‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 196 sur 213 · LIVRE m, CHAP. 2, DU CORAN. 3g · texte numérisé non relu

LIVRE m, CHAP. 2, DU CORAN. 3g

Coran ainsi entendu; la croyance et la loi. La quelle fait obstacle à la reforme? La croyance en tant que croyance ne peut rien absolument. Nous passons sur ce point désormais établi. Cest donc la loi. Mais la loi, apparemment, ne saurait prêter à la croyance, une autorité qu'elle n'a pas. Or, ceux-là même qui imputent au livre de Mahomet, un irrémédiable fanatisme, sont les premiers à accuser la faiblesse légale de Tislam. M. Blanqui signale, en exagérant peut-être un peu, le gouvernement du padischah comme enfermé dans Constantinople , concentré dans ses troupes et ses dépdts de munitions, au-delà de quoi il n'étend pas sa pompe impériale. Le voyageur de l'Académie raconte comme un trait caractéristique , ce que' lui répondaient les hordes albanaises auxquelles il exhibait son firman, ce que tout le monde lui eût répondu en Turquie. « Le sultan est maître a chez lui, mais nous sommes ipaitres chez « nous. » Qui n'a pas répété que l'empire ottoman n'existait plus que de nom ; que l'intervention continuelle desgouvememens chrétiens, avait étouffé jusqu'à la vitalité guerrière et conquérante de l'islam? Il en résulte au moins, que la loi ne fait obstacle à rien de tout cela. Nous voulons bien enfin que Ton impute au G>ran,

la mëchaiile diligence oiiomane qm circule le long du Danube; laquelle consiste en un char traîné par des bœufs, sur quatre roues en bois d'une seule pièce, comme dans les âges hérohifues. Mais à la condition de reconnaître , qae la loi islamique n'a pu^ jusqu'ici , (aire davantage pour les croyans.

Oui sans doute, le livre de Mahomet expli* que à merveille Tëtat de l'Orient Nous ne disons pas autre chose, nous-méme. Sur quoi nous différons ; c'est le vice qui, dans le Coran, ^ a déterminé les phénomènes de cet état-là ; c'est par.suile le caractère même du mal de Tlslam. Loi athée n'est qu'un mot creux. Religion légale ou Loi dogmatique est uue violence ; c'est la loi de la barbarie. Or la violence n'a prescrit nulle part, de quelque nom qu'on l'ait appelée. La barbarie a cédé partout à la civilisation. Et ce n'est pas seulement le dogme religieux, qui a été violent ou fanatique dans le monde ; c'est tout dogme sans autorité souveraine, le dogme politique comme le dogme philosophique. La Déclaration des droits de l'homme, en France, a poussé les choses aussi loin, que Y inspiration ou V esprit de Cromwell en Angleterre. Sous la pression du dogme politique des droits de l'homme, des Assemblées pleines de lumières

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