‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 27 sur 213 · LIVRE II. Jt · texte numérisé non relu

LIVRE II. Jt

encore aujourd'hui Tiuvariable enseignemenl des écoles par tout Tempire. £sl-ce que le dogme chrétien, en aucune partie de r£urope,peut se recomposer à nouveau sur les paroles du Christ, Éable rase des Conciles universels et de telle Commimion établie? Serait-ce là un témoignage fidèle du christianisme catholique, ou même du christianisme protestant dans aucun royaume ? U va sans dire que nous n'eiitendons élever ici, nul débat d'orthodoxie musulmane; quoiqu'il fut peut-être assez curieux de voir en quoi, les interprétations modernes du Coran ressemblent aux vieilles dissentions de Tlslam. Mais il s'agit de l'islamisme des peuples orientaux et de la nation ottomane, non des islamismes divers que chacun peut tirer du Coran. Or nous demandons très-humblement à des hommes de génie ou de science, la permission de les ramener au catéchisme (i) de la Turquie. Voilà pour le dogme proprement dit. Nous Tavons lu dans le texte, à l'aide d'un savant kodjea (maître); et nous l'avons recueilli, non sans quelque péril, au milieu des sophtas (étudians) de Cons-

(i) Rédigé par Omer-Nessefy, sur les travaux antérieurs d'Ebou - Mensour - Maturdy et d'Eb'ot^l- Hassan'ul Eschary.

tantinople, de la bouche même des oulémas muderris (docteurs professeurs), dans leurs médressés ( collèges ).

Quant au cviie et à la morale que règle la Im; ils ont un code exprès, lequel même ressemble beaucoup, parle fond et par la forme, aux collections classiques du ^oit romain. Le code Duhrer (perle) recueilli par le Mollah (juge de première ordre ) Koussrew, après la conquête de G)nstantinople, n'est guère reste' en usage plus d'un demi-siècle. C'est le recueil plus complet dlbrahim-Haleby, sous le titre de Moidteka-lJlr'Ubhur (confluent des mers), qui depuis Soliman fait pleine autorité dans l'empire. Eh bien! Ton n'a pas moins cherché la législation ottomane dans le Coran. Il semble que l'on n'ait pas voulu tenir compte- du code des Sultans,plus que du catëchismedesKaliphes. Car nous n'avons, bien entendu, la prétention d'aucune découverte. Est-ce trop que demander aux écrivains illustres ou recommandables dont nous avons parlé, qu'ils veuillent bien revenir au code pour juger de la loi, comme au catéchisme pour juger du dogme?

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