SELON LE CATECHISME D' OMER-ISIESSEFT
Le dogme de Flslam , formulé par des jurisconsultesplntôl que par des théologiens, manque essentiellement de sobriété. Il ne contient pas moins de cinquante-huit articles. On y résout une foule de problèmes physiques et métaphysiques. On y va des règles de la logique, aux
hypothèses de la création du monde. Plus d'un point y est même réglementé avec des détails infinis, et toute la rigueur d'une procédure. Nous écarterons les longueurs scientifiques et les détails inutiles.
I® On arrive à la certitude par trois méthodes différentes, ^inspiration n'est pas au nombre de ces mé* thodes, qui sont les sens, la tradition et la raison.
Ne dirait-on pas ce premier article tiré de la Logique de nos écoles? N'est-ce point la condamnation dogmatique de tout pouvoir surhumain et de toute vjsion inspirée? La tradition musulmane est, au fond, la tradition hébraïque , avec quelques fables arabes de plus et l'exactitude chronologique de moins. Toute riiisloire sacrée de l'Islam se trouve dans le grand ouvrage à' Ahmet-Effendi, docteur de la loi et astronome de la cour sous Mahomet IV.
2« Dieu a créé le monde. Dieu est un et tout puis sant de volonté et d'action. Il n'a ni limites, ni parties, ni commencement, ni fin. Il est hors du temps cl de l'espacie. Ses attributs ne constituent pas son essence. La parole est dans son essence étemelle, sans lettres ni sons.
Le texte arabe caractérise cette parole divine, en disant qu'elle est ï opposé du silence. Rien