Chez les Juifs
Les Israélites, ayant habité l'Égypte pendant de nombreux siècles, n adontetent cependant pas les us et coutumes du peuple parmi lequel ils vécurent
nenninen't' |"?"querel'1 P*18 moills’ leur exU, l’embaumement
I etmanent pou, les grands hommes. La Genèse nous l’enseigne en parlant
du corps de Jacob qui fut momilié par les soins de son tils Joseph
ProecpUgue ! Joseph) servis suis medicù ni aromalibm rendirent paire,,,
bus j, issu expient, bus. transierunt qmdraginta iies. Use mippe mm era’t cadaverum conditorum. 1
Soixante-dix jours plus tard, Joseph lit transporter la momie de son père au pays de ühanaan, dans la grotte de Makpelah, qu’Àbraham avait achetée, pour en taire la sépulture de son épouse Sarah et de lui-même Il était accompagné de ses frères, des hauts dignitaires de la cour du Pharaon d une multitude de chariots et de cavaliers. Salomon lit entourer plus tard cette sépulture d une enceinte rectangulaire dénommée auiour-
d hui 1 enceinte de l’Ann de Dieu illaram el Khnlil), que les Mahométans conservent avec un soin jaloux, et sur remplacement de laquelle ils construisirent la grande mosquée de la ville d’Hébron.2
Les Israélites, lorsqu'ils eurent repassé le Jourdain, ne conservèrent pas la coutume de 1 embaumement permanent, mais la remplacèrent par celle
de I embaumement temporaire que la Genèse et divers livres de la bible décrivent. :t
\oici comment ils le pratiquaient:
La mort ayant fauché un des leurs, les parents embrassaient le défunt, lui fermaient les paupières et la bouche, lui coupaient les cheveux et la barbe, le couchaient ensuite sur une planche, les pieds tournés vers la poite, et lui lavaient le corps et les pieds avec de l’eau chaude; ces ablutions se pratiquaient, pour les hommes ou les femmes, par des personnes de leur sexe.
Ils oignaient ensuite le corps de parfums, l'enveloppant d'un linceul de laine ou de toile, que l'on lixait à l’aide de bandelettes. Puis ils étendaient le défunt sur son lit mortuaire, les pieds serrés l’un contre l’autre, les pouces repliés dans la paume des mains, de manière à figurer la première lettre de Jéhovah.
Ils plaçaient ensuite, près de la tète du défunt, une lampe allumée, en attendant qu’on le mît au sépulcre. L’est ainsi que Christ, faisant allusion
1 Genèse, ch. L. v. 2 et 3.
s Genèse, ch. V, v. 15, 9, 10, 28. 29 et 35.
Genèse 50, 46. Act. 9, 37. Matth. 26, 27, 10, 12, 59. Marc 15, 46, 68. 4 4. Luc 23, 53. Job 4 I, 14. Jean 12, 7.
KEITTKK — II)
aux p.-irluins (|tii devaient dre utilisés à oindre son corps, dit en parlant du parfum <pic Marie avait répandu sur scs pieds1: * Kilo a lait une bonne action, elle a gardé ce parfum pour le jour de ma sépulture. « Nous <:d mprenons en outre, par ce qui précède, les raisons pour lesquelles Ni code me apporta, pour embaumer le corps de Jésus, cent livres de myrrheet d'aloes. et pourquoi les pieuses femmes se dirigèrent, le lendemain du sabbat, ver' son tombeau, chargées de substances odoriférantes.
Dans son traité de l’embaumément selon les anciens et les modernes, dénicher fait remarquer que les vertus de la myrrhe et de l'aloës sont milles, ainsi que celles des corps odoriférants utilisés pour la conservation de> cadavres, puisque le corps de Lazare, ainsi oint, commençait déjà à 'O putrélier le quatrième jour.
Cette coutume disparut peu à peu, surtout après la prise de Jérusalem, de sorte que les Israélites ne pratiquèrent plus que les ablutions d’eau. dan> laquelle ils font macérer des plantes odoriférantes, telles que le thym, la menthe, la sauge, les camomilles, etc.