleur brunâtre comme de la gomme laque, présente à la cassure des stries blanchâtres.

Le> ou\ riers la comparaient, comme ressemblance extérieure, à certaines pâtes (pie les Arabes de Tunis vendent sous le nom de douceurs turques.

Au-dessus de la tête et de la poitrine, la résine semble s'être conservée dans son état naturel. Elle est compacte et de couleur verdâtre.

Nous avons désigné cette résine dans le cours de nos travaux sous le nom de résine carthaginoise I , ali n de ne pas la confondre avec une autre résine que nous dénommons, résine carthaginoise II, provenant aussi d’un

Sarcophage.

sarcophage contenant la momie d'un autre prêtre, découvert le 20 novembre 1903. (Voir Comptes-rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles- Lettres. Année 1903, fol. 23.)

Voici comment le Père Delattre s’exprime à l’occasion de cette deuxième découverte à laquelle il ne s'attendait pas:

« Le 26, dans la matinée, après la célébration du service divin pour l’anniversaire de la mort du cardinal Lavigerie, .je me faisais descendre au fond du puits, et je pénétrais dans la chambre qu’on avait eu le temps de déblayer complètement de la terre (pii la remplissait. Cette chambre communiquait avec l’extérieur par une cheminée horizontale de 2,20 m. de long sur 95 cm. de large. Un y avait d'abord découvert quatre squelettes dans de gros cercueils de bois, avec les poteries et l’ensemble ordinaire des mobiliers funéraires.

HO

En entrant dans cette grande et belle chambre, mesurant i-'.V i in. de long

et 2,0o m. de large, <|iiclle ne fut pas ma surprise de voir, non seulement un sarcophage anthropoïde, mais d’en reconnaître deux. A gauche se

trouvait un prêtre gisant la main droite levée, la cassette dans la main gauche. La tête barbue, avec les cheveux disposés en mèches, est ceinte d’un cercle ou d'un bandeau.

Les yeux relevés par la couleur donnent au visage une véritable expression de vie.

L'oreille gauche porte un anneau doré (voir Fig. ci-contre i.

Le personnage est vêtu d'une longue tunique, et «le son épaule gauche tombe l'épitoge. insigne de sa dignité.

Les pieds sont enfermés dans coupe suivant ab des chaussures, sorte de cliaus-

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