‹ De l'embaumement avant et après Jésus-ChristChapitre 7 sur 100 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Description sommaire de quelques momies et comptes-rendus des analyses entreprises par de nombreux savants sur les corps résineux employés pour l’embaumement.

Comme nous l’avons dit, la littérature ancienne de l'embaumement est à peu près nulle, à l'exception de quelques vagues notions rapportées par Diodore de Sicile et Hérodote.

Les prêtres possédant seuls les secrets de l'embaumement et de la conservation du corps, ne divulgaient à personne la formule du mélangé des

substances, qu’ils utilisaient. .

Aussi ne peut-on affirmer, que la myrrhe, la casse, etc., décrites par Hei"dote, fussent les substances utilisées par les Anciens et connues aujourd Imi sous ces dénominations. Les Égyptologues mêmes, étudiant les formules concernant certains corps résineux, ne parviennent pas, malgré toute leur érudition, à démêler quel pouvait être tel ou tel produit, dont le nom parait s’adapter à plusieurs corps résineux. Tel celui d’anti.

Seules des analyses chimiques, entreprises selon les données modernes, peuvent conduire à la détermination certaine de ces corps.

Nous comprenons ainsi, qu’il ne fût pas facile aux Anciens de pénétrer les secrets du temple d’Amon et que ses prêtres ne fussent pas désireux de di vu Igor leurs procédés lucratifs, étant donné les prix éleves exiges par eux pour l’embaumement.

Que de vies ont été consacrées a 1 étude des momies égyptiennes.

Cette sortie du tombeau après plus de 40 siècles, cette apparition, qui réunit le passé au présent, rend tangible la réalité historique, affaiblie il *0 vrai, et comme effacée par le lointain des Ages. 1 ont cela forme un spot ta< h merveilleux, qui a son prestige, sa grandeur, son attrait. On \oudi ait connaître pour mieux comprendre, savoir pour mieux étudier, découvrir pmu mieux réaliser.

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("est en présence «le pareils phénomènes 'le conservation, qu'on cnleinl parfois des personnes exprimer le vif regret, que l’art de l’einhauinement se soit perdu avec ces prêtres.

Ce sont ces raisons, qui poussèrent quelques savants à rechercher quelle l*ouvait bien être la composition de la masse utilisée pour la conservation de corps datant d’environ d ou 4000 ans avant notre ère, et nos médecins à collaborer de leur côté à ces recherches.

Esquissons rapidement dans ce chapitre les données des médecins, la position des momies et le mode d'enroulement des bandelettes, mentionnons les objets divers trouvés dans les sarcophages, pour entreprendre ensuite plus spécialement l'étude des corps résineux analysés jusqu’ici.

A. Description sommaire des momies et du contenu des

sarcophages.

Si nous ouvrons aujourd’hui un sarcophage, nous voyons en premier lieu un masque ou 1 inceuil recouvrant la momie de la têteaux pieds, portant, pour les femmes, la tète d'isisel pour les hommes, celle d'Osiris, cette dernière peinte en vert, couleur symbolique de ce dieu dont les traits sont de même représentés parfois sur l'extérieur du sarcophage.

Les bandelettes entourant la momie portent parfois des hiéroglyphes peintes, des petits dessins, diverses scènes variées, des scarabées, un uta ou œil ouvert, symbole de l’immortalité : des colliers de perles parfois disposés sur toute la momie, qui l'enserraient comme les mailles d’un lilet.

On y trouve parfois aussi des papyrus, où est racontée la vie du défunt, sa parenté, sa filiation, ses actes de bravoure et ses bonnes actions: en outre, quelques versets ou sentences tirés du livre des morts, si ce dernier n’avait pas été déposé dans le sarcophage. Ces versets sont des prières destinées à apaiser la colère des dieux, à chasser les démons qui pourraient se trouver sur le chemin que suit le Bi en se rendant dans l’au-delà.

Puis encore des phylactères, tablettes d’ivoire ou d'os, considérés à tort pendant de nombreuses années par nos égyptologues comme des anathèmes. Elles étaient aussi parfois en bois, en métal, en argile, et l'on représentait généralement sur une de leurs faces des uta (yeux, oreilles, doigts, etc.). Les yeux servaient à renforcer la vue du I5i, les oreilles son ouïe pour mieux entendre la réponse des dieux, les doigts son toucher, la plante des pieds devait soutenir le Bi dans la marche, le conduire dans le bon chemin aboutissant au ciel égyptien.

Ceci explique pourquoi le professeur Czermann ', examinant en 1 s:» 1 une momie du Musée de Prague, découvrit dans le ventre de celle-ci un petit paquet bien enveloppé qui, nettoyé et privé de ses résines adhérentes, ren-

1 Die Real Encyclopédie der gesammte Heilkunde. III Ed. VI B, Seile 327.

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