‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 197 sur 213 · LIVRE III, CHAP. 2, DU CORAN · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAP. 2, DU CORAN

et de patriotisme pourtant, ont fait les absurdes G>nstitations de 179 1 et de 1793; lois dogmatiques s'il en fut jamais ! Il n'y a nulle comparaison à faire, d'une sociëtë chrëtienne à une sociëtë musulmane ; nous le savons bien. Mais qu'il nous soit permis de rappeler ce qui se passa au dëbut de Y ressemblée législatipe, dans la sëance du 4 octobre 179I' «M. LE présp- DE19T : L'ordre du jour est la prestation du serment individuel prescrit par la Constitution. — » N*** : Ne serait-il pas convenable de donner à cette cérémonie, tout l'appareil et toute la solennité propres à caractériser son importance ? Je demande que la Constitution soit apportée par l'archiviste f et que ce soit en tenant la main posée sur ce livre sacré, que chacun prête serment. (On applaudit.) — M.deGirardin : J'appuie la motion du préopinant; mais j'y joins un amendement; c'est de nommer une députatîon» pour aller chercher aux archives J'Acte constitutionnel. — M. Lacroix : Je demande l'ordre du jour» sur la proposition qui a été faite d'envoyer une députation aux Archives. — N*** : Le préopinaut parait ne pas avoir compris l'esprit de la proposition. Ce n'est pas à l'archiviste qu'on envoie une députation ; c'est au dépôt sacré qui ne peut être déplacé sans être

SOUS la garde d'une commission de l'Asscmblëe. »

Gesi exactement là « le fëtichisme .légal des croyan8«On a eu raison de le dire ; c'est au nom du dogme de la Probité, que le G>mitë de salut public faisait décréter ses lois de sang. Robespierre et ses amis ne parlaient que de coquins et de fripons à guillotiner. C'est la faction des Immoraux qui a emporté le Neuf-thermidor, contre l'incorruptible Maximilien, le vertueux Couthon , Saint-Just d'une pureté virginale. Nous n'exagérons rien. Au lieu de la probité, supposez la morale chrétienne ; et vous aurez les mêmes égaremens. La loi est le produit libre de la souveraineté temporelle, on n'est pas la loi. Il faut laisser les dogmes , les bons comme les mauvais, sous l'autorité spirituelle dont ils procèdent par leur nature. Placés dans le gouvernement temporel, dans l'administration d'un pays, ils n'y font que du mal. Selon le milieu où ils se mettent à l'œuvre , et dans la mesure où ils s'emploient^ ils ne peuvent que des conséquences ineptes ou sanglantes. C'est qu'en définitive, il n'y a point de dogme d'aucune espèce, sans une autorité spirituelle qui le puisse établir. Et la souveraineté temporelle tout entière ne saurait produire une croyance, une morale, un

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