‹ De l'Empire ottoman, de ses nations et de sa dynastie, 1841-1845Chapitre 34 sur 213 · LIYBE II, CHAP. I, DU DOGME · texte numérisé non relu

LIYBE II, CHAP. I, DU DOGME

« rhomme est destine à partir ; mais après lui, « le paraclyte vous révélera les mystères ce'lestes, V vous expliquera toutes choses, et rendra te'- « moignage de moi comme je rends témoignage « de lui. En vërité, je vous ai parle en figures, « en paraboles ; c'est lui qui vous les expli- « quera (Âhmet-Effendi). »

Nous avons appelé cette confusion religieuse ^ parce qu'évidemment elle est un effort pour introduire dans rislam, Y Esprit qui lur manque. L'Islam devant se suffire à lui-même par sa divine évidence » devant expliquer une dernière fois aux hommes leur vraie religion et remplacer l'Eglise; rien n'était plus logique, que de faire apporter l'Islam par un prophète Sainte Esprit. Mais disons tout de suite que si Mahomet tient la place du Saint-Esprit dans la doctrine islamique , cela seul prouve assez contre tout sacerdoce musulman. Car le dernier des prophètes n'a jamais dû se survivre.

a8® L'apothéose de Mahomet est certaine. Il est monté au ciel et au plus haut des cieux, par la volonté de Dieu.

Il ne s'agit pas ici d'une résurrection comme celle de 1* homme-dieu.

29<> On doit croire aa privilège des S2»ints, pouf aç-

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complir des actes au dessus des lois de la naivre physique , se transporter dans un însUnt à travers Fimmen- .silé, suffire aux besoins de leur humanité, marcher sur les eaux, voler dans l'air, donner la parole aux élres qui ne l'ont pas, etc., etc.

Cet ëtat de sainteté est un nouvel iatermédiaire entre Dieu et rhomme. Voiià doac l'échelle du dogme musulman qui monte vers Dieu par les auges, les élus, les saints (i), les prophètes et ie plus puissant des médiateurs , Mahomet.

Après la mort de noire prophète ; Ebou-Beker, Omar, Osman , Âly, ont été dans l'ordre ci-dessns, \€s honunes les plus émineos et les meilleurs.

Mais ils ne furent que des hommes, ils n'eurent jamais aucun titre prophdtique d'aucune espèce ; qu'on le^remarque bien. S'ils ont etë, après leur mort, re'vëre's et priés comme des sainte , cela n'a pas changé le titre purement humain de leur vie caliphale. Les surnoms qu'ils portent encore dans l'Islam , tëoioigneat assez de leurs qualités toutes terrestres. Nous citerons le surnom d'Omar, parce qu'il a donne lieu à la plus singulière .mystification >qae l'histoire et la tradition aient jamais faite. Le surnom d'Ofviar

(i) Foftz TAppendice, vfi V.

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