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calamité pour la patrie, que ectte ville par sa prépondérance, absorbät le reste de l'empire,
plus encore qu’elle ne l’a fait jusqu'à present.
Jadis les Romains s'étaient passionnés pour les monuments, la vieille Rome était bâtie en briques, il l'ont rasée jusqu’au sol, pour la réédifier en marbre. L'histoire nous apprend qu'à cette époque, le peuple de César-Auguste, n'était plus occupé qu'à la construction des cirques et des palais, que son dédain pour le travail des champs, l'avait réduit à demander sa nourriture quotidienne à de lointaines contrées, et la postérité est venue lui reprocher d’avoir tout sacrifié à une splendeur qui a été le point de départ de la décadence et la cause
principale de ruine de cette grande nation.
Imitons les Romains dans ce qu'ils ont fait de
beau; mais en reconstruisant une nouvelle
Rome, sachons éloigner de nos mœurs les habitudes d’un luxe démoralisateur qui pourrait un jour, entrainer la France dans les dangers dont histoire nous fournit tant
d'exemples.
Comme consécration de notre opinion, nous pouvons citer le passage suivant, que nous extrayons d'un ouvrage dent l'autorité ne
saurait être méconnue :
« La France est un des pays les plus im- « posés de l'Europe. Elle serait peut être le
pays le plus riche, si la fortune publique
était répartie de la manière la plus équitable.
« Le prélèvement de l'impôt peut se com-
« parer à l’action du soleil, qui absorbe les
vapeurs de la terre, pour les répartir ensuite
à l’état de pluie, sur tous les lieux qui ont besoin d’eau pour être fécondés et pour produire. Lorsque cette restitution s'opère régulièrement, la fertilité s'en suit; mais lorsque le ciel, dans sa colère, déverse partiellement en orages, en trombes et en tem-pêtes, les vapeurs absorbées, les germes de production sont détruits, et il en résulte la stérilité; car il donne aux uns beaucoup lrop, et aux autres pas assez. Cependant, quelle qu'ait été l’action bienfaisante ou malfaisante de l'atmosphère, c’est presque toujours, au bout de l’année, la même quanlité d'eau qui a été prise et rendue. La répartition seule fait donc la différence. Equitable et régulière, elle crée labondance;
prodigue et partielle, elle amène la disette.
« 11 en est de même des effets d’une bonne
ou d'une mauvaise administration. Si les
— 41067 sommes prélevées chaque année sur la généralité des habitants sont employées à des usages improdnctifs, comme à créer des places inutiles, à élever des monuments stériles, à entretenir, au milieu d’une paix profonde, une armée plus dispendieuse que celle qui vainquit à Austerlitz, l'impôt, dans ce cas, devient un fardeau écrasant ; il épuise le pays, 1] prend sans rendre; mais si, au contraire, ces ressources sont employées à créer de nouveaux éléments de production, à rétablir l'équilibre des richesses, à détruire la misère en activant et en organisant le travail, à guérir enfin les maux que notre civilisation entraine avec elle, alors certainement l'impôt devient pour les citoyens, coinme l'a dit un jour un ministre à la
tribune : le meilleur des placements. (*)
() Napoléon IT, 1* volume, pages 144, 115, 116.
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