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Du vinaigre camphré, avec de l'alcool camphré

4. Un vernis que l’on peut composer avec du baume du Pérou, du baume de Gopahu, du styrax liquide, «le l'huile de muscade, de lavande, de thym, etc.

o. De l’alcool saturé de muriate suroxygéné, de mercure.

Le tout ainsi préparé, on ouvre les cavités par de grandes incisions, on en extrait les viscères: on incise en croix les téguments du crâne, on scie les os circulairemenl et enlève le cerveau.

On ouvre ensuite le tube intestinal dans toute sa longueur, et l'on pratique des incisions profondes et multiples. Le tout est lavé successivement à grande eau et avec de l’alcool camphré.

1 Dr Schmidt’s Jührbilcher der in- und ausliindiscben gesammten Medizin Année 1873. page 104.

On fait succéder aux lotions simples, celles de vinaigre et d’alcool camphré. et 1 on applique ensuite, avec un pinceau, la dissolution alcoolique de sublimé dans toutes les incisions. On y ajoute une couche de vernis, sur laquelle on applique uneeouchede poudre qui ad hère à ce dernier. On remet alors chaque viscère a sa place, les additionnant de poudre pour combler les vides et l’on coud les téguments en prenant la précaution de vernir et de saupoudrer la face interne de ceux qui se réappliquent sur les os, etc.

Cette méthode d’embaumement fut pratiquée, comme Cannai 1 2 nous le rapporte, pour les sénateurs, les grands du premier Empire, voire même pour Louis X Vil î.

Le Dr Sucquet dit à ce propos, que les manœuvres de l'embaumement, blessaient de plus en plus la sollicitude des familles et maintenaient sa pratiquedansles limites étroites, où les traditions officielles l’imposaient, beaucoup plus que le sentiment.

Aussi, demandait-on de toute part, un embaumement qui ne nécessitât plus de véritables autopsies.

Béclard, chef des travaux d’anatomie à l’École de médecine de Paris, chercha le moyen de conserver les cadavres, sans les mutiler, 11 injectait à cet effet, une solution mercurielle dans la trachée artère, par deux petites incisions laites sous les aisselles, il tirait et nettoyait ensuite les intestins, par une petite ouverture pratiquée à l’abdomen. Le corps ainsi préparé était plongé pendant deux mois, dans un bain de sublimé, d’où ressorti, il pouvait se conserver pendant un an. sans exhaler la moindre odeur.

Dans le Dictionnaire des Sciences médicales , publié par MM. Hahn et G. Thomas. nous lisons au mot embaumement : « que William Hanter 2 lut le premier savant qui eut l'idée d’injecter des liquides conservateurs dans les vaisseaux sanguins, quoique certains médecins aient prétendu que ce l'ut Huysch.

Il ordonnait d’injecter premièrement dans les artères fémorales, une solution forte d’essence de térébenthine ordinaire, d’essence de térébenthine de Venise, d’huile de lavande, d’huile de camomilles et de vermillon. Il poussait cette solution avec force dans les vaisseaux, jusqu’à ce quelle se fût répandue dans tout le corps.

Après plusieurs heures de repos, il ouvrait le corps comme pour une autopsie, enlevait les viscères et intestins, qu’il injectait et plaçait dans l’eau de-vie camphrée, puis il les remettait en place, en comblant les interstices avec de la poudre de camphre, de nitre, et de résine. Il introduisait celle poudre dans la bouche, l'ombilic et les autres cavités accessibles.

1 Histoire des embaumements . p 208.

2 Dr Schmidt’s Jahrbücher der in- und auslundisc.hen gesammten Medisin. Année 1876. page 70.

Le corps ainsi prépare, cousu, était frictionné avec de l'essence de lavande et de romarin, puis placé dans un cercueil, sur un lit de stue.

Ce procédé, qui donnait de lions résultats, fut longtemps pratiqué en Angleterre par Hrookes, Mat htm Haillie et Sheldon. Ces savantsv apporteront divers changements : le dernier remplaça 1* injection décrite ci-éessus par un liquide saturé d’eau-de-vie camphrée.

