‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 119 sur 213 · DES NÉOPHYTES MUSULMANS · texte numérisé non relu

DES NÉOPHYTES MUSULMANS

Tout homme , étranger ou sujet iributaire, est libre d'embrasser la foi du prophète, et de participer à ce caractère de noblesse et de félicilé qui est attaché à

2l8 DE LA RELIGION, DOGME ET LOI.

r islamisme. Sa conversion enlratne natarellement celle de ses cnfans encore mineurs.

La femme du néophyte conserve néanmoins le droit de nourrir et d'élever les enfans^qm auraient encore besoin de ses soins maternels*

Si, parvenu à l'âge de majorité, i' enfant rejette l'islamisme ; le magistrat a le droit de le faire mettre en prison, et de l'y détenir jusqu^à ce qu'il consente à suivre l'exemple de son père.

La conversion d'un enfant qui a neuf ans accomplis est valide.

Tout enfant qui, en temps de guerre, tombe au pouvoir des musulmans , et qui est amené dans l'empire, sans élre accompagné de son père ou de sa mère, est réputé musulman. Aussi ne peut-il avoir pour patron qu'un musulman ; celui-ci est obligé de l'instruire et de recevoir sa profession de foi ; il est même autorisé à employer la violence.

Si le captif appartient à un infidèle, celui-ci est obligé de le vendre à un mahométan.

L'infidèle refuse- t-il de céder à une première intimation, le magistrat peut l'y forcer, et même le priver, en punition de sa résistance, du prix de son jeune captif, qui sera distribué anx pauvres.

Page 1