‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 142 sur 213 · LIVRE II, CHAP. 5, DE L'OBSTACLE · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAP. 5, DE L'OBSTACLE

kallphale. Il en ëtait résulte un gouvernement de transaction, place sous la suzeraineté du sutian d'Egyj)te et serviteur des deux sidnies cités, lequel recevait lui-même l'investiture au Caire. Eh! bien, Selim et les légistes ne craignent pas de joindre au nom de Kaliphe, le dernier titre du Sultan d'Egypte , vivante injure au kaliphat universel. Ils changeaient là pourtant l'unité religieuse du dogme, pour l'unité matérielle de la conquête. Et l'évolution jurisprudentielle s'est faite de telle sorte, qu'il faut y regarder de près pour en saisir la trace. Car le titre de serviteur des deux saintes cités, comme le nom de kaliphe, ne se fait entendre dans l'empire qu'une fois par semaine, et dans le KouÛibé qui ne figure point au code Moulteka.

Enfin l'on a spécifié l'impossibilité qu'il y avait pour la Turquie, à profiter des découvertes de l'esprit humain , sous le coup de certaines paroles et de certains textes dont nous recon-* naissons la gravité. L'imprimerie qui est une assez grande innovation apparemment, ne s'est pas moins établie à Constantinople, il y a déjà plus d'un siècle. Ija résistance, il est vrai, fut d'abord considérable. Mais le grand-visir Ibrahim pacha en vint à bout. Les oulémas indépendans, en d'autres termes ceux qui n'avaient

a66 B£ LA fiKLlUON, DOGME ET LOI.

poÎBl de charge judiciaire; fureot d'un avis dé* fiiiKNrtble. Les oalénas de la haute -* judicature ▼otèrcnt pôur Fimprimerie ci la firent accepter. Noos avons assem explique comnenl le visir dispose toujours, d'un certain nombre de dignitaires prësens ou passés de k magistrature. Voici le fetwa:

Demande. « Si Zeid s'engage à imiter les catf ractères des livres nuuimcrits, tels qoe les « dictionnaires, les traitas de logique, de philo- « Sophie , d'astronomie , et antres oavrages « scientifiques, en fondant des lettres, faisaDt <c des types, et imprimait des Kvrea absfJa- (c ment conformes aux modèks manuscrits, a peut -on autoriser kgitimemaat cette enfre^ « prise ? »

RkPOXSB. o Dès qu'une persoiuie, entendue a dans l'art de fimprimeriç, a la (acultë de a fondre des lettres et de faire i^ts types pour « imprimer des manuscrits exactement et cor* « rectement ; dès que son opération o£Bre de u grands avantages, tels que la celërilé du tia- « vail, la facilite d'avoir un grand nombre « d'exemplaires, et le bas prix auquel chacun « peut s'en procurer; si l'on prépose quelques M personnes très-verse'es dans la littérature pouF tf "corriger les épreuves , on ne peut alors cjue

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