Monge. Schot: et Berzèlius. préconisèrent des injections intraveineuses de vinaigre de bois, ou d’acide pyroligneux ; ce procédé leur donna toute satisfaction.

Le l)1 Martin, dans son livre Les cimetières et la crémation. t"f 88 et 89, conseillait de disposer sous le cadavre nue couche de sel marin (mur absorber l’humidité; l'abdomen avait été rempli préalablementd'une masse végétale, composée de vin de palmier, de casse de invrrhe et d’épices, qui par sa contenance en tanin devait avoir un effet antiputride.

Le D1 Franchina*, de Naples, eut l’idée d’injecter dans les vaisseaux une solution fluide à chaud, se solidifiant au froid; il la remplace ensuite par une dissolution d’arsenic dans l’alcool à o°/0.

Falco koning 2 proposa un mélange de sciure de bois et de sulfate de zinc. Marget 3, de VaU'lard 1 et d ’Adrian». de la sciure imbibée de goudron deboi' pour bourrer les cavités abdominales et pectorales. Le pharmacien Cannai6, de Paris, présenta en 1834. à l’Académie de Médecine, un nouveau procédé d'embaumement, consistant à immerger les corps dans un liquide aqueux, contenant du nitre et du chlorure de sodium, après avoir pratiqué à l'aide de ce même liquide des injections intraveineuses. 11 modifia par la suite son liquide à injecter, par une dissolution de (il grammes de sulfate d'aluminium, de 123 grammes d’acide arsénieux dans (> litres d'eau. Publiant en 1841 son Histoire des embaumements , il formula encore d'autres prescriptions. basées soit sur les données chimiques d’alors, soit sur ses connaissances anatomiques, utilisant, pour ses injections par la carotide, des canules métalliques et des liquides contenant du tanin, corps absorbant l'eau, de l'acétate d'aluminium, comme antiputride et désinfectant. Il préconisait en outre les méthodes anciennes, consistant à remplir les cavités abdominales et pectorales, privées des poumons, de l’estomac, des intestins, par des corps résineux, et par du charbon additionné de composés de l'acide phénique.

En 1853. Falconi ~. Italien d'origine, préconisait dans sa communication à P Académie des Sciences de Paris, des injections intraveineuses de chlorure de zinc dans de l’eau. Filliol. à la même époque obtint, parce procédé de beaux résultats.

', 11 , D1' Schmidt’s Jahrbiicher der in- und ausldndischen gesammten Médit in.

Année 1 88fi. page 9.

a, ’. ®, ”, ", Realencyclopedie der gesammten Heilhunde, 3° éd., VI. page 527.

ktrchenmeister *, par contre, préférait l'eu lèvement du cerveau et des intestins.

Il inkersheimer -, alln de préserver ses pièces anatomiques de la décomposition, utilisait 100 grammes d’alun, 250 grammes de sel de cuisine, 00 grammes de potasse, 20 grammes d’acide arsénieux, qu'il dissolvait dans :i litres d'eau, additionnés pour 10 volumes de liquide, de 4 volumes de glycérine et d'un volume d'alcool méthylique.

Injectant sous forte pression cette dissolution par la carotide dans les

vaisseaux sanguins du corps à momifier, il obtint ainsi de beaux résultats, il remplissait en outre les cavités abdominales et pectorales d’une masse formée de camphre, de salpêtre et d'acide phénique.

Se basant sur le principe de la dessication, Albini 3 exposait les cadavres à embaumer à une température de 05 à 75°.

Le 1KE. Sesemann 4, de Saint-Pétersbourg, fixait premièrement l’épiderme en le badigeonnant avec une solution phéniquée d'alcool et de glycérine, puis il embaumait le corps en injectant par la carotide un mélange de % d'alcool, */3 de glycérine contenant 4 °/0 de chlorure d'aluminium et de chlorure de zinc ou du sublimé.

Dans son livre, intitulé de Y embaumement chez les Anciens et chez les Modernes. 1872, le IJr Sucquel 5 nous décrit une série d’expériences intéressantes. Croyant à l'efficacité du mitron des Anciens, il lit venir d’Égypte de ce sel, présentant une masse pulvérulente brunâtre, de goût salé, inodore, en grande partie soluble dans l'eau, dont il entreprit l’analyse.

