‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 178 sur 213 · LIVRE III, CHAP. 2, DU CORAN · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAP. 2, DU CORAN

mot £ iet nationale des Osmanlis que tout le monde luiÉ connaît; cViait sans doute chose fort naturelle, ns w qu'un jeune sultan he'rëditaire rêvât d'amour el ^f^ d'ambition auprès de isa fiancëe. Mais après tout ; '^^fà qu'Osman ait rêve l'empire sous \^ forme dune îre^ tmte, et la fille d'Edebàli son hôte sous forme ' (!ei de la lune devenue pleine, nous rie voyons pas ik If en quoi cela peut conclure pour l'islamisme de ^rlf M. d'Eichtal. Car il n'est point permis de croire )l^ que M. d'Eichtal ait pris un songe, quelque m poëtique et natii)nal qu'il soit, pour un chapitre e% additionnel au Coran.

sfv II nous reste à montrer le principe commun à tous ces islamismes si divergens , le principe qui leur a donne carrière à tous, sans en justifief» aucun. Ce principe - là n'est pas difficile à trouver dans le Coran. Il y est ëcrit à chaque page ; il est le premier et le dernier niot du livre même; il s'appelle DISTINCTION. <cDiéu t'a envoyé le livre contenant là vérité, et qui renferme les Ecritures qui l'ont précédé. Avant lui , il fit descendre le Pèntateuque et l'Evanjgile, pour servir de direction aux hommes. Il a fait descendre le livre de la distinction (Coran ^ ch. 3, vers. 2). Béni soit celui qui a envoyé du ciel, la distinction à son serviteur, afin qu'il avertisse les hommes » (chap. 25, vers. 1). 1. 23

La distinction corassique ne s'est pas épuîsée à assimiler une parlie du judaïsme et une partie du christianisme, dans un troisième enseignement dëcorë d'un autre nom. Elle n'a point aspire à faire du nouveau avec de l'ancien f à édifier une doctrine sur de la critique. Eu donnant tort à chacun dans le passe, elle n'a pas entendu s'approprier l'avenir contre tout le monde. L'éclectisme du G)ran était un éclectisme de bonne foi. Principe éclectique, il a fait son œuvre éclectique. Il a confessé pour Dieu unique, le Dieu des Juifs et des chrétiens, il s'est incliné devant les Elcritures et les prophètes qui avaient précédé ; et contre toutes les prétentions de nouveauté exclusive ^ il en a appelé au titre prophétique de Moïse et de Jésus.

C'est pourquoi le livre entier n'est guère qu'une polémique ^ au fond comme dans la forme. Mahomet y dispute contre les cultes établis ; il retranche aux chrétiens la trinité , et soutient contre les Hébreux le prophète Jésus. Mais il ne conteste ni la lumière duPentateuque, ni la direction de l'Evangile. Il pousse aussi loin que possible, la critique religieuse ; mais il ne conclut pas à une religion différente. Contre le culte même des idoles,, il n'annonce que ce qui a été annoncé avant lui. Il interprète plus qu'il

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