Elle était formée de sulfates, de carbonates, de chlorures de sodium, recelant en outre des traces de phosphates. La partie insoluble dans l’eau était composée de carbonates, de silicates de chaux et d’aluminium, recelant des traces de fer. Expérimentant les effets conservateurs du mitron sur un cadavre d'enfant, il n'obtint pas de résultats satisfaisants; ce corps se décomposa dès le troisième jour, exhalant une odeur repoussante et fétide.

Il préconisa, se basant sur ses expériences personnelles, des injections intraveineuses d'une solution concentrée de chlorure de zinc, méthode qui lui réussit parfaitement.

Lorsque l'Edit royal de lH'ib eiit interdit l’emploi et la vente de l'arsenic tant pour le chaulage des graisses que pour l'embaumement des corps, il put présenter sa méthode, avec deux autres de ses collègues, devant une commission composée d'Orfila, de Baudin, de Canentou, de Louée et de Boin-

>, Realencyclopedie der gesammten Heilhunde. 3e éd., VI, page 527.

' , J Die Brstattung's arten menschlichen Leichnahme von Anfang der Geschichte bis heute.

Journal d’hygiène, 1886, page 421.

K ^ D' Schmidt’s Jahrbncher der in- und auslündischen gesammten Medizin. Année 1886, page 0.

smil le. La commission déposa en 1847 son rapport, préconisant l’emploi dr la solution du Dr Sucquet, tant pour rembaumement que pour la cùnservation des pièces anatomiques. Elle considéra que le- résultats obtenus par l'emploi de celle solution étaient de beaucoup plus satisfaisants, que ceux des solutions de Gannal et du L)1 * Duprez. Ce dernier faisait passer dans bsystème vasculaire un courant de gaz d’acide sulfureux.

Le Dr Duprez injectait premièrement, soit par la carotide, -oit par l'artère, une solution contenant du gaz d’acide sulfureux, puis une solution gom meuse d’ammoniaque colorée par du carmin. II déposait les cadavres daii' des bières remplies, soit d’une dissolution de bisulfite de soude dans de la gélatine, soit d'une poudre composée d'acide borique, de (leur de soufre et d'un peu de myrrhe.

Les raisons qui poussèrent le gouvernement de Louis-Philippe à interdire l’acide arsénique pour l’embaumement, sont basées sur la science médico-légale. En 1842, Straus Durkheim 1 préconisa une solution saturée de sulfate de zinc, tandis qu'en 1833 Falco'-i- proposait en outre une dissolution d'acide sulfureux et d’acide carbonique comme injection intraveineuse.

Le Dr Benjamin Richardson 3 tenta d'injecter en 1854 de l'ammoniaque liquide, solution qui donnait aux tissus un aspect gélatineux par la diffusion des gaz, qui se combinaient avec les substances graisseuses en formant du savon. Le corps ainsi préparé devait, selon sa méthode, être baigné dans une composition liquide, contenant de la térébenthine de Venise. 2 onces d’essence de lavande, et 2 onces de térébenthine ordinaire et du gypse. 11 obtint par la suite de bons résultats, en faisant deux injectionintraveineuses successives: la première, d'une dissolution de chlorure de zinc dans l’alcool, l’autre de silicate de soude, corps donnant une combinaison chimique, qui se durcissait et se solidifiait.

Brunetti 4, par contre, revint à l'ancienne méthode dite de la dessication dont il communiqua ses expériences au corps médical de Paris en 18(57. I! injectait à cet effet par la carotide et l’artère fémorale dans les vaisseaux, de l’eau froide, aussi longtemps que le liquide s'écoulant par l'artère ouverte était coloré en rose, puis de l’alcool, de l'éther, et une dissolution à 20 " de tanin. Le corps, ainsi préparé, était desséché à l'air sec et chaud, dans une étuve de fer-blanc à double fond, par lequel circulait intérieurement un courant d'eau bouillante.

1 De Parcelly, Étude historique et critique des embaumements.

-, •'*, S D'' Schmidt's Jahrbücher der in- und auslandischen qesammten Medisin.

Année 1873, page 105.

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